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Les troupes françaises auront quitté l'Afghanistan dès la fin 2013
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Nicolas Sarkozy annonce que les troupes françaises quitteront l'Afghanistan une année plus tôt que ce que prévoyait l'Otan.
Le rapatriement des troupes françaises combattantes déployées en Afghanistan sera achevé dès la fin de 2013, soit une année plus tôt que le terme de fin 2014 jusque-là retenu par l'Otan, a annoncé vendredi Nicolas Sarkozy, à l'issue d'un entretien avec Hamid Karzaï.
Le chef de l'Etat a également indiqué que la France allait transférer à l'armée afghane la responsabilité de la sécurité dans la province de la Kapisa, au nord-est de la capitale, Kaboul, «à partir de mars 2012».
«La poursuite de la transition et ce transfert graduel des responsabilités de combat permettront de planifier le retour de la totalité de nos forces combattantes dès la fin de l'année 2013», a déclaré Nicolas Sarkozy.
Le nouveau calendrier du retrait des quelque 3 600 soldats français toujours présents sur le sol afghan prévoit que 1 000 soldats rentreront en France pendant l'année 2012, contre 600 dans le projet précédent, a précisé le chef de l'Etat lors d'un bref point de presse avec le président afghan.
Reprise des opérations de formation
Nicolas Sarkozy a précisé que la France allait «demander à l'Otan une réflexion sur une totale prise en charge des missions de combat de l'Otan par l'armée afghane au cours de l'année 2013». L'échéance fixée jusque-là par la coalition pour la fin de ce transfert était l'année 2014.
Nicolas Sarkozy a par ailleurs indiqué que les missions de formation de l'armée afghane menées par l'armée française, qui avaient été suspendues après la mort de 4 militaires français tués par un soldat afghan il y a une semaine, reprendraient «dès demain» samedi.
Le chef de l'Etat a précisé que l'armée française continuerait, au-delà de 2013, des missions de formation de l'armée afghane avec un effectif «résiduel» par rapport à celui déployé actuellement. «Il sera à tout le moins de l'ordre de quelques petites centaines» d'hommes, a dit Nicolas Sarkozy.
(AFP)
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Hollande: «Mon élection n’est pas faite, il faut calmer l’ambiance»
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François Frualdo, étudiant à l'Ecole de Journalisme de Grenoble
Le candidat socialiste sur un petit nuage depuis son meeting au Bourget? A Grenoble François Hollande avait les pieds bien campés sur le sol rappelant que l’élection présidentielle est encore loin. «Mon élection n’est pas faite, il faut calmer l’ambiance. La campagne va être longue. Il reste trois mois et nous devons en faire une phase utile pour les Français», a-t-il annoncé en début de conférence devant plus d’un millier de personnes.
Il faut dire que, deux jours après la présentation de son programme, François Hollande était très attendu par les Grenoblois. Si le candidat s’est déclaré «à l’entière disposition du public pendant une heure et demie», ce délai ne lui a pas permis d’aborder l’ensemble de ses «60 engagements pour la France».
Ce fut néanmoins suffisant pour rappeler qui était son adversaire principal: la finance, ou plutôt «le monde de la finance», précisant qu’il n’avait «jamais mis en cause le système fiscal mais ses dysfonctionnements». «Cette élection présidentielle n’est pas une élection comme les autres car nous ne sommes pas dans une situation comme les autres. Nous devons apprendre à vivre dans cet environnement et le dépasser», a-t-il déclaré à propos de la crise financière.Interrogé sur le décrochage scolaire, François Hollande en a profité pour détailler un thème essentiel de sa campagne: l’éducation. «Aujourd’hui, 150.000 jeunes sortent du système scolaire sans formation. Nous voulons réduire ce chiffre de moitié sur cinq ans.» Accusant le rythme scolaire français et le manque d’accompagnement des élèves d’être en partie responsables du décrochage scolaire, le candidat a annoncé qu’il comptait donner les moyens aux établissements scolaires de résoudre ces problèmes, notamment grâce à un suivi des élèves les plus en difficulté.
Des mesures qui nécessiteront bien entendu des moyens financiers. «Il y aura une augmentation d’impôts de toute façon. Il doit y avoir une partie des Français, les plus fortunés, qui doivent participer à l’effort financier plus que les autres», a-t-il annoncé.
Malgré l’appel au calme du début de conférence, un jeune homme du public n’a pas résisté à l’envie de demandé à François Hollande quelles seraient ses premières mesures s’il était élu en mai prochain. «Une fois élu, il y a une autre élection qui arrive, les législatives, mais aussi un double rendez-vous international, le G8 et le sommet de l’Otan. […] Si je vais à ce sommet de l’Otan, j’annoncerais à nos alliés le retraits de nos troupes d’Afghanistan», a répondu le candidat à l’élection suprême.
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Au fil du forum de Grenoble
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MARTIN BODRERO et les étudiants de l'école de journalisme de Grenoble
19h45 Le désormais traditionnel affrontement verbal entre Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Demorand a commencé. Démorand ouvre immédiatement les hostilités « Quels sont les valeurs qui animent votre campagne? ». « Vraiment quelle question étrange » répond Mélenchon. Maurice Szafran, rédacteur en chef de Marianne, entre ensuite dans la danse : « je vous repose la question de Nicolas Demorand puisque vous n'avez pas l'air de la comprendre ». Et Demorand de plaisanter: « vas-y mollo Maurice tu va t'en ramasser une ».
19h00 Corine Lepage, candidate à la présidentielle est présente sur le forum. Elle anime un débat sur l'écologie en tant de crise.
18h13 Un peu moins de vingt minutes avant la rencontre entre Mélenchon et les rédactions de Libération et Marianne.Le public fait la queue devant l'entrée du grand théâtre. Toutes les places ont été réservées. La salle va être bondée.
17h20 Jean-Luc Mélenchon est dans les transports après son passage à la Villeneuve. Un arrêt avant l'arrivée à la MC2 des contrôleurs se postent aux portes du tramway. Devant la foule qui entoure le candidat, ils décident finalement de ne pas monter. Ouf de soulagement chez quelques journalistes...
16h15 Hervé Morin vient d'arriver à la MC2. Dans une quinzaine de minutes, Il participe au débat « droit-gauche quelle frontière ? ».
15h33 François Hollande charge Nicolas Sarkozy: « Si un président vient vous dire à la fin de son mandat, j'ai fait beaucoup d'erreurs mais j'ai changé...Changez-le ».
15h20 Conférence « l'immigration, une chance pour la croissance ». Deux cents personnes dans la salle. La députée PS Sandrine Mazetier estime qu'« on plaque des schémas du XXème siècle sur des migrations du XXIéme ».15h00 La conférence de François Hollande a commencé. L'auditorium est bondé.
14h40 Jean-Luc Mélenchon est à la Villeneuve. Un an et demi après les émeutes de juillet 2010. Il assure qu'il « viendra autant de fois que nécessaire pour laver l'affront qui à été qui a été fait à ce quartier ».
14h20 La rencontre entre François Hollande et les rédactions de Libération et Marianne va commencer dans une quinzaine de minutes. Le public se masse devant l'entrée de l'auditorium, on sent la foule impatiente.
13h35 François Hollande arrive sur le parvis de la MC2. Il est assailli par les journalistes. Le maire de Grenoble Michel Destot a bien du mal à fendre la foule. A l'intérieur, le candidat PS est accueilli par des applaudissements et on entend quelques « bonjour Monsieur le Président ». Souriant, Hollande prend le temps de serrer quelques mains et se dirige vers le restaurant de la MC2.
13h10 Au débat Piketty/ Woerth, l'ancien ministre teste sa popularité : « je voudrais aborder le thème de la fraude fiscale ». Une voix dans le public : « non mais on rêve la ! ». L'affaire Bettencourt a laissé des traces.
12h55 Hollande est attendu pour manger au bistrot de la MC2. La foule s'épaissit devant le bar. La bataille pour les sandwichs ne fait que commencer.
12h49 Passe d'armes entre Thomas Piketty et Eric Woerth sur la justice fiscale. L'économiste à l'ancien ministre : « Les taux de prélèvements, vous les avez baissés uniquement sur les plus riches ! ». Woerth du tac au tac « on ne va pas refaire le débat Francois Hollande/ Alain Juppé ». Il ajoute ensuite « Les universitaires sont pires que les politiques au fond ». Ambiance...
12h35 Arnaud Montebourg offensif sur l'Union Européenne : « L'Europe fonctionne à l'envers ! Il y a un fatras de règle qui empêchent de prendre des décisions. Je veux que l'Union puisse faire des choix ! ».
12h30 Conférence « comment redonner du travail aux exclus ». Le député PS Christophe Sirugue veut en finir avec l'image du marginal assisté par l'état : « Il faut tordre le coup à cette notion. […] Personne n'a de plaisir à vivre avec 470 euros par mois ».
12h22 Florence Delamoye, déléguée générale d'Emmaüs : « Le budget de l'État consacré à l'emploi était supérieur de 56% il y a 10 ans ! ».12h10 L'europhile Bernard Guetta déplore le manque de démocratie dans l'Union Européenne: « Les citoyens doivent pouvoir s'identifier à l'Europe et agir pour faire reconnaître leurs idées ».
11h49 Début des conférences. Arnaud Montebourg face à Bernard Guetta pour un débat intituél «L'Europe est-elle l'ennemie du citoyen». Environ 400 personnes dans la salle.
11h15 Nicolas Demorand à propos de l'intérêt d'un forum Libération à trois mois de l'échéance présidentielle. «Il faut maintenir les controverses dans ce contexte.»
11h11 Où l'on apprend que la candidate à la présidentielle Eva Joly, initialement prévue à 16h30, fait faux bond au forum.
11h12 Jeudi soir, veille d'ouverture du forum, 23 000 personnes avaient déjà réservé leurs places pour assister aux conférences. «La plus grosse affluence depuis l'édition 2007», d'après Michel Orier, directeur de la MC2.11h10 Michel Orier, directeur de la MC2, confesse avoir hésité à organiser ce forum compte tenu de la proximité de la prochaine présidentielle.
11h00 Nicolas Demorand ouvre les états-généraux du renouveau en compagnie de Michel Destot député-maire de Grenoble et Michel Orier directeur de la MC2. Thème de cette édition 2012: «Vivre la république».
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Retrouvez les débats du forum en vidéo
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L'agence Fitch abaisse la note de cinq pays européens
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L’agence d’évaluation financière Fitch a abaissé vendredi la note de l’endettement à long terme de cinq pays de la zone euro, dont l’Italie et l’Espagne.
La note de l’Italie a été abaissée de deux crans à «A-», celle de l’Espagne de deux crans à «A», celle de la Belgique d’un cran à «AA», celle de la Slovénie de deux crans à «A» et celle de Chypre d’un cran à «BBB-».
Fitch avait mis sous surveillance les notes de ces cinq pays, en plus de celle de l’Irlande qui a été confirmée à «BBB+».
Toutes ces notes s’accompagnent d’une «perspective négative», ce qui signifie que Fitch envisage de les abaisser encore.
L’agence a invoqué dans un communiqué «la détérioration marquée des perspectives économiques», au moment où de plus en plus d’économistes tablent sur une année de récession ou au mieux de stagnation pour eux en 2012.
Or «du point de vue de Fitch, la crise de la zone euro ne sera résolue que quand il y aura une reprise économique généralisée. Il est évident que de nouvelles réformes substantielles seront nécessaires pour assurer la stabilité économique et financière, y compris une intégration budgétaire plus importante», a ajouté l’agence.
«Un "éclatement" de la zone euro ne peut pas être complètement écarté», d’après Fitch, même si l’agence salue les progrès faits par la zone au fil des sommets et se dit persuadée que «les dirigeants européens feront fructifier ces engagements lors du sommet» de l’Union europénne le 30 janvier.
(AFP)
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L'Europe se dit proche de la sortie de crise
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Les responsables européens, réunis vendredi à Davos, veulent croire que l'issue est enfin proche après plus de deux ans de crise : un accord serait imminent entre la Grèce et ses créanciers.
«Nous sommes sur le point de conclure un accord, si ce n'est pas aujourd'hui, ce sera sans doute ce week-end», a déclaré vendredi le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, devant le Forum économique mondial. En tout état de cause, cet accord devrait intervenir «de préférence en janvier plutôt qu'en février», soit avant mardi soir, a précisé le commissaire européen à Davos.
Le patron de la première banque allemande, Deutsche Bank, s'est dit lui aussi confiant vendredi dans le fait qu'un accord entre la Grèce et ses créanciers privés était sur le point d'être trouvé, les banques étant prêtes à accepter «presque 70% de pertes».
«Créer la confiance»
Cette décote sera nécessaire : l'accord devra être ambitieux et assurer que le total de la dette grecque soit ramené à 120% de son Produit intérieur brut (PIB) d'ici à 2020. C'est ce qu'a averti le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, comme l'a déjà exigé le Fonds monétaire international (FMI).
Le ministre allemand, également à Davos, a longuement expliqué comment il fallait s'y prendre pour en finir définitivement avec la crise de la dette. C'est avant tout affaire de confiance et de constance. «En Allemagne, il est clair que si vous voulez davantage de demande intérieure, de consommation, il vous faut d'abord créer de la confiance, et la réduction du déficit ramène la confiance. En Allemagne, ça marche», a-t-il assuré.
«Si vous voulez augmenter la croissance, vous ne pouvez pas le faire en dépensant davantage d'argent public et en augmentant les déficits», a ajouté Wolfgang Schäuble.
«Ce que nous faisons, c'est d'abord remettre la maison à l'endroit. [...] Nous avons beaucoup avancé», a souligné de son côté son homologue français. François Baroin a insisté, comme beaucoup d'autres dirigeants non-européens, sur la nécessité d'augmenter la force de frappe des «pare-feu» financiers que l'Europe cherche à mettre en place. «Plus le pare-feu est élevé, moins il aura à être utilisé», a assuré le ministra français de l'économie.
Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, s'est montré optimiste sur les perspectives d'une sortie durable de la zone euro crise. «Les progrès sont spectaculaires», a-t-il affirmé au Forum économique mondial. «C'est étonnant, si vous comparez aujourd'hui avec les cinq derniers mois, la zone euro est un autre monde», a estimé Mario Draghi.
Wolfgang Schäuble, François Baroin et Olli Rehn ont assuré que la zone euro travaillait d'arrache-pied à la consolidation. Il le faudra si elle veut convaincre ses partenaires non européens de l'aider.
Taux en baisse
Le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a ainsi prévenu : les Etats-Unis ne pourront envisager d'augmenter les ressources du FMI que si les Européens renforcent sérieusement leurs fonds de sauvetage.
«Si l'Europe est capable de trouver la volonté politique et un consensus pour construire un "pare-feu" plus efficace, alors nous verrons le FMI et ses principaux actionnaires (donc les Etats-unis), ainsi que les économies émergentes très disposées à essayer de renforcer ces efforts», a affirmé ce vendredi Timothy Geithner à Davos.
Il a cependant averti que cela ne pourrait être «un substitut pour une réponse européenne plus efficace».
La directrice générale du FMI Christine Lagarde a réclamé 500 milliards de dollars de fonds supplémentaires pour son institution pour être en mesure de répondre efficacement à la crise dans le monde. Les Européens ont déjà promis une contribution de 150 milliards d'euros, dans l'espoir que d'autres pays en dehors de la zone euro et de l'Europe leur emboîtent le pas.
Les responsables européens sont encouragés dans leur relatif optimisme par l'accalmie qui prédomine sur les marchés depuis le début de l'année. Les Bourses européennes ont certes ouvert vendredi en léger repli, mais avaient terminé jeudi en nette hausse, après plusieurs séances dans le vert.
L'Italie a passé haut la main vendredi un nouveau test sur le marché de la dette en levant comme prévu 11 milliards d'euros d'obligations à court terme, dont les taux ont chuté. Jeudi 19 janvier, la France et l'Espagne avaient déjà réussià emprunter à des taux en baisse, et ce malgré la perte du tripke A français. Les marchés financiers ont sûrement été rassurés par le prêt de 489 milliards accordé en décembre dernier par la Banque centrale européenne à plus de 500 banques privées.
(AFP)
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La «révolution fiscale» du PS vise-t-elle les classes moyennes ?
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Décryptage de l'argument récurrent, mais bien fragile, de l'UMP contre cette mesure, que François Hollande envisage d'ailleurs de repousser à plus tard.
Hollande, bourreau des classes moyennes : c'est le principal axe d'attaque de l'UMP contre le candidat socialiste. Parmi les mesures ciblées par la droite, la fusion entre l'impôt sur le revenu (IR) et la Contribution sociale généralisée (CSG), idée phare de la «révolution fiscale» prônée par l'économiste Thomas Piketty. Face à la grande complexité du chantier, François Hollande a renoncé à la mener à terme dans la durée de son éventuel quinquennat. Ce qui n'empêche pas l'UMP de continuer à la prendre pour cible.
Le principe de la réforme
Actuellement, l'impôt sur le revenu est composé de deux piliers. D'une part, l'impôt sur le revenu proprement dit, progressif, mais mité par les niches fiscales qui épargnent une bonne partie des revenus du capital. D'autre part, la CSG, qui finance la Sécurité sociale : elle concerne les revenus du capital comme ceux du travail, mais à un taux unique proche de 8%. Thomas Piketty - et le projet PS originel - prônait la fusion des deux impôts en un seul, prélevé à la source. Celui-ci est censé être plus juste, car véritablement progressif, et plus rentable car concernant tous les types de revenus.
Le raccourci de Besson
Interrogé sur France Inter ce vendredi, le ministre de l'Industrie, Eric Besson, a fustigé la fusion IR-CSG au motif que même «ceux qui ne payent pas l'impôt sur le revenu, c'est-à-dire 50% des Français», devraient s'acquitter du nouvel impôt «fusionné». Or, contrairement à ce que sous-entend Eric Besson, aucun contribuable n'est totalement exempté d'impôt sous le système actuel. Même un contribuable exempté d'IR doit s'acquitter de la CSG, à hauteur de 8% environ de ses revenus.
Selon le barême prôné par Piketty, le niveau d'imposition «fusionné» ne serait que de 2% pour les contribuables gagnant entre 1 100 et 2 220 euros par mois. Des barèmes différents, plus ou moins lourds, pourraient bien sûr être appliqués. Mais il n'est pas possible d'affirmer que des Français jusqu'ici exemptés d'impôts devraient désormais s'en acquitter.
Des classes moyennes «trois étoiles»
Eric Besson avance un autre argument contre la réforme : «La CSG progressive va toucher de plein fouet les classes moyennes.» Secrétaire national de l'UMP chargé de l'écononomie, Olivier Carré développe : «A partir du moment où vous créez un barème pour la CSG, des personnes en paieront forcément plus qu'avant. Or, la grande masse de la CSG provient des revenus moyens. La réforme va forcément mordre sur les classes moyennes "plus", qui gagnent 3 000 ou 3 500 euros».
Un argument hasardeux. Car tout dépend, encore une fois, du barème retenu. A l'extrême, on peut imaginer un système - très virtuel - concentrant toute la charge sur les 10% les plus riches. De plus, dans le nouvel impôt «fusionné», la CSG en tant que telle aura disparu. C'est le barême global du nouvel impôt, intégrant aussi l'IR, qu'il faut examiner pour savoir qui il avantagera et qui il pénalisera.
D'ailleurs, le simulateur de Thomas Piketty (fonctionnant selon les taux préconisés par l'économiste) montre que même un ménage gagnant 6 000 euros peut gagner à la réforme.
Enfin, on peut difficilement assimiler les contribuables gagnant 3 000 euros par mois - soit 36 000 euros par an - à la classe moyenne, même supérieure. Selon l'Insee, ceux qui atteignent ce niveau de revenus font partie des 10% les plus riches de la population, ce que permet facilement de visualiser le calculateur de l'Observatoire des inégalités.
De toute façon, le débat sur la fusion IR/CSG ne devrait pas se poser lors d'un éventuel premier quinquennat de François Hollande : «Nous n'irons pas vers une fusion totale dans les cinq ans, explique le secrétaire du PS à l'économie, Michel Sapin. L'objectif, c'est d'abord de rapprocher les bases des deux impôts, pour faire en sorte que l'IR ait une assiette comparable à celle de la CSG.»
Au grand dam de Thomas Piketty, qui qualifie d'«erreur» cette temporisation : «C'est absurde de dire qu'on a une bonne réforme sous la main, mais qu'on va attendre dix ans pour la faire. Tous les pays qui s'y sont lancé l'ont fait en une fois.»
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Pour vivre peureux, vivons fichés
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Par Laure Heinich-Luijer et Karine Bourdié,
avocates à la Cour
A l’initiative du Conseil de l’Europe, le 28 janvier est devenu la journée de la protection des données à caractère personnel. On pourrait sourire devant ces appellations thématiques s’il n’en allait de la protection de notre vie privée.
On pourrait sourire s’il n’y avait de quoi s’inquiéter devant la collecte des données personnelles dans des fichiers de police si nombreux qu’on ne parvient plus à les énumérer.
La création du Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) est l’illustration parfaite d’une loi qui dégénère. Crée en 1998 pour identifier les auteurs de crimes et délits sexuels, il n’avait reçu que peu d’opposition. Après tout, nous ne sommes pas des agresseurs sexuels.
Le fichier était d’abord réservé aux personnes condamnées. Nul n’a trouvé à redire, nous ne sommes pas condamnés.
Puis le fichier s’est étendu aux personnes simplement soupçonnées d’avoir commis une infraction. Ainsi, un policier peut décider de collecter l’ADN « d’office », donc sans l’aval d’un magistrat, et simplement en présence d’indices. Voilà comment des innocents se retrouvent dans un fichier de coupables.Toujours peu de monde pour contester, mais finalement, sommes-nous vraiment innocents ? Aujourd’hui, 137 infractions, soit quasiment la totalité des crimes et délits, y compris les plus petits, entraînent une inscription au FNAEG. A l’exception des délits financiers, évidemment, parce que tout fait exception dans la délinquance en col blanc.
Contre ces extensions successives de la loi et du fichier, personne n’a protesté. Comment être entendu alors que ces lois répondent à des faits divers ? Comment être entendu sans avoir l’air d’avoir quelque chose à cacher ? Pourquoi protester alors qu’après tout, nous n’avons rien à nous reprocher ? Seulement a-t-il quelque chose à se reprocher le million de ceux qui ont juste été soupçonnés sans jamais avoir été jugés mais qui se retrouvent fichés? En tout, près de 2 millions d’entre nous sont fichés au FNAEG. Ce n’est pas encore inscrit sur eux mais vous les fréquentez forcément, les fichés. En proportion, ils sont pratiquement un par classe, deux par salle de cinéma, 400spectateurs du Palais Omnisport de Paris-Bercy et, statistiquement au moins un au gouvernement… On est bien loin du fichage des agresseurs sexuels.
A coup de fait divers, les politiques jouent sur nos peurs et ont étendu le FNAEG : pour vivre peureux, vivons fichés. Que font-ils des données ? Elles seront conservées 40 ans pour les personnes condamnées et 25 ans pour les mises en causes. Ces durées sont sans commune mesure avec les durées de prescriptions des infractions ou des peines, voire de la récidive. On se demande bien pour quelle raison une telle disproportion. 2 millions, c’est aussi le nombre de lecteurs français du petit livre Indignez-vous de Stéphane Hessel. Peut-on être indigné et fiché ? Qui refuse le prélèvement de son ADN ? Les lecteurs de Stéphane Hessel? Qui s’indigne pour faire respecter ses libertés fondamentales? Pas grand monde en fait car la loi fait payer le prix fort. Le refus est sanctionné par une condamnation pénale : 1 an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende. Voilà qui fait reculer même les plus indignés. Le refus est d’ailleurs souvent vain, car si la loi prévoit le consentement de la personne pour prélever son ADN, elle permet aussi à l’officier de police judiciaire de passer outre le refus et de prendre l’ADN s’il se détache naturellement du corps. Méfiez-vous de la cigarette ou du verre d’eau qui vous sont proposés en garde à vue…ils pourraient parler pour (ou contre ?) vous. C’est une certaine idée du consentement que la loi propose: le refus est sanctionné et la prise est faite quand même. Une idée à ne pas mettre entre toutes les mains… Parmi les opposants réguliers à la prise de l’ADN, on trouve des militants. Moins attendu, trouverait-on des magistrats ? On attend en effet la décision de la Cour d’appel d’Amiens qui a jugé le délégué CGT des ex-salariés de Continental (les Contis), poursuivi pour avoir refusé de se soumettre au prélèvement de ses empreintes génétiques, après sa condamnation pour dégradation de biens à la sous-préfecture de Compiègne.
Dans leur jugement, les premiers jugesavaient relevé que les faits«s’inscrivent dans une logique parfaitement lisible de combat syndical et non dans une démarche à vocation purement délinquante et antisociale». Ils en avaient conclu que«le recueil d’ADN du prévenu en vue de son identification et de sa recherche était inadéquat, non pertinent, inutile et excessif et il ne saurait être fait grief au prévenu de s’y refuser».
Les magistrats ne pouvaient être plus clairs : la loi ne dit pas toujours ce qui est juste et les hommes doivent conserver cet espace de réflexion qui empêche la soumission.
Le Parquet a fait appel. Faut-il s’en étonner puisqu’il est aux ordres ? On attend donc de savoir si la Cour dira cet appel inadéquat, non pertinent, inutile, excessif et faisant au surplus grief à la société. Parce que vouloir faire respecter une loi comme on se met au garde à vous, c’est faire grief à la société. On attend que les magistrats disent, comme des remparts de la société, que respecter une loi c’est en respecter l’esprit et non y être soumis. Souhaite-t-on vraiment constituer des fichiers c’est-à-dire bientôt des cartes très détaillées de qui l’on est et d’où l’on vient ? N’y-a-t-il vraiment aucune raison de craindre que ces fichiers passent entre de mauvaises mains ? Après tout, nous sommes capables de 21 avril… On attend aussi, avec la Ligue des Droits de l’Homme qui alerte sur ces fichiers qui pèsent sur nos libertés: que ne figure plus dans le FNAEG que les personnes condamnées ; que le nombre d’infractions motivant l’inscription soit réduit ; que les délais de conservation des profils soient mieux adaptés et que toute forme de réhabilitation emporte retrait du fichier.
Un retour à l’esprit de la loi en somme.
A l’heure où le gouvernement stigmatise des populations et distingue les Français entre eux, à l’heure où le risque pénal est évalué à titre prédictif, l’on s’interroge surtout sur l’utilisation de fichiers qui vont finir par tous nous recenser. Il y a 1000 personnes supplémentaires fichées au FNAEG tous les jours. Ils parlent de vivre ensemble mais font de nous de la chair à données.
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Les violences redoublent en Syrie, des dizaines de morts
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Des dizaines d'opposants au régime du président syrien Bachar al-Assad ont attaqué vendredi l'ambassade de Syrie au Caire avant d'être repoussés par les forces de sécurité égyptiennes.
Au moins 200 manifestants ont pénétré de force dans l'ambassade située à Garden City, un quartier du Caire, brisant des portes et des fenêtres. Les forces de sécurité sont intervienues pour les chasser du bâtiment qui était vide ce vendredi, jour de repos hebdomadaire en Egypte.
Aucune arrestation n'a été rapportée.
L'ambassadeur syrien, Youssef Ahmed, s'est rendu à l'ambassade après l'incident et a annoncé qu'il allait porter plainte auprès des autorités égyptiennes.
«L'ambassade syrienne est visée. Nous enverrons une lettre demandant à ce que l'ambassade soit protégée. La protection d'aujourd'hui est très faible», a déclaré Youssef Ahmed, qualifiant l'attaque de «développement très grave».
Il a affirmé que sa résidence avait également été attaquée ces dernières semaines, mais qu'elle était vide au moment de l'incident : «Il s'agit des mêmes personnes. Nous avons donné une liste de noms aux autorités, mais aucune mesure n'a été prise.»
122 morts en 3 jours
Dans le même temps, le chef de la mission des observateurs en Syrie, le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, a dénoncé une recrudescence de la violence dans le pays ces trois derniers jours, notamment à Homs, Hama et Idleb.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH, 122 personnes ont été tuées ces derniers trois jours: 25 morts mercredi, dont 15 civils, 62 jeudi, dont 43 civils, et 35 vendredi, dont 23 civils. Il souligne que c'est la première fois que des civils sont tués par les forces de sécurité à Alep, deuxième ville du pays, depuis le début de la révolte contre le régime du président Bachar al-Assad en mars 2011.
Comme chaque vendredi depuis mars, les militants pro-démocratie avaient appelé les Syriens à manifester en masse contre le régime. A Damas, des manifestations ont ainsi eu lieu dans les quartiers de Midane, Kaboune et Barzeh, malgré des tirs des forces de sécurité dans les deux premiers.
Après plus de dix mois de révolte et des milliers de morts selon l'ONU, le Conseil de sécurité, divisé sur le dossier syrien et sollicité par la Ligue arabe pour soutenir son plan de sortie de crise, devait se réunir à New York vendredi soir. Mais la Russie a déjà annoncé qu'elle ne soutiendrait aucune résolution appelant au départ du président syrien Bachar Al-Assad.
Militaires iraniens
Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la plupart des courants de l'opposition, a réclamé que le Conseil de sécurité «condamne les crimes du régime et s'engage à juger les criminels». Il a aussi appelé la communauté internationale à «assurer une protection internationale» aux civils.
«Le régime despotique a perdu la raison depuis que la Ligue arabe a décidé de transférer le dossier (syrien) au Conseil de sécurité, et s'est mis à encercler et à bombarder à l'arme lourde plusieurs villes et villages syriens, notamment Homs, Hama, Douma et Jabal Zawiya», a affirmé le CNS.
D'après l'un de ses hauts responsables, l'Arabie saoudite serait prête à reconnaître le CNS comme «représentant officiel» du peuple syrien, après une rencontre au Caire avec un ministre saoudien.
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, doit se rendre samedi à New York, afin de solliciter le soutien du Conseil de sécurité au plan arabe. Son homologue à l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé le Conseil de sécurité à «agir de manière cohérente et d'une même voix» sur la Syrie.
Dans le même temps, l'Armée syrienne libre (ASL), constituée de déserteurs, a annoncé avoir arrêté cinq militaires iraniens. Elle a appelé l'Iran à «reconnaître clairement la présence en Syrie» de militaires iraniens venus «aider le régime d'Assad», et à retirer ses troupes du territoire syrien.
(AFP)
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Peugeot dévoile son accélérateur de ventes, la 208
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Le constructeur automobile français a dévoilé vendredi sa nouvelle citadine. Alors que le groupe est en difficulté en Europe, il espère se relancer grâce à cette héritière de la mythique 205.
PSA Peugeot Citroën a officiellement inauguré ce vendredi le lancement de sa citadine 208 dont le constructeur automobile français, en difficulté actuellement en Europe, espère faire un de ses modèles phares. «La 208 est un lancement majeur pour le groupe», a déclaré le président du directoire, Philippe Varin, venu en compagnie du ministre de l'Industrie Eric Besson lancer la production sur le site de Poissy (Yvelines).
Le nouveau modèle «s'inscrit dans la lignée des grands succès de Peugeot», a ajouté M. Varin. Ce dernier était accompagné par Eric Besson, au moment où la défense de la production industrielle en France est devenue un thème important de la campagne électorale.
Le premier constructeur automobile français compte beaucoup sur ce nouveau modèle, héritier de l'emblématique 205 et remplaçant des 206+ et 207, pour relancer ses ventes. Il sera disponible dans les concessions à partir du printemps dans une version trois portes et sera vendu entre 12 000 et 20 000 euros, selon les modèles.
PSA espère vendre 550 000 exemplaires de sa 208 à travers le monde, «dont probablement 400 000 en Europe», a déclaré Philippe Varin. Avec elle, le groupe «vise 40% des ventes de la marque», a-t-il ajouté.
Poissy, Mulhouse et Trnava
Interrogé sur la rentabilité des petites voitures produites en Europe, le dirigeant a assuré que «cela peut être rentable si c'est une voiture dont le niveau de qualité est remarquable».
La 208 sera produite sur les sites de Poissy et à Mulhouse (Haut-Rhin), d'où sortent actuellement les 207. En Europe, elle sera aussi fabriquée à Trnava, en Slovaquie mais pas dans l'usine de Madrid où sont montées actuellement des 207, selon le groupe. PSA espère ainsi conserver son poids important dans le secteur des citadines, également appelé segment B, à l'heure où sortira la quatrième génération de Clio de son concurrent national Renault, qui sera dévoilée au salon de Paris à l'automne.
Ceci est d'autant plus crucial que le deuxième constructeur automobile européen, derrière l'allemand Volkswagen, a vu ses ventes mondiales décliner de 1,5% l'an dernier à 3,5 millions d'unités. La chute a été beaucoup plus brutale en Europe avec -6% d'immatriculations. Ceci s'explique par la conjoncture difficile en Europe du Sud mais aussi par la concurrence faite à sa 207.
Plan d'économies de 800 millions d'euros
PSA espère redresser la situation grâce à son internationalisation et à la montée en gamme de ses modèles, illustrée par la ligne DS chez Citroën ou encore la 508 et la 3008 chez Peugeot.
Cette politique de développement ne doit toutefois pas peser sur ses comptes alors que le groupe a prévenu qu'il avait subi une perte significative dans sa branche automobile au second semestre 2011. Cette situation l'a amené à concevoir un plan d'économies de 800 millions d'euros cette année, dont la moitié tirée sur les frais fixes.
Ceci va se traduire par la suppression de 6 000 postes en Europe, dont 4 300 en France, à la fois dans les effectifs de PSA mais aussi chez des prestataires extérieurs.
A leur arrivée vendredi dans l'atelier de montage de la 208, MM. Varin et Besson ont été interpellés par plusieurs représentants de la CGT venus manifester leur inquiétude au sujet de l'avenir du site d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), l'un des plus touchés par les suppressions de postes.
Ils brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: «Assez de cadeaux aux patrons», «Non à la précarité».
Le secrétaire général de la CGT Poissy, Farid Borsali, a, par ailleurs, demandé à M. Besson l'organisation d'une réunion tripartite (ministère-direction-syndicats) au sujet d'Aulnay. «Vous serez invités très vite», a répondu le ministre.
(AFP)
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Gary Klesch prêt à reprendre Petroplus
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L'homme d'affaires anglo-américain Gary Klesch, fondateur du groupe du même nom, a confirmé vendredi son intérêt pour la reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne.
«Je suis prêt, sous certaines conditions, à faire une offre et sauver des emplois», a déclaré le patron du groupe d'investissement, dont le siège est en Suisse.
L'homme d'affaires a monté un groupe actif dans les matières premières et l'industrie qui représente selon ses dires plus de 5 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Le groupe Klesch a repris récemment une usine d'aluminum aux Pays-Bas et une raffinerie en Allemagne.
La reprise de Petit-Couronne serait pour lui «un défi». «C'est une raffinerie où on n'a pas suffisamment investi depuis 10 ans, je serais prêt à l'acheter, sous certaines conditions, à y investir de l'argent et sauver des emplois», a-t-il déclaré.
550 salariés
Gary Klesch a cependant précisé qu'il faudrait que les syndicats soutiennent son projet : «Si les syndicats ne veulent pas de moi, j'irai investir mon argent ailleurs».
La raffinerie de Petit-Couronne a été placée mercredi en redressement judicaire après l'annonce par sa maison-mère Petroplus de sa prochaine mise en faillite. Un administrateur et un mandataire judiciaires ont été désignés pour rechercher toutes les solutions permettant une relance de l'activité avec un éventuel repreneur.
La raffinerie, qui emploie 550 salariés, est à l'arrêt depuis début janvier peu après le gel par les banques des lignes de crédit de Petroplus.
Le groupe Petroplus compte quatre autres raffineries, elles aussi menacées de faillite, à Anvers (Belgique), Cressier (Suisse), Coryton (Grande-Bretagne) et Ingolstadt (Allemagne). Interrogé sur un intérêt pour la raffinerie suisse de Cressier, Gary Klesch a répondu par un non catégorique.
(AFP)
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Football : le 5 mai sanctuarisé en souvenir de Furiani
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Le 5 mai 1992, en plein match entre Marseille et le Sporting Club de Bastia, une tribune provisoire du stade de Furiani s'effondrait, faisant 18 morts et plus de 2 000 blessés - la pire catastrophe de l'histoire du foot français. Après une longue mobilisation sur l'île de Beauté et au-delà, la Ligue de football professionnel a reporté les rencontres prévues le 5 mai 2012. La réaction de Mathieu Cesari, membre du conseil d'administration du Sporting Club de Bastia.
Êtes-vous satisfait de cette décision ?
Content, oui, mais pas entièrement satisfait. Seul le 5 mai 2012 sera sanctuarisé, alors que nous militions pour un jour sans match chaque année. Il serait dommage de devoir se mobiliser systématiquement pour l'obtenir à nouveau. On peut aussi regretter qu'il ait fallu si longtemps à la Corse pour se réveiller sur le sujet, alors qu'une journée blanche avait déjà eu lieu en 1993, un an après la catastrophe.
Comment s'est enclenchée la mobilisation ?
L'entraîneur Frédéric Hantz et la nouvelle équipe dirigeante ont tout de suite dit qu'aucun ballon ne devait être sorti au Sporting le 5 mai. La mobilisation a ensuite gagné toute la Corse et sa classe politique. Une pétition en ligne a recueilli, jusqu'à ce jour, près de 40 000 signatures, dont celles de grands clubs comme Lyon et Marseille. Même les supporteurs des autres clubs ont fait des banderoles de soutien dans leurs stades.
Pourquoi les instances du foot ont-elles été si longues à la décision sur ce dossier ?
La fédération, la ligue et la télévision se rejetaient la balle. On nous a clairement dit qu'il s'agissait d'un problème d'argent. Aujourd'hui, c'est la télévision qui décide des dates de match.
Mais, en parallèle, les politiques se sont emparés de l'affaire...
Oui, l'Assemblée de Corse, et le député de Haute-Corse Sauveur Gandolfi, qui en a parlé à l'Assemblée nationale et au ministre des Sports, David Douillet. Les journalistes aussi ont joué un grand rôle dans cette mobilisation. Plusieurs de leurs confrères ont d'ailleurs été victimes de la catastrophe de Furiani.
Quelles initiatives sont prévues pour le 5 mai ?
A Bastia, nous organiserons une cérémonie, comme chaque année, autour de la stèle récemment rénovée, avec tous les joueurs du club et les victimes, en fauteuil roulant pour la plupart. Il y aura des dépôts de gerbes, un temps de silence et le Dio vi Salvi [l'hymne corse, ndlr]. Je ne sais pas si des initiatives sont aussi prévues sur le continent.
Aujourd'hui, le stade de Furiani est-il à l'épreuve de nouveaux accidents ?
Il aura fallu attendre vingt ans, mais sa rénovation sera bientôt achevée, et portera sa capacité à 17 000 places. Ce qui nous préoccupe, ce sont plutôt les alentours de l'enceinte, qui ont été oubliés dans les plans de la collectivité : pas de routes, peu de parking... On ne redoute pas de catastrophe de l'ordre de celle de 1992, mais des incidents sont possibles si rien n'est fait.
Au-delà du dossier du 5 mai, les relations entre le SCB et les instances du football restent compliquées, notamment sur les question disciplinaires...
Je ne sais pas s'ils nous comprendront un jour. Ici, c'est un contexte méditerranéen passioné. On le comprend ou pas. Certains entraîneurs visiteurs s'en servent pour motiver les joueurs, en insistant sur le climat hostile qui les attend. C'est ça, le foot : une arène, une passion. Pour nous, c'est logique, ailleurs ça ne l'est pas. Grâce à cette passion, nous jouons les premiers rôles en Ligue 2 alors que nous étions presque relégués en CFA [4e division, ndlr] il y a deux ans.
Pensez-vous jouer la montée en L1 dès cette année pour acter la renaissance du club ?
Notre projet vise la remontée dans les trois ans, avec un socle fondamental : la fierté retrouvée, la mobilisation de toute la communauté corse. Dans trois ans, le stade, et peut-être ses abords, seront rénovés. On sera alors prêts pour le plus haut niveau. Cela dit, si une opportunité se présente dès cette année, on ne s'en plaindra pas.
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