-
Mobilisation ce samedi contre «la politique du pilori»
Revenir à la liste des articles
Plus d'une centaine d'associations et ONG, rejointes par le PS, appellent à manifester partout en France en réaction à la politique du gouvernement à l'égard des Roms notamment.
Contre «la xénophobie et à la politique du pilori». PLus d'une centaines d'associations et ONG, rejointes par le PS, appellent ce samedi à manifester partout en France en réaction à la politique «ouvertement raciste» du gouvernement envers les Roms et pour «éviter une tache sur la démocratie» française, dénonce la Ligue des droits de l'homme qui orchestre la mobilisation.
«Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Roms et Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc.», dénonce le tract. «Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires.»
«Nous avons décidé de réagir car une borne a été franchie», pour Jean-Pierre Dubois, président de la LDH, qui a dénoncé une «ethnicisation scandaleuse» de la société française et mis en garde contre un «éclatement du pacte citoyen». «Le lien entre insécurité et immigration n’est plus le fait de l’extrême-droite.»
Aux côtés de la LDH, Emmaüs, Droit au logement, les Verts, Attac, le Cran, la CGT, la CFDT, la FSU…
A Paris, le «sursaut citoyen» débutera à 11 heures à proximité du ministère de l’Immigration avec Régine, Jane Birkin, Agnès Jaoui, Jeanne Cherhal, Clarika... qui chanteront Les p’tits papiers. Puis départ du cortège à 14 heures à République.
A Lyon, départ à 14 heures de la place Bellecour. A Rennes, 14 heures aussi devant la mairie, à Marseille 14h30 sur le Vieux-Port. A Lille, rassemblement sur le Parvis des droits de l'homme ce vendredi à 18 heures. Le détail des manifestations est mis en ligne sur le site de la LDH, qui héberge aussi une pétition en ligne. L'appel a pour le moment recueilli environ 51.000 signatures.
-
Braqueur remis en liberté: «Difficilement compréhensible» pour Sarkozy
Revenir à la liste des articles
Nicolas Sarkozy a jugé vendredi «difficilement compréhensible» la remise en liberté sous contrôle judiciaire, la veille par un magistrat, du second braqueur présumé du casino d’Uriage-les-Bains (Isère), en marge d’un déplacement en Côte-d’Or.
«Je pense aux policiers qui se sont donné tant de mal pour retrouver ce délinquant, c’est bien difficilement compréhensible qu’on le remette en liberté dans ces conditions», a déclaré le président à la presse à l’issue d’une table-ronde sur l’industrie à l’usine Valinox Nucléaire de Montbard.
«Le ministre de l’Intérieur a dit ce qu’il convenait de dire en la matière», a-t-il ajouté sans autre détail.
«Consterné»
Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux s’est dit vendredi «consterné» par la remise en liberté sous contrôle judiciaire du second braqueur présumé du casino d’Uriage-les-Bains (Isère), défendant «l’enquête extrêmement minutieuse» des policiers et gendarmes.
«J’ai appris avec consternation la décision qui avait été prise alors qu’il y avait une enquête extrêmement minutieuse menée par les services de police et de gendarmerie», a déclaré M. Hortefeux lors d’un point presse à l’issue d’une visite au pôle universitaire et technologique de Vichy-Val-d’Allier.
Cette enquête avait «conduit à l’identification et à l’interpellation d’un individu mis en examen pour des faits extrêmement graves - vol et tentative d’homicide volontaire», a-t-il ajouté.
«Je partage l’émotion exprimée par les policiers et par leurs représentants quelle que soit la sensibilité syndicale», a poursuivi le ministre, qui s’est «réjoui que le parquet ait décidé immédiatement de faire appel».
Jeudi, un juge des libertés et de la détention a libéré sous contrôle judiciaire Monsif Ghabbour, 25 ans, après sa mise en examen par une juge d’instruction pour vol à main armée et tentative d’homicides volontaires contre des policiers dans l’affaire du braquage du casino d’Uriage en juillet.
(Source AFP)
-
Rebsamen (PS) se démarque sur les expulsions de Roms
Revenir à la liste des articles
Il justifie la décision des maires qui saisissent la justice pour «l’occupation illégale de terrains publics ou privé» et dit ses réserves à la participation du PS à la manifestation de samedi contre la politique sécuritaire du gouvernement.
François Rebsamen et Martine Aubry, ont du mal à accorder leurs violons sur la manière de riposter à la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy. Dans un entretien au Parisien, paru, ce vendredi, justifie les expulsions de Roms en situation illégale: «L’occupation illégale de terrains publics ou privé n’est pas permise. Les maires ont raison de saisir la justice pour les expulser.» Selon lui, «il est du devoir d’un gouvernement de reconduire à la frontière» des étrangers en situation irrégulière, pourvue que soient respectés «les principes républicains, de la personne et de la dignité humaine».
Problème pour la première secrétaire du PS: elle a chargé Rebsamen de co-piloter, avec le député, Jean-Jacques Urvoas, un forum sur la sécurité, et une réunion les maires de grandes villes, le 2 octobre, sur cette question.
Martine Aubry et l’ancien directeur de campagne de Ségolène Royal à la présidentielle de 2007 divergent aussi sur la participation ou non du PS aux manifestations, organisées samedi à l’appel d’une cinquantaine d’ONG et d’associations, contre la politique «ouvertement raciste» du gouvernement envers les Roms. «Je crains que cette manifestation ne donne lieu à des dérives de slogan et que des amalgames un peu faciles ne soient faits», invoque Rebsamen qui, «personnellement», ne défilera pas.
-
Woerth lâché par les syndicats, Fillon et Sarkozy à son secours
Revenir à la liste des articles
Chérèque (CFDT) estime que les démêlés du ministre sont «un vrai problème» pour le débat sur les retraites et Bernard Thibault (CGT) le dit «objectivement plus occupé et préoccupé» par l'affaire Bettencourt.
Jeudi, il se raccrochait encore à «la grande élégance» des syndicats qui n’avaient pas «mis d’huile sur le feu», en refusant de commenter l’affaire Woerth-Bettencourt pour se concentrer sur le fond du dossier des retraites. Cette dernière branche vient de craquer, aggravant encore un peu plus la situation du ministre du Travail. Et obligeant le président de la République, son premier ministre et l'UMP à se porter une nouvelle fois à sa rescousse.
Nicolas Sarkozy, vient, ce vendredi, de renouveler publiquement son soutien à Woerth, en répondant «oui» à une question sur la légitimité de son ministre du Travail pour défendre la réforme la plus importante de cette seconde moitié du quinquennat.
Dans un entretien au journal Les Echos, avec son homologue de la CGT, Bernard Thibault, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, ne cache plus que les déboires d’Eric Woerth, englué depuis trois mois dans l’affaire Bettencourt, constituent «un vrai problème» pour la réforme des retraites, qui sera débattue par les députés mardi prochain. «On n’aborde plus du tout le fond du dossier», se plaint notamment Chérèque. Le ministre doit-il alors démissionner? Le cédétiste répond par «une question légitime: comment peut-il gérer en même temps ses problèmes personnels avec l’affaire Bettencourt et la réforme des retraites?»
Pour Bernard Thibault, «Woerth est objectivement plus occupé, et préoccupé, par autre chose que par le sujet qui nous, nous intéresse». Le ministre du Travail et le leader de la CGT pourront probablement en discuter de visu, mardi prochain, au soir de la journée d’action syndicale pour la défense des retraites: le premier sera invité sur le plateau du JT de TF1 alors que le second interviendra en duplex.
Les syndicats ont «rejoint les partis» dans la «chasse à l’homme»
Cette mise en garde syndicale sur le télescopage des dossiers Bettencourt et retraites a encore obligé la majorité à serrer les rangs. Sur RMC et BFM-TV, le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé déplore le changement de positionnement des syndicats: «J’ai vu cette déclaration, je la regrette. Je trouvais tout à fait à l’honneur des partenaires sociaux de se tenir à l’écart de quelque chose qui ne relève en rien du dossier des retraites». Et juge «absolument indispensable qu’Eric Woerth conduise la réforme».
Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l’UMP, a ainsi accusé , sur France Inter, les syndicats d’avoir «rejoint les partis politiques» dans la «chasse à l’homme» contre Eric Woerth et d’avoir «accepté une politisation» de la journée d’action de mercredi. Dès jeudi soir, le parti avait publié un communiqué pour afficher «tout son soutien à Eric Woerth» et le «féliciter pour la conduite scrupuleuse de sa mission».
(Woerth et Fillon le 23 juin, à la sortie du Conseil des ministres. AFP/Bertrand Guay)
François Fillon a, lui aussi, dû se fendre d’un communiqué, jeudi soir, pour renouveler «toute sa confiance» à son ministre. Plus tôt dans la journée, le chef du gouvernement, agacé par les questions des journalistes, avait répondu par une lapalissade: «La réforme des retraites sera conduite par le ministre en charge, qui ira la défendre devant le Parlement.» La formule, sans mention d’Eric Woerth, avait été interprétée comme ambigüe. Correction, quelques heures plus tard: «Le Premier ministre tient à redire toute sa confiance (en) Eric Woerth qui fait face à une campagne de dénigrement inacceptable. Eric Woerth mènera à son terme au Parlement cette réforme des retraites qu’il a entreprise». Quid de son maintien au gouvernement ensuite?
-
Négociations de paix: léger espoir en Israël, scepticisme ailleurs
Revenir à la liste des articles
La relance des négociations de paix israélo-palestiniennes fait naître une lueur d'espoir en Israël, malgré des doutes persistants, un espoir guère partagé par les Palestiniens et qui se heurte au scepticisme dans la région et à l'hostilité déclarée de l'Iran.
«L'espoir se mêle au doute», résume vendredi le quotidien gratuit Israël Hayom, proche du Premier ministre de droite Benjamin Nétanyahou, au lendemain de la reprise des pourparlers entre ennemis séculaires à Washington.
«Il est possible que tout cela ne soit que du théâtre, que Nétanyahou cherche avant tout à complaire à l'administration américaine, et que ses propos ne visent qu'à faire porter sur le camp adverse (palestinien) la responsabilité d'un échec. Mais s'il s'agit de théâtre, il faut reconnaître qu'il a bien joué», écrit l'éditorialiste vedette Nahum Barnea dans le Yediot Aharonot.
Nétanyahou a surpris
«Peut-être n'était-ce pas un show. Pas seulement un show. Pas cette fois», se prend à espérer le commentateur, une allusion aux 17 années de discussions sans résultat. Même l'influent Haaretz, généralement critique envers le chef du gouvernement, reconnaît que «Nétanyahou a surpris en qualifiant (le président de l'Autorité palestinienne) Mahmoud Abbas de "partenaire pour la paix"».
Longtemps, la droite israélienne a reproché aux chefs palestiniens de ne pas être des partenaires fiables pour parvenir à un règlement final du conflit. Les Palestiniens en revanche broient du noir, remarquant que le président Abbas n'a pas réussi à obtenir d'Israël un gel de la colonisation avant d'aller négocier, comme à contre-cœur, aux États-Unis sous la houlette du président Barack Obama.
«Les sommets à Washington, les beaux discours et des négociations qui ne donnent rien, on en a déjà vu», a lâché un membre de la délégation palestinienne, désabusé. Pour l'analyste Mahdi Abdel Hadi, «c'est la frustration qui domine dans la rue palestinienne. Les gens ne font pas confiance à Nétanyahou, ni à la capacité d'Abbas de parvenir à un accord».
Division du camp palestinien
«Israël imposera une solution et utilisera toutes sortes de pressions pour forcer les Palestiniens à signer un accord et faire disparaître la question palestinienne du calendrier régional et international», prédit le quotidien palestinien Al-Ayyam.
Le désenchantement est d'autant plus vif dans le camp palestinien - profondément divisé - que les négociations directes ont repris sur fond d'attaques anti-israéliennes du Hamas islamiste en Cisjordanie.
A Gaza, treize organisations armées palestiniennes, dont la branche militaire du Hamas, ont annoncé jeudi soir la mise en place d'un «centre de coordination» pour leurs opérations contre «l'ennemi sioniste».
Maître de la bande de Gaza, le Hamas a promis de poursuivre ses attentats en Cisjordanie malgré la vague d'arrestations de ses militants dans ce territoire, lancée par ses rivaux de l'Autorité palestinienne en coopération avec Israël.
Les menaces de Téhéran
Allié du Hamas et aujourd'hui ennemi juré d'Israël, l'Iran a fustigé des négociations israélo-palestiniennes «mort-nées» et «vouées à l'échec», assurant que «les peuples de la région» sont «capables de faire disparaître le régime sioniste de la scène» internationale. Lors d'un discours pour la «journée de Qods» (Jérusalem) de soutien aux Palestiniens, le président Mahmoud Ahmadinejad a critiqué, sans le citer, le président Abbas, qualifié «d'otage» d'Israël.
Si ailleurs dans la région le ton est moins virulent, il n'en demeure pas moins globalement pessimiste, du Golfe au Caire en passant par Beyrouth, à l'exception des médias jordaniens prudemment optimistes - même si le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a appelé à «donner une chance» au dialogue.
Échaudés par les précédents échecs, la majorité des commentateurs arabes doutent de la sincérité de Benjamin Nétanyahou et de son gouvernement «extrémiste» à s'engager sur le chemin d'une «véritable paix».
(Source AFP)
-
La fille de Liliane Bettencourt a demandé le «concours» de Claire Thibout
Revenir à la liste des articles
La fille de Liliane Bettencourt, Françoise Meyers-Bettencourt, a demandé le «concours» de l’ex-comptable de la milliardaire, Claire Thibout, dans une lettre qui évoque également l’indemnité de 800.000 euros versée lors de son licenciement, révèle vendredi Le Figaro.
Contacté par l’AFP, l’avocat de Claire Thibout, Me Antoine Gillot, a confirmé l’existence de ce courrier, «déjà évoqué à de nombreuses reprises». «En aucune façon cela ne signifie qu’il y a eu un achat du témoignage de Claire Thibout», a-t-il ajouté.
Dans ce courrier «confidentiel», daté du 11 juillet 2007, publié par Le Figaro, Françoise Meyers-Bettencourt demande à l’ancienne comptable, licenciée en 2008, de lui prêter son «concours». Elle évoque aussi l’indemnité de 800.000 euros qui lui seront versés en cas de licenciement.
Selon Le Figaro, cette lettre a été remise par Claire Thibout à la juge Isabelle Prévost-Desprez, après la découverte par les enquêteurs du versement de deux chèques de 200.000 euros sur le compte de l’ex-comptable.
«Nous pouvons imaginer la situation délicate dans laquelle vous vous trouvez et sommes de ce fait sensibles à votre engagement de nous apporter, le moment venu, votre concours», écrit la fille de l’héritière de L’Oréal, qui souligne que la lettre et son contenu doivent rester «strictement confidentiels».
«Les informations dont vous avez bien voulu nous faire part corroborent nos soupçons», ajoute-t-elle.
Françoise Meyers-Bettencourt accuse le photographe François-Marie Banier d’avoir profité de la «faiblesse» de l’héritière de L’Oréal, âgée de 87 ans, pour obtenir près d’un milliard d’euros de dons.L’avocat de Liliane Bettencourt, Me Georges Kiejman, cité par Le Figaro, voit dans cette lettre «un pacte de corruption».
«Le "concours", cela veut dire effectivement qu’elle apporte son aide à Mme Meyers. Mais en aucune façon cela ne signifie qu’il y a eu un achat du témoignage de Claire Thibout», a estimé Me Gillot.
«Au moment où cette lettre a été écrite, Claire Thibout avait déjà livré à Françoise Meyers toutes ses informations sur ce qui se passe au domicile de Liliane Bettencourt. Parler d’un "pacte", c’est de l’interprétation, que je conteste formellement», a ajouté Me Gillot.
Le versement de ces indemnités, révélé mi-juillet, a jeté le doute sur le témoignage de l’ex-comptable et sur ses déclarations selon lesquelles la milliardaire avait financé la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.
-
La Belgique se cherche toujours un gouvernement
Revenir à la liste des articles
Les négociations menées depuis plusieurs semaines pour tenter de former un nouveau gouvernement en Belgique ont échoué, ont indiqué vendredi plusieurs médias belges, en raison d'un désaccord entre partis francophones et néerlandophones.
«Game Over» («La partie est finie»), a déclaré un négociateur du parti vert Ecolo, l'un des sept partis qui participaient à ces négociations depuis près de trois mois, cité par la télévision publique RTBF.
«Les négociations ont échoué», indique sur son site Internet le journal Le Soir, tandis que le quotidien flamand De Standaard affirme que «les négociateurs se sont quittés sans accord» à l'issue d'une réunion de la dernière chance dans la journée.
«L'aventure, voire le chaos politique»
Les discussions butaient depuis une semaine sur l'avenir institutionnel et financier du pays, et en particulier sur l'ampleur de subventions supplémentaires à verser en faveur de la région de Bruxelles, majoritairement francophone et lourdement déficitaire.
Le chef du parti socialiste francophone, Elio Di Rupo, pressenti à l'origine pour devenir Premier ministre, a décidé de se rendre chez le roi où il devrait rendre compte à Albert II de l'échec de sa mission, selon une source proche des négociations.
Il avait prévenu en début de semaine que si un accord n'était pas possible entre formations francophones et néerlandophones, «les partis qui refusent un compromis équilibré vont plonger notre pays dans l'aventure, voire le chaos politique».
(Source AFP)
-
Etats-Unis: le chômage augmente mais moins que prévu
Revenir à la liste des articles
Pas terrible mais moins dramatique qu'imaginé. En août, les Etats-Unis ont perdu des emplois pour le troisième mois d'affilée. Pourtant, ces pertes ont été bien moins importantes que ne le craignaient les analystes, selon le rapport mensuel sur l'emploi publié ce vendredi par le département du Commerce à Washington.
L'économie américaine a détruit le mois passé 54.000 emplois de plus qu'elle n'en a créé (en données corrigées des variations saisonnières), indique ce rapport, alors que les analystes avaient estimé le solde net des destructions d'emplois à 120.000, selon leur prévision médiane.
Le rapport du ministère montre que le taux de chômage est remonté comme prévu de 0,1 point en août, pour atteindre 9,6%, son plus haut niveau depuis le mois de mai.
Selon ce document, le secteur privé a créé 67.000 emplois nets en août, soit plus que ne le prévoyaient les analystes (44.000).
Comme les mois précédents, les destructions d'emplois à l'échelle du pays résultent avant tout de la fin des contrats des personnes embauchées temporairement par l'Etat pour le recensement décennal, phénomène qui a touché encore 114.000 personnes en août, selon le ministère.
Tous ces chiffres traduisent un net ralentissement des embauches nettes dans le privé en août, alors que gouvernement, économistes, et investisseurs attendent de voir ce secteur prendre le relais de l'Etat pour faire repartir l'économie.
Le chômage de longue durée (plus de six mois), dont la généralisation inquiète les dirigeants de la banque centrale (Fed), touchait 42% des chômeurs fin août, selon le ministère.
Autre précision d'importance: le chiffre officiel du chômage ne donne qu'un aperçu très limité de la réalité des difficultés que rencontrent des millions de familles américaines.
En effet, en incorporant les chômeurs dits «découragés» et les autres personnes exclues du décompte de la population active pour diverses raisons ainsi que celles que la conjoncture contraint de travailler à temps partiel faute de mieux, le taux de chômage "réel" atteignait 16,7% fin août, soit 0,2 point de plus qu'en juillet.
(Source AFP)
-
La Chapelle Sixtine victime de son succès
Revenir à la liste des articles
Les dangers encourus par le chef-d’oeuvre de Michel-Ange sont apparus cet été pendant un dépoussiérage.
La Chapelle Sixtine, célèbre dans le monde entier pour ses fresques de Michel-Ange sur la création du monde et le Jugement dernier, souffre de son succès: c’est le cri d’alarme lancé par le directeur des Musées du Vatican, Antonio Paolucci. «Il y a une pression due à la présence humaine excessive et nous devons la contrôler de manière attentive et efficace», a déclaré Paolucci, soulignant qu’il y a «4,5 millions» de visiteurs par an au rythme de «15.000 à 20.000 par jour».
Les dangers encourus par le chef-d’oeuvre que Michel-Ange a peint entre 1508 et 1512, et qui orne la salle où se déroule le conclave pour l’élection des papes, sont apparus cet été pendant un dépoussiérage. «Les humains respirent, transpirent et la poussière et l’humidité mettent les fresques en danger», relève-t-il. Une mise en garde un peu paradoxale alors que les Musées du Vatican ouvrent de nouveau en nocturne les vendredis de septembre et octobre. «Ceci concerne un nombre réduit de personnes et permet de répartir l’impact du public», répond Paolucci.
Ce dernier n’imagine pas non plus de réduire le nombre des visiteurs, estimant que «cela ne serait pas juste» alors que les touristes viennent du monde entier pour contempler les fresques. «Nous devons faire tout notre possible pour protéger la Chapelle Sixtine et ce n’est pas impossible», affirme-t-il, tout en écartant une nouvelle restauration en profondeur comme celle faite à la fin du siècle dernier. Il demande de «déployer pour la conservation de ce patrimoine pas moins de créativité et d’intelligence que celles des artistes qui l’ont réalisé», relevant qu’«aujourd’hui, les moyens offerts par la science et la technique sont potentiellement infinis». Et Paolucci se déclare optimiste: «l’argent, nous le trouverons. Pour la Chapelle Sixtine, personne ne se dérobe».
(Source AFP)
-
Pas de pollution après l'incendie d'une plateforme pétrolière dans le golfe du Mexique
Revenir à la liste des articles
Les garde-côtes américains ont indiqué jeudi qu'aucune nappe de pétrole n'était visible près de la plateforme secouée par une explosion dans le golfe du Mexique et que l'incendie qui s'y consumait était désormais éteint.
«L'incendie est éteint, les hélicoptères des garde-côtes sont sur place et les navires sur place ne signalent aucune nappe visible dans l'eau», a dit le capitaine Peter Troedsson, un responsable des garde-côtes. «Il n'y a pas de traces de fuites, mais nous continuons à enquêter et à surveiller la situation pour être certains que cela ne changera pas», a-t-il ajouté.
Les 13 employés de la plateforme rescapés avaient signalé dans un premier temps la présence d'une petite nappe de pétrole d'1,5 kilomètre de long et de 3 mètres de large, mais les garde-côtes n'en ont pas trouvé trace.
Un porte-parole de Mariner Energy, la compagnie propriétaire de la plateforme, avait lui aussi indiqué qu'aucun signe de pollution n'était visible. Le gouverneur de Louisiane Bobby Jindal a dit que Mariner Energy l'avait assuré que les sept puits en activité sur la plateforme ont été fermés.
«Nous travaillons avec les garde-côtes pour nous assurer que les activités sur la plateforme ont effectivement été suspendues et que rien ne s'échappe dans la mer», a noté Bobby Jindal.
Les 13 employés secourus
Les 13 employés se trouvaient à bord de la plateforme lorsque celle-ci a pris feu à 9h19 locales (14h19 GMT). Ils ont réussi à s'échapper en se jetant à l'eau. Ils ont tous pu être secourus et ont été transportés dans un hôpital sur la terre ferme. Barry Lane, un autre responsable des garde-côtes, a dit ne pas disposer d'informations sur leur état de santé, mais un des hommes aurait été blessé.
La plateforme est située à quelque 130 km au sud de Vermilion Bay, en Louisiane (sud des Etats-Unis). Elle opérait en eaux peu profondes (135 m) mais ne forait pas au moment de l'accident, a indiqué Mariner Energy. Elle produit environ 1.400 barils de pétrole et plus de 250.000 m3 de gaz par jour.
L'accident survient plus de quatre mois après l'explosion puis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon de BP - également située dans le golfe du Mexique - en avril, qui avait fait 11 morts et provoqué la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis.
La Maison Blanche a de son côté indiqué qu'elle suivait l'évolution de la situation. «Nous allons continuer à rassembler les informations. Nous avons bien évidemment des moyens prêts à être déployés dans le cas où une pollution marine serait signalée», a dit Robert Gibbs, le porte-parole de Barack Obama.
Parallèlement, les responsables de la commission de l'Energie et du Commerce de la Chambre des représentants ont convoqué Scott Josey, le président de Mariner Energy au Congrès le vendredi 10 septembre. La commission lui «demande une réunion sur l'incident et ses éventuelles causes», écrivent les élus Henry Waxman, Bart Stupak et Edward Markey.
(Source AFP)
-
Potigny ou rien
Revenir à la liste des articles
Il fut un temps où le jeune écrivain voulait être «Chateaubriand ou rien». Il était décidé à faire table rase de la vieille littérature. Le jeune écrivain voulait anéantir la langue pour la faire renaître. Il serait Lautréamont, ou Céline, ou personne. Il se taillerait un chemin de gloire à coups de plume. A nous deux, Paris !
Les temps ont sensiblement changé. Le roman n’offre plus de nouveaux horizons, le commerce du livre triomphe, le conseiller Pôle Emploi du jeune écrivain s’impatiente. L’ambition n’est plus l’immortalité ou la révolution, mais la survie. Il faudrait crier : «Je veux être Guillaume Musso ou rien», mais les mots restent coincés dans la gorge. Le jeune écrivain arrive au moins cinquante ans trop tard. Désormais, l’objectif du jeune écrivain est de décrocher une «résidence d’écriture». Pas à la Villa Médicis où les places sont trop chères, ni même au collège de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault) où la concurrence est féroce. Non, il voudrait juste une petite résidence discrète en province où, pour quelques semaines, il pourrait faire comme s’il gagnait vraiment sa vie avec sa prose, et comme si la littérature avait encore un avenir. Est-ce trop demander ?
Nous sommes heureux de lui apprendre que la communauté de communes du Pays de Falaise offre l’an prochain une «résidence d’écriture jeunesse» en Basse-Normandie. Sa durée sera de quatre-vingt-dix jours à caser entre le 15 janvier et le 15 juin. «L’auteur sera hébergé en appartement à Potigny, commune de 1 800 habitants, précise l’appel à candidature. Son attention est attirée sur le fait que le logement est situé sur un territoire rural.» Nous traduisons : Potigny (Calvados) est un triste bout du monde qui ne peut prendre le risque d’accueillir un littérateur suicidaire. «En dehors de son travail de création, l’auteur acceptera de consacrer un tiers de son temps à des actions d’animation et de médiation : atelier d’écriture en milieu scolaire, rencontres lors du salon du livre de la région, etc.» Ainsi les écoliers de la communauté de communes du Pays de Falaise pourront-ils voir quel genre de déchéance attend ceux qui auraient l’idée saugrenue de consacrer leur vie à l’écriture, plutôt que de devenir concepteur de jeux vidéo ou technico-commercial. «L’auteur se verra attribuer 8 000 euros pour les quatre-vingt-dix jours de résidence.» Pas mal, car l’auteur sera aussi logé, nourri et défrayé de ses déplacements. Mais attention : elle sera grande, à chaque instant, la tentation de fourrer sa valise dans le coffre et de décamper par la N 158 quatre-voies qui vient opportunément frôler le village.
S’enfuir, d’accord. Mais pour aller où ? Pour faire quoi ? S’il faut un lieu pour en terminer avec la littérature, pourquoi pas Potigny. On y ressent aussi bien qu’ailleurs la vacuité de ce début de siècle, l’essoufflement de l’art romanesque et la rigueur du temps. Potigny, Potigny ! Ô terrible village / Où crèvent les illusions de nos jeunes années / Mais il ne sert à rien de se mettre à pleurer / L’important désormais : éviter le chômage.
A nous deux, Potigny !
-
Wikipédia révèle le secret de «La Souricière» d'Agatha Christie
Revenir à la liste des articles
Le site dévoile l’intrigue de la pièce de la romancière britannique, un secret jusqu'ici bien gardé.
Le site dévoile l’intrigue de la pièce de la romancière britannique, un secret jusqu'ici bien gardé.
Shocking, very shocking! Un des mystères probablement le mieux gardé du Royaume-Uni vient d’être percé. La Souricière (The Mousetrap), pièce de théâtre d’Agatha Christie, d’abord créée en 1947 pour la BBC, puis adapté au théâtre en 1952, avec Richard Attenborough. L’oeuvre est inspiré d’un fait divers réel: la mort, en 1945, d’un jeune homme alors qu’il séjournait chez des fermiers du Shropshire.
Depuis 1974, la pièce se joue tous les soirs dans un petit théâtre londonien, le St. Martin, non loin de Covent Garden. Les spectateurs sont invités à garder secrète l’intrigue de La Souricière. Car comme toujours dans l’oeuvre de la romancière, il y a un meurtre et donc un meurtrier, dont l’identité n’est dévoilée qu’à la dernière ligne. Sauf qu'un petit malin a brisé le mystère en révélant sur le site Wikipédia (anglais) le nom de l’assassin.
Déjà des pétitions de fans circulent pour supprimer la mention dans la note en question. Le petit-fils d’Agatha Christie estime «regrettable» qu’on la laisse en ligne. «Ma grand-mère s’agaçait toujours de ce que des morceaux de ses livres ou ses pièces de théâtre aient été dévoilés. C’est dommage que cette publication, si l’on peut dire, dépouille potentiellement du plaisir que des personnes auraient eu en allant voir la pièce.»
De son côté, Wikipédia ne semble pas s'en offusquer plus que ça. Un dirigeant de l’encyclopédie en ligne a déclaré: «Notre objectif est de récolter et de divulguer des connaissances et dans ce cas, il est extrêmement facile de contourner la vérité sur l’assassin : il suffit de ne pas lire la partie concernée. Demander à Wikipédia de ne pas révéler l’intrigue équivaut à demander à un libraire de retirer ses rayons le copies de La Souricière sous prétexte qu’on pourrait y aller pour lire le final.»
Depuis sa création, la pièce a été jouée près de 24000 fois. Espérons que cette wiki-bavure ne va pas nuire à son succès.
Revenir à la liste des articles
- Libération Expresso ?
Expresso est le concentré de Libération destiné aux téléphones et terminaux mobiles. Servi toutes les 30 minutes, Expresso vous permet d'emporter partout, avec vous, les dernières nouvelles de Libération. - Comment ça marche ?
Emportez Libération Expresso partout o&ucute; vous allez. Avant de partir, rendez-vous sur la page http://iphone.liberation.fr depuis votre téléphone portable ou votre terminal mobile ; chargez les 12 dernières infos. Emportez-les avec vous, et lisez-les en mode déconnecté où vous voulez, quand vous voulez. - Ça ne marche que sur les iPhones ?
Libération Expresso est particulièrement adapté à l'iphone mais le service est évidemment disponible sur la grande majorité des téléphones et terminaux mobiles disposant d'un navigateur web supportant le Javascript et d'une connexion GPRS, EDGE ou 3G.

