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Minc et Guaino, mauvaise foi siamoise
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Les deux conseillers de Nicolas Sarkozy ont estimé en choeur que la décision du Conseil constitutionnel retoquant la loi Hadopi revenait à placer l'accès à Internet au dessus de l'eau ou de l'électricité. Grosse intox. Intox
Le 10 juin, la loi Hadopi a reçu une belle claque du Conseil constitutionnel, qui l’a privée du dernier étage de sa «riposte graduée», soit la possibilité pour l’autorité administrative de couper l’accès à Internet des «pirates récidivistes». Une décision qui a visiblement agacé l’Elysée, et conduit les conseillers du Président à cogiter pour pondre un argumentaire de défense. C’est Henri Guaino, conseiller (officiel) de Nicolas Sarkozy, qui a tiré le premier, à propos de la décision des Sages : «A titre personnel, je trouve assez curieux que le droit d’accès à Internet soit plus fortement défendu que le droit d’accès à l’eau ou à l’électricité. On peut couper l’eau et l’électricité à n’importe qui très facilement. Mais l’accès au réseau internet, c’est une violation des droits de l’homme et - rendez-vous compte ! - de la Déclaration de 1789, dont vous vous souvenez d’ailleurs qu’Internet était une préoccupation de ses rédacteurs.» Mot pour mot, ou presque, Alain Minc, conseiller (officieux) du même Sarkozy, a repris l’argument, le 24 juin sur BFM TV. Le Conseil constitutionnel a pris sa décision «au nom de principes que je trouve bizarres», s’est étonné Minc. «Je viens de découvrir que le droit d’accès à Internet est un droit plus essentiel que le droit d’accès à l’eau, à l’électricité ou au gaz. Je me demande s’il n’y a pas eu lieu, chez ces messieurs un peu assis, une espèce de coup de jeune ou de jeunisme bizarre.»
Désintox
Une sottise a beau être énoncée par deux personnes, cela n’en fait pas une vérité. «Cette affirmation est une énormité juridique», estime Gilles Guglielmi, professeur à l’université Paris-II Panthéon-Assas (1). Avant de parler d’eau et d’électricité, regardons d’abord la décision du Conseil constitutionnel sur Internet. Les Sages, se référant à l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 , ont estimé que le droit à la libre communication des pensées et des opinions impliquait aujourd’hui la liberté d’accéder aux services du Net. Ils s’appuient sur le «développement généralisé des services de communication au public en ligne» et «l’importance prise par ces services pour la participation à la vie démocratique et l’expression des idées et des opinions». C’est à ce titre qu’ils insistent sur le fait que «les atteintes portées à l’exercice de cette liberté doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées». Et c’est à ce titre qu’ils considèrent que l’accès à Internet ne peut donc être restreint ou empêché par une simple autorité administrative, comme la loi Hadopi le prévoyait.
Mais il faut avoir la mauvaise fois du mauvais perdant pour affirmer que cette décision place le droit d’accès à Internet au-dessus de l’accès à l’eau ou l’électricité. Ces derniers sont eux-mêmes, rappelle Gilles Guglielmi, garantis par la Constitution. «Il existe un droit constitutionnel aux moyens d’existence.» L’affirmation d’Henri Guaino selon laquelle «il est très facile de couper l’eau ou l’électricité de n’importe qui» est particulièrement grossière. Plusieurs textes - dont certains très récents - encadrent ces services. L’article L115-3 du code de l’action sociale et des familles précise : «Toute personne ou famille éprouvant des difficultés particulières, au regard notamment de son patrimoine, de l’insuffisance de ses ressources ou de ses conditions d’existence, a droit à une aide de la collectivité pour disposer de la fourniture d’eau, d’énergie et de services téléphoniques dans son logement.» La loi sur l’eau de décembre 2006 postule que «l’usage de l’eau appartient à tous et chaque personne physique, pour son alimentation et son hygiène, a le droit d’accéder à l’eau potable dans des conditions économiquement acceptables par tous». Le décret du 13 août 2008 a homogénéisé les protections dont bénéficient les consommateurs dans le cadre des coupures d’eau, d’électricité ou de gaz (délais minimums avant coupures, courriers de relance obligatoires, saisine des services sociaux, etc). Autant de pare-feu qui n’existent pas pour Internet (et la décision du Conseil constitutionnel n’y change rien) : n’importe quel fournisseur d’accès Internet peut et pourra couper son haut débit à un mauvais payeur. Et facilement. L’avocat blogueur Maître Eolas (2), qui avait le premier réagi à cette fantasque déclaration de Guaino, avait décerné au conseiller sarkozien un prix Busiris (récompensant les âneries juridiques énoncées par nos gouvernants). Un trophée qu’il pourra donc partager avec Alain Minc.
(1) http://guglielmi.fr/
(2) http://maitre-eolas.fr
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A Corbeil, la machine Dassault prend l’eau
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Dans la ville de l’Essonne, dont l’ex-maire milliardaire a été déclaré inéligible, la campagne des municipales a repris.
Le «système Dassault» mis au jour. En septembre, Corbeil-Essonnes votera pour un nouveau maire car le 8 juin, le Conseil d’Etat a invalidé les municipales de mars 2008. Dans un communiqué, la haute juridiction résumait : «Divers éléments établissaient l’existence de dons d’argent d’une ampleur significative de la part du maire sortant [Serge Dassault, ndlr], à destination des habitants de la commune. […] Ces faits ont été de nature à altérer la sincérité du scrutin et à en vicier les résultats.» Logiquement, les comptes de campagne de l’avionneur et propriétaire du Figaro ont été rejetés, les dons d’argent n’y figurant pas et, «en conséquence, l’intéressé a été déclaré inéligible pour un an aux fonctions de conseiller municipal». Dassault tricheur ? Le sénateur (UMP) s’est étouffé, à l’annonce de la décision de justice : «Ce sont tous des socialistes [au Conseil d’Etat, ndlr].»
Depuis des années, des rumeurs de corruption, de pressions, donnent une odeur désagréable à la politique de cette ville de l’Essonne de 40 000 habitants. La rumeur s’est faite si persistante qu’elle a mis un nom sur ces malversations supposées : «système Dassault».
Etrange prêt. L’homme qui en a révélé tout ou partie s’appelle Bruno Piriou. Un communiste, fils d’ouvrier, conseiller municipal et opposant historique de Dassault. Ironie de l’histoire, lui aussi a été déclaré inéligible, pour n’avoir pas indiqué dans ses comptes de campagne la location d’une salle pour 2 629 euros qu’il croyait gratuite. Pendant la campagne, il a tout fait pour déstabiliser Serge Dassault. Et les occasions n’ont pas manqué. La cour régionale des comptes a épinglé très sévèrement la gestion de la commune en 2006, à tel point que le préfet avait dû régler le budget. En 2007, un conseiller municipal des Tarterêts a touché un étrange prêt de 500 000 euros de l’avionneur. Le 8 février 2008, une journaliste de France Inter, un peu trop insistante, a été secouée par les gorilles du maire lors d’une réunion publique sans que celui-ci ne bouge le petit doigt. Enfin, un proche du maire a menacé de mort Piriou en public. A tel point que le communiste a dû s’assurer les services d’un garde du corps.
A la veille des élections de mars 2008, le climat est tendu. Les résultats du premier tour donnent la faveur à Bruno Piriou. Sa liste n’a recueilli que 31,1 % des votants (contre 40,8 % pour Dassault), mais le socialiste Carlos Da Silva (député suppléant de Manuel Valls) et ses 21,2 % le rejoignent. Au soir du second tour, les résultats donnent cependant Dassault vainqueur. De 170 voix. Piriou soupçonne Dassault d’avoir triché et commence à enquêter. Il réunit des témoignages attestant des dons d’argent de Serge Dasault. Ainsi, Catherine P. qui affirme, selon un témoignage retenu par le Conseil d’Etat, «avoir vu, le jeudi 13 mars 2008, M. Serge Dassault placer un billet directement dans le porte-monnaie d’une personne âgée faisant ses courses au marché […]».
Mieux, il rapporte cinq témoignages écrits de jeunes affirmant avoir reçu des enveloppes destinées à faire voter Dassault dans les cités. Mais ces jeunes ne se présentent pas au Conseil d’Etat. Pour Bruno Piriou, ils ont subi des pressions. Qu’importe, l’essentiel est là. La haute juridiction administrative ne s’est pas contentée comme le tribunal administratif de Versailles un temps d’invalider l’élection. Elle prononce l’inéligibilité.
«Fantasme». Dans les cités de Montconseil et des Tarterêts, les avis sont partagés sur l’existence d’un «système». Certains affirment que la magouille est de notoriété publique, d’autres, comme Azzedine Ouis, président de l’association Millenium, l’écarte : «Je peux dire la même chose au Conseil d’Etat, dire qu’on m’a donné des billets. Dassault, il y a un fantasme autour de lui.» Avec des associations et d’autres personnalités, Azzedine Ouis envisage de monter une liste et parle de Dassault comme d’un «homme bien»,«pragmatique»,«proche des gens». «Dans chaque quartier, il a des relais avec des gens qui ont son numéro.» Mais l’hagiographie s’estompe quand Mounir (1), habitant des Tarterêts, évoque «les enveloppeurs» : «J’ai vu un ami entrer à la mairie et ressortir avec une enveloppe de 45 000 euros. Il me l’a montrée.»
Selon lui, «il y a des gens qui sont proches de Dassault. Ils prennent l’avion ensemble. Dassault leur donne des enveloppes. Ils distribuent une partie, gardent l’autre pour eux et doivent se débrouiller pour que les gens votent dans le bon sens.» Et de hocher la tête : «Le système ne peut pas s’arrêter comme ça.»
Hésitation. Mais, déjà, la campagne a repris. Une liste verte s’est montée avec Christian Picard, Bruno Piriou a trouvé en Michel Nouaille un successeur, le socialiste Carlos Da Silva couvre les murs de la ville. A droite, l’hésitation est palpable. Xavier Dugoin, connu pour ses nombreux démêlés judiciaires, s’est déclaré candidat hier, sans même attendre une éventuelle investiture de l’UMP, alors que Serge Dassault lui préférerait un proche de son équipe comme Jacques Lebigre. Pour Bruno Piriou, c’est sûr, «l’été va être chaud».
(1) Le prénom a été changé.
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Bernard Zekri aux «Inrockuptibles»
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Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts
Selon nos informations, Bernard Zekri, ancien directeur de la rédaction d’i-télé et actuellement à la tête de Flab, la filiale de production interne de Canal+ (l’Edition spéciale, Canal Football Club) va rejoindre les Inrockuptibles à la tête de la rédaction, même si Christian Fevret, actuel directeur de la publication et de la rédaction restera à son poste. Pour l’heure, rien n’est encore signé, mais l’affaire devrait être conclue rapidement.
D’ici là, le rachat des Inrockuptibles par Matthieu Pigasse, banquier d’affaires et vice-président de Lazard Europe, devrait être également bouclé. Il est actuellement en voie de finalisation, et le projet a été présenté, selon la lettre professionnelle Presse News, ces derniers jours aux délégués du personnel, en attendant d’être soumis prochainement pour avis au comité d’entreprise.
Créé en 1986 et édité par les Editions indépendantes, l’hebdomadaire a été vendu à 39112 exemplaires en 2008 (chiffres OJD), en baisse de 1,98% par rapport à 2007.
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Francofolies: Orelsan déprogrammé, «un acte de censure» ?
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La direction des Francofolies de La Rochelle affirme avoir écarté le sulfureux rappeur Orelsan en février dernier. Une version que conteste l'entourage de l'artiste. Arnaud Bertrand et Florent Pecchio
Le rappeur Orelsan revient sur le devant de la scène. Une fois encore on ne parle pas de l'artiste, non, mais de la polémique. Avec une question qui revient comme un refrain: le rappeur aurait-il été la victime de la censure des Francofolies ? A une semaine du début du festival rochelais qui fête son 25e anniversaire, l'organisation a décidé, jeudi, de déprogrammer le chanteur controversé. Sur le site du festival, le nom d'Orelsan a été viré de la programmation. Dans l'entourage de l'artiste, c'est un mélange d'incompréhension et de stupeur.
C'est son tourneur de concerts, Artemis, qui a été le premier informé, en ouvrant sa boîte mail, jeudi matin. «Ça été la surprise et la consternation», explique Benjamin Rittner, responsable de la tournée d'Orelsan, qui se dit «choqué» de la «légèreté» avec laquelle la direction des Francofolies a annoncé la nouvelle. «C'est une atteinte à la liberté d'expression.» Derrière, les coups de téléphone ne serviront à rien. Aucune négociation possible. Pour Vincent Demarthe, son manager, c'est un «acte de censure». Purement et simplement. «Ce que chante Orelsan n'est pas condamnable aux yeux de la loi. Si on décide de l'interdire, c'est de la censure». Sollicitée par Libération.fr, la direction des Francofolies n'a pas souhaité répondre aux questions.«Nous sommes heureux d’accueillir Orelsan»
Mais si l'on se fie à la version officielle des programmateurs, données dans les colonnes du quotidien Sud Ouest, Orelsan n'aurait jamais fait partie des artistes prévus sur les planches. «Il était seulement sur une liste d'artistes programmables, mais il en a été écarté dès la fin du mois de février», déclare au quotidien Frédéric Charpail, chef d'orchestre du festival. Chose étonnante, le nom d'Orelsan figure sur toutes les affiches placardées de Nantes à Paris... «Les tracts ont été imprimés avant, et si nous n'avons pas enlevé plus tôt Orelsan du site Internet, c'est que nous sommes débordés, c'est juste une connerie», se défend Frédéric Charpail.
Une version officielle que nie en bloc l'entourage d'Orelsan. «Nous avons reçu un courrier de confirmation du spectacle daté du 15 mai dernier, puis un de validation le 26 juin», explique Benjamin Rittner. Dans un communiqué, l'entourage d'Orelsan publie la première phrase du premier courrier, celui du 15 mai, signé de la main de Gérard Pont, patron des Francofolies: «Nous sommes heureux d’accueillir Orelsan pour notre 25e édition des Francofolies de la Rochelle»...
Alors comment expliquer ce volte-face des Francos? Selon plusieurs sources, la direction du festival aurait reculé sous la pression d'associations féministes. Depuis la polémique autour de la chanson Sale pute, ces associations ont pris en chasse le chanteur, demandant systématiquement l'annulation de ses concerts. Sur la centaine de scènes prévues depuis février, 70 ont été annulées ou non-confirmées.
Certains programmateurs ont toutefois gardé le cap. A Evreux, la semaine dernière ou au Printemps de Bourges, en avril, le chanteur a été maintenu malgré les demandes incessantes d'annulation. Au final, aucun incident à signaler. La polémique semblait passée. Elle ressurgit aujourd'hui. «On pensait avoir passé le cap et parler enfin musique, explique Benjamin Rittner. Là, on enfonce à nouveau le clou».Une pression politique ?
Car à La Rochelle, les évènements ont pris une tournure politique. Plus que les associations, on voit planer sur cette déprogrammation, l'ombre de... Ségolène Royal. La présidente de la région du Poitou-Charente a été informée au printemps de la venue d'Orelsan aux Francofolies. «Nous avons été alertés par des associations féministes en février-mars», explique Alexandre Godin, directeur de cabinet de la présidente de la région. «Nous avons alors joint le festival qui a assuré qu'Orelsan n'était pas programmé», poursuit le directeur de cabinet. «Ségolène Royal a été trompée», résume Vincent Demarthe.
Quatre mois plus tard, rebelote. Mercredi, une lettre ouverte du collectif des Elu-es contre les violences faites aux femmes revient sur le bureau de Ségolène Royal. «Oui, nous avons envoyé en début de semaine une lettre à la région, mais aussi au maire et au conseil général. Nous refusons que les pouvoirs publics subventionnent à la fois notre association et ce contre quoi elle se bat», confirme Michèle Loup, présidente de l'association, et par ailleurs vice-présidente du Groupe Vert du Conseil Régional d'Ile-de-France. Nouvel appel à la direction du festival. Nouveau démenti de la présence d'Orelsan. En réponse, Ségolène Royal écrit dans un courrier destiné à l'association avoir «repris contact avec les organisateurs qui m'indiquent qu'Orelsan n'a jamais été programmé et ne le sera pas.» La présidente du Poitou-Charente aurait-elle fait pression sur la direction du festival? «Absolument pas», rétorque Alexandre Godin.
Vincent Demarthe a son explication. Il ne pense pas à une pression directe de la présidente de la région Poitou-Charente mais stigmatise une attitude «peu courageuse» de la direction. «M.Pont a eu peur de se mettre à dos le conseil général. On sait tous que les festivals vivent sous perfusion des subventions locales ou nationales...». Pour les Francofolies, le conseil régional subventionne le festival à environ 400.000 euros, selon une délibération relative au budget du conseil régional en date du 13 janvier 2009. Perdre ses subventions serait à coup sûr un énorme handicap pour la poursuite du festival. Quoi qu'il en soit, le manager et l'artiste ont pour leur part tiré un trait définitif sur les Francofolies. «On n'a pas construit, jusque-là, la carrière d'Orelsan sur ces gens-là. On se passera d'eux».
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Bennahmias : «le Modem doit passer de l’entreprise familiale à la PME»
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Alors que le Modem tient samedi son conseil national, l'eurodéputé appelle son parti à «investir les nouveaux espaces d’expression publique» mais ne remet pas en cause le leadership de Bayrou.
Recueilli par LAURE EQUY
Un mois après sa contre-performance des européennes, le Modem tient, samedi à Paris, son conseil national. Au programme: les leçons à tirer du scrutin, les bases d’une rénovation interne ou la perspectives des régionales. Vice-président du Modem, le député européen Jean-Luc Bennahmias ne veut pas «rajouter des structures aux structures» et à «construire le mouvement en externe».
Quelles conclusions faites-vous du résultat du 7 juin?
J’assume totalement la campagne menée par les têtes de liste et François Bayrou. Et le choix de son livre (Abus de pouvoir, un pamphlet contre le président de la République, paru le 30 avril, ndlr) ne me dérange en rien. Il aurait juste fallu que l’élection se tienne le 31 mai !
L’altercation entre Bayrou et Cohn-Bendit, lors du débat avant le scrutin, ne suffit pas à expliquer le score du Modem...
Non, mais la participation de François à ce débat, avec ce schéma de petites tables, était une erreur importante. Le fait de les mettre face-à-face était l’antithèse de ce que nous avions mis en place: ne pas faire d’Europe Ecologie un adversaire. Les retombées du débat nous ont fait perdre trois points.
Et je regrette de ne pas avoir compris à l’avance l’impact du film Home. A un moment, s’est installée dans l’opinion l’idée qu’être utile dans cette élection passait par un geste pour la planète. Or le Modem n’est pas perçu comme le mouvement écologique français même si Corinne Lepage, Yann Wehrling et moi étions sans cesse à la tribune.
Que faut-il changer au Modem ?
Que mille bouches s’ouvrent et discutent! Il faut construire ce mouvement en externe, pas entre nous. Cela ne se fait pas en rajoutant des structures aux structures. On peut élargir le bureau exécutif mais je ne crois pas aux changements de structure.
Des critiques avaient été adressées à Bayrou, notamment sur sa stratégie, jugée trop personnelle. Sa place au sein du Modem doit-elle changer ?
Non et non. Je ne me sens en rien frustré, mon expression n’a jamais été empêchée. Et François Bayrou peut nous permettre d’avoir une alternative crédible face à l’UMP et à Sarkozy. Je n’ai pas changé d’avis. Dans le paysage actuel, je n’en vois pas d’autres. Le Modem doit passer de l’entreprise familiale à la PME. Mais je ne serai pas dans les luttes de courants pour faire pression sur tel ou tel.
Qu’avez-vous pensé de l’initiative des «Promoteurs» qui ont lancé un appel à rénover les structures et la gouvernance du parti ?
Une organisation qui met en avant ses statuts, son règlement se parle à elle-même et pas à l’extérieur. Je monterai au créneau si on rajoute des structures et des votes permanents. La population ne nous demande pas cela. On doit s’adresser à elle différemment, investir les nouveaux espaces d’expression publique, trouver ces lieux de proposition et de débat.
Quelle doit être la stratégie du Modem pour les élections régionales?
Il faut débattre sans tabou pour arrêter une stratégie nationale mais celle-ci ne se définit pas aujourd’hui. Le paysage changera si les Verts présentent des listes autonomes, s’il y a des listes de centre-droit ou si le Front de gauche et le NPA se présentent ensemble.
Il faudra, en tout cas, que nos adhérents se prononcent sur ces listes région par région. Et pourquoi pas donner aux sympathisants qui s’inscriraient la possibilité de participer à la validation interne? Nous ne sommes pas pressés, les régionales se joueront elles aussi dans la dernière semaine.
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Sarkozy dans l'Obs: la société des rédacteurs marque son désaccord
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La rédaction reproche à son directeur de la publication, Denis Olivennes, les conditions dans lesquelles a été réalisé l'entretien, «sans consultation des rédacteurs en chefs et des journalistes».
LAURE EQUY
Points sur les i au Nouvel Obs. Au lendemain de la publication d’une interview du président de la République dans les colonnes de l’hebdomadaire, dont elle conteste les conditions de sa réalisation, la société des rédacteurs, réunie ce vendredi matin en AG, a publié un communiqué au vitriol contre les méthodes employées par son directeur de la publication, Denis Olivennes.
Le week-end dernier, celui-ci avait accepté le principe d’une rencontre pour interviewer le président de la République, sans consulter au préalable les chefs de services, qui ont été informés par mail, le dimanche. Seul le directeur de la rédaction, Michel Labro, a été associé à l’entretien. Une opération montée en quatrième vitesse, le feu vert de l’Elysée ayant été donné sur le tard, et non pas pour court-circuiter la rédaction, a invoqué la direction.
L’argument du timing n’a manifestement pas suffi à convaincre. La société des rédacteurs, dans son communiqué, «s’élève vigoureusement» contre la manière dont s’est déroulé cet épisode. Le principe même de l’entretien n’est pas en cause, souligne-t-elle sans se leurrer sur le risque d’«apparaître comme une instrumentalisation du journal». C’est bien son organisation, «sans consultation des rédacteurs en chefs et des journalistes» qui est jugé «inacceptable et contre-productif».
Les journalistes enjoignent donc Denis Olivennes de «s’appuyer sur l’équipe» au lieu de «manifester de la défiance, pour ne pas dire de la brutalité et du mépris». Au risque de creuser un peu plus «le fossé» avec le président du directoire du Nouvel Observateur, dont cet incident «a confirmé l’existence».
«Point final»
La société des rédacteurs, qui avait, plus tôt dans la semaine, mis en garde contre une «dérive "sarkophile"», rappelle également avoir été «choquée par la succession de deux couvertures consacrées au changement d’image de Nicolas Sarkozy» qui veut, à mi-mandat, imprimer un nouveau style, assagi, plus consensuel, notamment pour amadouer un électorat de centre-gauche.
Cette «tentative de séduction nommée "ouverture" ne doit pas passer par le Nouvel Observateur sans contre-enquête ni examen critique», prévient sa rédaction, préoccupée par «l’apparence de complaisance» qui pourrait être renvoyée à son lectorat.
En affirmant nettement sa position - «discutée ligne à ligne» -, la société des rédacteurs n’entend «pas ouvrir une crise», précise un journaliste, mais faire jouer sa fonction de «contre-pouvoir, ce qui est sain dans un journal». Manière donc de poser «un point final, net et précis» à cette séquence.
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Sarkozy va bien
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L’Elysée a publié vendredi un bulletin de santé de Nicolas Sarkozy, indiquant qu’il avait subi des examens cardio-vasculaires et sanguins qui «se sont révélés normaux».
Sur le site internet de l’Elysée, on pouvait lire: «comme il s’y était engagé, le président de la République diffuse le compte-rendu de ses derniers examens médicaux disponibles».
Suit un communiqué laconique de trois lignes: «A la demande de monsieur le président de la République, plusieurs examens médicaux (cardio-vasculaires et sanguins) lui ont été prescrits. Les résultats de ces différents examens se sont révélés normaux».
Aucune précision n’est apportée sur les examens.
Lors de la campagne présidentielle en 2007, Nicolas Sarkozy avait promis de publier régulièrement des bulletins de santé s’il était élu.
Cinq jours après son entrée en fonction le 16 mai 2007, l’Elysée a publié un bref bulletin de santé, assurant qu’il était «apte» à exercer les fonctions de président de la République.
En janvier 2008, la révélation dans un livre qu’il avait subi deux mois et demi plus tôt une «petite intervention» à la gorge, tenue secrète, avait conduit l’Elysée à assurer que la publication des bulletins de santé se ferait à un «rythme annuel», suivant les anniversaires de son élection. Mais il n’y avait pas eu de bulletin en 2008.
Le conseiller spécial du président, Henri Guaino, avait expliqué que Nicolas Sarkozy n’avait pas rendu cette hospitalisation publique «parce que c’était son choix». «Ca a sans doute évité que, là encore, on ait de fausses informations, de fausses rumeurs. Je ne crois pas que la transparence ait souffert de quoi que ce soit sur cette affaire parfaitement anecdotique», avait-il dit.
La santé des présidents de la République est un sujet sensible, notamment depuis que le cancer de François Mitterrand a été caché durant des années.
(Source AFP)
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Yemenia: l'épave introuvable, les Comoriens accusent la France de discrimination
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Les équipes de recherches tentent toujours de localiser l'épave de l'A310, qui s'est abîmé en mer mardi au large des cotes comoriennes. Les autorités françaises sont quant à elle accusées d'avoir négligé les mauvaise conditions de vol à destination de l'île. Trois jours après l'accident qui a coûté la vie à 152 passagers du vol Sanaa-Moroni, les équipes de recherches comorienne, française et américaine continuent de chercher des débris de l'Airbus A310 de Yemenia. La localisation de l'épave est toujours incertaine, les sauveteurs évoquant cependant une «possible zone» caractérisée par une concentration de requins et une forte odeur de kérosène.
Quatre patrouilles de zodiacs d'environ trois heures sont organisées chaque jour à environ 20 km de la côte. Devant l'ampleur de la catastrophe, le président comorien, Ahmed Abdallah Sambi, a décrété un deuil national de 30 jours, demandant aux Comoriens de «prier» pour les disparus. «Nous demandons à la France d'unir nos efforts pour découvrir la vérité», a-t-il réclamé.
Négligence française?
Mais après les déclarations du vice-président des Comores («Quelle est cette discrimination entre les Français qui doivent être protégés et les Français qu'on laisse voler dans ce genre d'avion?»), la polémique monte sur l'attitude des autorités françaises, accusées notamment de ne pas avoir informé Moroni de l'état de l'appareil.
Des jeunes Comoriens de France ont ainsi bloqué à Paris et à Marseille l'enregistrement de vols de la compagnie yéménite Yemenia à destination de Moroni, la poussant même jeudi à suspendre ses liaisons au départ de Marseille. Bacar Soilihi, d'origine comorienne et collaborateur du député socialiste Daniel Goldberg, s'est également emporté contre ce traitement: «Je suis en colère. Plusieurs fois, nous avons demandé des rendez-vous à des responsables français. Ils ne nous ont jamais répondu et aujourd'hui ils viennent nous dire qu'ils connaissaient les problèmes. C'est révoltant».
Discrimination
Le Conseil représentatif des associations noires (Cran) a lui estimé que le phénomène des «avions-poubelles» entre la France et l'Afrique est «au coeur de la question des discriminations». Face à ces critiques, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Eric Chevallier, a dit considérer «que l'effort de la France est important» et qu'il «est très semblable à celui pour la disparition du vol Rio-Paris».
Une ambassadrice française a été nommée vendredi par le président Nicolas Sarkozy pour assister les familles. Christine Robichon étudiera en particulier la possibilité d'affréter un avion pour emmener les familles près du lieu du drame, ce qui est l'une de leurs principales requêtes.
(Source AFP)
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Le disque d'or dévalué
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Sale temps pour le CD. En raison de l'effondrement des ventes, le seuil d'obtention du disque d'or passe de 75.000 à 50.000 exemplaires.
Les ventes vont mal, les récompenses s'adaptent. Les seuils d'obtention des disques d'or, d'argent, de platine et de diamant ont été abaissés pour la deuxième fois en trois ans en raison de la crise des ventes.
Désormais, 50.000 albums vendus suffiront à décrocher un disque d'or, contre 75.000 jusqu'ici. Ce précédent seuil datait seulement de 2006, date à laquelle il avait une première fois été abaissé de 100.000 à 75.000, toujours à cause de la chute du marché du disque.
Pour le disque de platine, moitié moins de disques devront désormais avoir été écoulés (100.000 au lieu de 200.000). Le disque de diamant, récompense suprême, correspond maintenant à 500.000 ventes au lieu de 750.000.
L'abaissement de ces seuils a pris effet au 1er juillet.
«Le téléchargement illégal est responsable. Ces 6 dernières années, les ventes de disques se sont effondrées de 60%. Les critères de succès ne peuvent plus être les mêmes qu'auparavant», explique David El Sayegh, directeur général du Snep, le principal syndicat de producteurs de disques, qui décerne les certifications de ventes.
«A cause du téléchargement pirate, la musique est dévalorisée au point que même des grandes surfaces n'ont plus envie d'investir et réduisent leurs rayons. Ces effets induits accélèrent le processus, comme un cercle vicieux, alors que le téléchargement légal est loin de compenser cet effondrement des ventes de CD», ajoute David El Sayegh. Les singles sont également concernés par cette baisse des seuils: l'or s'obtiendra dès 150.000 exemplaires (contre 200.000), le platine à 250.000 (contre 300.000) et le diamant dès lors que 400.000 diques, au lieu de 500.000, auront été comptabilisés.
(Source AFP)
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Cheb Mami condamné à cinq ans de prison ferme
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Le chanteur franco-algérien comparaissait pour tentative d'avortement forcé sur son ex-compagne.
Le chanteur franco-algérien comparaissait pour tentative d'avortement forcé sur son ex-compagne. La star du raï Cheb Mami, 42 ans, a été condamnée vendredi par le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) à cinq ans de prison pour tentative d'avortement forcé sur son ex-compagne.
Ecroué depuis lundi à la prison de la Santé à Paris après deux ans de fuite en Algérie, Cheb Mami, Mohamed Khelifati à l'état-civil, reste également en prison, les juges ayant décidé son maintien en détention.
La peine est moins sévère que les six ans requis la veille par la procureure et en dessous de la peine maximale - dix ans- encourue.
Chemisette blanche, le chanteur est resté le visage fermé après l'énoncé du jugement. Il a ensuite été emmené sous escorte policière.
«Faute grave»
Le chanteur comparaissait pour des violences avec des circonstances aggravantes en 2005 sur une photographe de presse de 43 ans, avec laquelle il entretenait une liaison.
En août 2005, Camille -le prénom a été changé à la demande de la victime - affirme avoir été amenée de force dans une villa à Alger après qu'elle eut annoncé sa grossesse au chanteur. Elle dit y avoir été droguée et séquestrée, affirmant que deux femmes et un homme ont tenté de lui faire un curetage. Elle a finalement donné naissance à une fillette aujourd'hui âgée de trois ans.
Durant l'audience de jeudi, Cheb Mami a reconnu sa responsabilité, avouant en sanglots «sa faute grave», mais avait dit avoir été «piégé» par Michel Lecorre (Maurice Lévy, son ex-manager).
«J'étais dépassé», a-t-il dit en sanglots. «C'est contraire à mes principes, à ma religion. Je n'arrive pas à l'expliquer. J'ai fait une faute, c'est grave, le cauchemar. Je n'étais pas dans la villa mais je savais ce qui se passait.»
(Source AFP)
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«Notre cité U, on va la sauver !»
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L'annonce de la démolition de la résidence universitaire d'Antony est contestée par les étudiants qui y habitent, soutenus par l'Unef et «Jeudi noir». Hier, ils manifestaient devant la mairie. DELPHINE LEGOUTÉ
Il est 19 heures ce jeudi à Antony, en région parisienne, lorsqu'un brouhaha commence à monter devant l'Hotel de ville. «Notre Cité U, on l'aime et on va la sauver !», «A ceux qui veulent détruire Jean Zay, les étudiants répondent : résistance !» scande une centaine d'étudiants rassemblés à l'heure du conseil municipal.
Motif de leur courroux: le projet de destruction expéditif d'un bâtiment de leur résidence universitaire, la cité U «Jean Zay». En décidant de supprimer 548 chambres sur les 2500 existantes, la communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre (CAHB) et le conseil général présidé par Patrick Devedjian se sont attirés les foudres des étudiants et des syndicats.
Au départ, l'ambiance est plutôt festive. Autour du syndicat étudiant Unef se sont réunis certains conseillers municipaux de l'opposition, dont les verts et le PCF. Magalie Buzelin, conseillère Vert, estime qu'il règne une «grande hypocrisie» autour du dossier. «On nous dit qu'il faut tout détruire pour cause de vetusté, mais ce sont eux qui ont laissé la résidence pourrir pour mieux la détruire. Tous les architectes estiment qu'une simple rénovation serait suffisante».
Le collectif «Jeudi noir», connu pour soutenir les «galériens du logement», est également venu participer au mouvement, à sa façon. Au programme, chansons et lancer de confettis, sur son hymne traditionnel — le générique de la série «Dallas».
Rénover le «kyste» d'Antony
Rapidemment, la tension monte. Le groupe d'étudiants tente de forcer les portes de la mairie, afin d'assister au conseil municipal. Ils sont violemment repoussés par les policiers municipaux. «La séance est publique, on a le droit d'entrer !» s'insurge-t-on dans la mêlée. Le rapport de forces entre policiers et manifestants prend fin lorsqu'un étudiant tombe dans les escaliers, sans se blesser. «Nous voulons qu'une délégation soit acceptée au sein du conseil municipal, ne serait-ce que cinq minutes, pour faire part de nos demandes», explique Karima Delli, membre de «Jeudi noir», récemment élue députée européenne.
Depuis son accession au Parlement européen, la jeune femme - ancienne assistance parlementaire - tient à continuer la lutte «de terrain», «celle qui permet de rester proche des réalités». «Lorsqu’on a appris qu’une partie de l’une des plus grosses cités U d’Europe allait toute simplement disparaître, sans aucune garantie de remplacement, on a décidé de s’allier à l’Unef. Le manque de logement est si important qu’il est impensable de continuer de telles destructions».
«Aujourd'hui c'est le bâtiment C mais ce n'est qu'une première étape, poursuit Jean-Baptiste Prevost, président de l'Unef. Nous savons très bien que Devedjian veut rayer Jean Zay de la carte. Il parle même de «kyste» pour la ville ! On nous dit que la cité U est trop vétuste, ils n'avaient qu'à y faire des travaux avant qu'il soit trop tard. Nous réclamons sa rénovation pure et simple. Les étudiants pauvres ne peuvent pas se permettre de perdre 548 logements à très bas coût».A la sortie du conseil municipal, la situation n'a pas bougé. Il est toujours prévu que le bâtiment C de la cité U «Jean Zay» soit démoli au cours de l'été. Aujourd'hui, un tiers des locataires n'a pas été relogé pour la rentrée.
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Londres s'inquiète du sort des employés de son ambassade à Téhéran
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Le ministre des Affaires étrangères britannique a demandé des «clarifications urgentes» au régime iranien, qui a suggéré que certains employés locaux de l'ambassade britannique, toujours détenus, pourraient être jugés prochainement. «Très préoccupée», la Grande-Bretagne a demandé par la voix de son ministre des Affaires étrangères David Miliband «des clarifications urgentes» à l'Iran. Les autorités britanniques s'inquiètent du sort de deux des employés locaux de son ambassade à Téhéran.
«Nous avons pris note des remarques de l'ayatollah Jannati qui a suggéré que certains de nos employés locaux en Iran pourraient être jugés. Nous demandons des clarifications urgentes aux autorités iraniennes concernées», a indiqué le ministre dans un communiqué.
Se disant certain que les employés mis en cause «n'avaient pas pris part à des actions impropres ou illégales», Miliband a souligné son intention de s'entretenir avec le ministre des Affaires étrangères iranien Manouchehr Mottaki, et a salué la décision de l'Union européenne prise jeudi de convoquer les ambassadeurs iraniens dans tous les pays européens.
Possible restriction de visas
Une source proche de la présidence suédoise a même précisé garder «toutes les options ouvertes», dans une allusion aux autres mesures actuellement à l'étude au sein de l'Union européenne. Il s'agit d'une part de restrictions sur l'octroi de visas à certains dignitaires iraniens, et d'autre part du rappel temporaire des ambassadeurs de l'UE en Iran.
Neuf employés locaux de l'ambassade britannique avaient été arrêtés le 28 juin après les manifestations contre la réélection de l'ultraconservateur Ahmadinejad à la présidentielle du 12 juin. Selon le gouvernement britannique, deux restent détenus à ce jour. Téhéran les accuse d'avoir fomenté des troubles, ce que Londres nie avec véhémence.
(Source AFP)
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