-
Police et flashball: le rapport qui met en garde
Revenir à la liste des articles
La Commission nationale de déontologie de la sécurité juge «disproportionnée» l'utilisation de cette arme contre des manifestants à Montreuil en juillet 2009.
L’utilisation de flashball lors de heurts qui avaient opposé en juillet à Montreuil des membres de forces de l’ordre et des manifestants n’était «pas indispensable et proportionnée à la menace», estime dans un avis rendu le 15 février la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), autorité indépendante veillant au respect de la déontologie par les professions de sécurité.
Dans la journée du 8 juillet, des heurts avaient opposé des membres des forces de l’ordre et des manifestants soutenant les occupants d’une clinique désaffectée expulsés un peu plus tôt à Montreuil. Joachim Gatti, 34 ans, qui participait à ce rassemblement, avait perdu un œil à la suite d’un tir de flashball.
Un policier de la brigade anticriminalité (BAC) avait été mis en examen fin septembre pour «violences volontaires». La CNDS «estime que l’utilisation des flashball par MM. MG et PLG (le brigadier et le gardien de la paix) n’était pas indispensable et proportionnée à la menace», selon ce rapport.
«Elle considère surtout, au vu des témoignages précis recueillis, que le cadre légal d’emploi n’était pas respecté pour ce qui concerne l’un des tirs du gardien de la paix», poursuit la CNDS, qui recommande «de ne pas utiliser cette arme lors des manifestations sur la voie publique, hors (des) cas très exceptionnels».
Règles d'utilisation
La CNDS, avait été saisie en juillet par le député et ex-maire de Montreuil Jean-Pierre Brard (apparenté PCF). Dans une lettre au ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, Jean-Pierre Brard estime que «le dysfonctionnement constaté met en cause l’ensemble de la hiérarchie et (qu’) il ne serait pas juste que les sanctions à venir ne pèsent que sur les fonctionnaires présents lors de l’opération, même si leur appréciation de la situation et les réponses qu’ils y ont apportées doivent être sanctionnées».
Dans une enquête de l’Inspection générale des services (IGS, «police des polices»), des experts avaient indiqué que des policiers n’avaient pas respecté les règles d’utilisation du flashball, en vigueur dans la police, lors du tir incriminé.
A Nantes également, un policier a été récemment mis en examen pour «violence volontaire avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique» dans le cadre de l’enquête ouverte après la blessure d’un lycéen par un tir de flashball lors d’une manifestation en 2007.
-
Ali Soumaré a un casier vierge
Revenir à la liste des articles
... Et aussi: Aubry dénonce les «pratiques» de Nicolas Sarkozy en campagne, un sondage donne Jean-Paul Huchon vainqueur avec 60% des intentions de vote, au second tour en Ile-de-France.
Libération.fr
«Multirécidiviste» au casier vierge
«Néant»: Voilà ce qui s’inscrit sur le bulletin n°2 du casier judiciaire d’Ali Soumaré, tête de liste (PS) du Val-d’Oise, que le Canard Enchaîné publie ce mercredi. Ce volet du casier judiciaire peut être consulté par certaines administrations, les autorités militaires, notamment en cas d’embauche. Il fait un premier tri - par rapport au B1, réservé aux autorités judiciaires, qui comporte le relevé intégral des condamnations - et exclut les mesures éducatives quand la personne était mineure, les contraventions, etc. Les peines ayant fait l’objet d’une réhabilitation, n’y figurent pas non plus. Voilà pourquoi le vol de 1999 pour lequel le socialiste a été condamné n’est plus mentionné sur son casier. Soumaré avait été traité de «délinquant multirécidiviste» par deux élus UMP qui lui ont mis attribuent 5 condamnations ou procédures, pour la plupart à tort. La semaine dernière, le directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, a annoncé qu’il avait ouvert «une enquête interne» sur la façon dont le tandem du Val-d’Oise s’était procuré ces informations.
Montebourg voit en Frêche le candidat de la droite
Le député PS, Arnaud Montebourg, accuse le président (divers gauche) de la région Languedoc-Roussillon de «préférer séduire les électeurs de droite et d’extrême droite». Il en veut pour preuve la profession de foi de Georges Frêche qui «témoigne de cette dépolitisation absolue» et «son langage [qui] reprend les thèmes de l’extrême droite méridionale». «Tout démontre qu’il est désormais le deuxième candidat de la droite», ajoute Montebourg pour qui Frêche «pourra ainsi augmenter ses chances de devenir enfin ministre de Nicolas Sarkozy». (Crédit: AFP Remy Gabalda)
A cause de Sarkozy, Aubry craint pour la République
Au lendemain du déplacement dans le Doubs de Nicolas Sarkozy et alors que celui-ci pourrait accorder une interview au Figaro magazine samedi, Martine Aubry dénonce des «pratiques» qui font «trembler la République». «Comme il n’y a pas de cap, comme il y a des divisions, il revient sur le terrain. A la limite, il en a le droit, même si, pour moi, quand on est élu président de la République, on n’est pas partisan. Bien sûr, on a des idées, on les défend, on a des amis, mais on est le président de tous les Français», a sermonné la première secrétaire du PS sur France Inter.
(Nicolas Sarkozy avec Alain Joyandet, tête de liste UMP en Franche-Comté, mardi à Pontarlier. Crédit: Philippe Wojazer/Reuters)
Elle demande que les frais engagés pour sa sécurité lors de son déplacement en Franche-Comté, à cinq jours du premier tour, qui sont «payés par l’Elysée et par les contribuables, soient mis dans les frais de campagne de ses partenaires».
Huchon stable, Pécresse en baisse
(Crédit: Thomas Samson/Reuters)
La liste UMP en Ile-de-France, menée par Valérie Pécresse, reste en tête des intentions de vote au premier tour, à 30%, mais perd deux points, selon un sondage TNS Sofres/Logica pour Le Monde, Radio France et France Télévisions. Son rival PS, le sortant Jean-Paul Huchon est, lui, toujours crédité de 26% des intentions de vote alors qu’Europe Ecologie avec Cécile Duflot gagne 4 points à 18%. Aucune autre liste ne franchirait la barre des 10%. Au second tour, Huchon est donné largement vinqueur par 60% (+2) des voix contre 40% (-2) à Valérie Pécresse.
Sondage réalisé du 6 au 8 mars par téléphone auprès de 700 personnes inscrites sur les listes électorales (méthode des quotas).
-
Le contrôleur des prisons s'alarme de la «vision maximaliste de la sécurité»
Revenir à la liste des articles
Jean-Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation de liberté, présente son deuxième rapport annuel ce mercredi. Les principaux points.
Il a reçu 1272 lettres de saisines en 2009. Il a ouvert 734 dossiers. Visité 215 lieux de privation de liberté: prisons mais aussi hôpitaux psychiatriques, locaux de garde à vue, centres de rétention administrative… Il a aussi souvent mis «les pieds dans le plat», comme il dit. Jean-Marie Delarue, le contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) a été l’un de ceux qui a fait monter le débat sur la garde à vue. «Pour certains policiers, elle a un aspect "première sanction"». On a tellement dit de chose sur l’impunité, qu’il peut parfois y avoir un côté: «Tu vas voir mon gaillard, je vais te faire passer un sale quart d’heure.» Dans cette logique, évidemment, il n’y a aucune raison d’améliorer les conditions matérielles des locaux de GAV…
Il livre aujourd’hui son deuxième rapport annuel, où il décrypte notamment «les politiques d’effroi» en vigueur dans certains lieux, qui écrasent toute dignité des personnes incarcérées. «Les règles de la discipline en captivité (garde à vue, prison…) ont été conçues il y a longtemps. Si les établissements où elles sont mises en œuvre et les personnels qui doivent les appliquer ont beaucoup évolué, le fondement même de ces règles n’a guère été modifié. Sans doute est-il temps de penser à en adapter les principes à ceux de notre temps.»
Les «politiques de l’effroi»
Lors de son dernier rapport, Jean-Marie Delarue estimait: «La sécurité est un ogre jamais rassasié qui mange trop de droits de la personne.» Cette fois le contrôleur tente de débrouiller les racines de cette «vision maximaliste de la sécurité». Et soulève un paradoxe. Les mesures de la dangerosité des détenus sont de plus en plus rationalisées. «Se multiplient les instruments destinés à donner, de manière la plus précise possible, des éléments de personnalité sur la population privée de liberté», une observation comportementale faite de commissions pluridisciplinaires, de cahiers électroniques de liaison…
Pourtant les attitudes du personnel varient, de manière arbitraire, d’un lieu à l’autre. Dans tel commissariat la mise de menottes pour une garde à vue sera quasi automatique et dans tel autre très circonstanciée par exemple. Il y a les «traditions» – «Il n’est guère possible pour un jeune arrivant de contester ce que les anciens vous prescrivent comme consignes», écrit le rapport. Il y a aussi les sanctions disciplinaires contre le personnel, menées à charge. L’enquête disciplinaire doit définir les responsabilités en cas d’agression, d’évasion.
Pour être sûr de ne pas faillir et de n’être pas sanctionné, le surveillant va donc «aligner le traitement de la masse des captifs sur le comportement» du plus dangereux, du plus «hardi d’entre eux». A contrario, «il n’y a guère de poursuites disciplinaires, sauf dans le cas de violences avérées, pour méconnaissance de la dignité des personnes», note le rapport.
Ce qui explique que les policiers continuent à demander aux gardées à vue d’ôter leur soutien-gorge en cas de suicide. Qu’on entrave les prisonniers pour les mener à l’hôpital. «La question est de savoir si les garanties prises en matière de sécurité, qui tendent toujours à davantage fragmenter les personnes, à les isoler, à les soumettre à de nouvelles contraintes, à amenuiser leurs relations sociales, bref, à provoquer leur "effroi", comme on l’énonçait jadis, sont le meilleur chemin de parvenir au but recherché.»
Les illusions de la vidéosurveillance
Et leur corollaire: «Quelle est la sphère de la vie privée dans un lieu de privation de liberté?» 120 caméras dans la maison d’arrêt de Corbas, 150 au centre de détention de Roanne. A Mont de Marsan, les cours de promenade, le local d’accueil des familles, les cantines, les cuisines, l’unité de consultation et de soins ambulatoires, les parloirs d’avocat sont mis sous surveillance vidéo.
Dans une unité de soins intensifs psychiatriques on a multiplié les caméras dans le sas d’entrée des visiteurs, dans la salle de détente mais aussi dans les chambres des patients. «Dans ces dernières, une caméra et un micro sont installés au plafond», reliés à la salle de soins. «L’outil technologique exerce une véritable fascination pour nos contemporains», pointe le rapport. La caméra est censée «atténuer les effets des carences humaines», prévenir les agressions, assurer la protection des personnels, permettre la recherche des responsabilités en cas d’incidents… mais aussi «faire face aux réductions d’effectifs». Or, la caméra, symbolise aussi «la déshumanisation des rapports». La technique se substitue à la responsabilité des personnes.
«Les centres pénitentiaires "modernes" sont l’illustration du recul de l’ "humain"»: des caméras en grand nombre surveillent toutes les circulations. Les surveillants, qui ne sont pas toujours affectés à un même bâtiment,’ont plus de contact personnalisé avec les détenus. Le rapport donne quelques recommandations: «Le droit à l’intimité justifie l’interdiction de tout système de vidéosurveillance dans les lieux suivants: les locaux où se pratiquent des examens médicaux, les locaux de fouilles, les WC, les parloirs familiaux (…) Les locaux d’hébergement, véritables lieux d’habitation où les captifs demeurent ne doivent pas être couverts par la vidéosurveillance. Les seules exceptions possibles peuvent concerner les locaux de garde à vue et de dégrisement et de retenue douanière.»
Le travail comme méthode de tri
A l’automne dernier, le Parlement votait, dans la loi pénitentiaire, un article instaurant l’obligation d’activité en prison, «qui rend quelque peu perplexe» le Contrôleur. Tout détenu est tenu d’exercer au moins une des activités (travail, sport, formation…) que lui propose le chef d’établissement. Le rapport du CGLPL prouve en réalité le paradoxe –pour ne pas dire l’absurdité– du système. Les longues listes d’attente le prouvent: «L’offre de travail est en général faible et insuffisante.» Dans les maisons d’arrêt visitées en 2009 le taux d’occupation «oscille entre 9% et 35%». «Le travail en milieu pénitentiaire est en 2009 touché de plein fouet par la crise économique et financière.»
Le travail proposé est par ailleurs sous-payé. «La moyenne générale de l’ensemble des rémunérations du service général au centre pénitentiaire de Lorient a été de 164,5 euros par personnes pour les 5 premiers mois de 2009.» A la maison d’arrêt de Béthune, les travailleurs sont payés à la pièce: «A titre d’exemple, au moment de la visite, deux des travailleurs chargés de regrouper et attacher les enveloppes par paquets, reçoivent 4 euros par série de 1000 enveloppes, ce qui leur rapporte 6 à 10 euros bruts par jour.»
Généralement, les indigents ou les détenus qui doivent rembourser une partie civile sont prioritaires… Mais «la rareté de l’offre accroit la dépendance du malade ou du prisonnier à l’égard de l’administration». Celle-ci est souvent amenée à pratiquer le régime de la «faveur» et de privilégier telle ou telle catégorie ou même tel ou tel individu. La «distribution» d’activités fait partie de ces transactions qui permettent de gérer «au mieux» l’établissement. L’offre de travail devient un moyen de pression important. «Aujourd’hui de fait, les activités génèrent des situations d’inégalités très fortes.»
D’autant plus que l’exercice d’un emploi en prison peut être un argument déterminant pour obtenir une réduction de peine. Quant au texte de loi, soit il obligera «à la mise en œuvre de moyens nouveaux, d’effectifs supplémentaires et aussi sans doute d’une autre conception de la discipline qui consisterait à laisser d’avantages d’initiatives et de responsabilités au détenus». Soit elle ne sera que «faux-semblants».
-
Le nombre de millionnaires américains en hausse de 16% en 2009
Revenir à la liste des articles
Il avait chuté de 27% en 2008. L'an passé, 7,8 millions de ménages américains disposaient d'un million de dollars ou plus d'avoirs disponibles.
Le nombre de millionnaires aux Etats-Unis a grimpé de 16% en 2009 après une chute de 27% l'année précédente, selon une étude publiée mardi.
L'an dernier, environ 7,8 millions de ménages américains disposaient d'un million de dollars ou plus d'avoirs disponibles, sans compter le capital investi dans leur résidence principale, selon ce rapport publié par la société de conseil Spectrem Group.
C'est 1,1 million de plus qu'en 2008, année où le nombre de millionnaires américains a chuté en même temps que l'économie dans son ensemble, atteignant son plus bas niveau depuis 2003, soit 6,7 millions de ménages.
«Bien que [le nombre de millionnaires] soit encore loin de son record de 9,2 millions de personnes en 2007, la hausse observée en 2009 n'en constitue pas moins une nouvelle bienvenue pour une économie encore en phase de reprise», a commenté George Walper Junior, président de Spectrem Group.
Le nombre de ménages dont les avoirs disponibles excèdent 5 millions de dollars a également augmenté l'an dernier de 17%, passant de 840.000 en 2008 à 980.000 en 2009.
Quant au nombre de ménages disposant d'un demi-million de dollars ou plus, il a augmenté de 12% en 2009 pour atteindre 12,7 millions.
Les millionnaires américains ont 62 ans en moyenne, 67 pour ceux qui disposent de cinq millions de dollars ou plus. La moyenne d'âge des Américains «aisés» (plus de 500.000 dollars) est de 58 ans.
Parmi les très riches, la profession la plus représentée est celle de dirigeant ou cadre dirigeant d'entreprise: c'est le cas pour un quart des personnes disposant de 5 millions de dollars.
Plusieurs milliers de foyers ont été interrogés pour les besoins de cette étude, dont 1.089 étaient millionnaires et 523 disposaient d'un capital compris entre 5 et 25 millions de dollars.
(Source AFP)
-
La presse israélienne éreinte Benjamin Netanyahu
Revenir à la liste des articles
La presse israélienne accuse mercredi le gouvernement Netanyahu de «torpiller» les relations cruciales avec l'allié américain après le feu vert à des projets de colonisation, un éditorialiste parlant de «crachat au visage» du vice-président américain Joe Biden.
Joe Biden «était venu pour tenter de faire passer le courant entre Jérusalem et la Maison Blanche, lever les doutes et créer des relations de confiance. Et nous l'avons perdu aussi, lui qui était à Washington l'ami le plus proche de Netanyahu», écrit le quotidien Maariv en parlant en Une du «malaise» israélo-américain.
Interrogé à la radio, l'un des éditorialistes vedettes du journal Yediot Aharonot, premier quotidien en Israël, Shimon Schiffer, a parlé de «crachat au visage de Biden», en visite en Israël et dans les territoires palestiniens pour tenter de relancer le processus de paix avec les Palestiniens.
Le Premier ministre Benjamin «Netanyahu est incapable de mener un véritable dialogue avec les Américains. Biden est venu pour exprimer son soutien à Israël face à l'Iran et sa visite a été torpillée», a fustigé l'éditorialiste.
Selon le Yediot Aharonot, Joe Biden a envisagé d'annuler sa participation avec son épouse à un dîner offert par le couple Netanyahu à la résidence officielle à Jérusalem mardi. Le couple Biden est arrivé avec plus d'une heure de retard au dîner, un geste qui «en termes diplomatiques s'appelle de la grossièreté», relève le Maariv.
Gifle
«Amateurisme, négligence et probablement aussi cynisme expliquent comment une grave crise a pu surgir, provoquant l'embarras du Premier ministre et ruinant la visite de Joe Biden», accuse le Yediot. Benjamin Netanyahu a eu beau expliquer à son hôte qu'il ignorait que le projet de colonisation serait annoncé, «les Américains pensent que cette annonce n'est pas fortuite».
Le ministère de l'Intérieur a approuvé mardi la construction de 1.600 nouveaux logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-est annexée. Pour Israël Hayom, quotidien pro-Netanyahu, «il n'y a aucune intention de mettre Biden dans l'embarras».
A gauche, en revanche, le Haaretz parle d'«une gifle qui retentit dans le monde entier» à propos de la condamnation par Joe Biden du projet. «Le vrai problème n'est pas que Netanyahu cherche des noises avec le meilleur ami d'Israël, mais qu'il ne gouverne pas ou qu'il ne veut pas gouverner à Jérusalem».
Sur le plan diplomatique, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon «condamne» le projet israélien de construction de nouveaux logements à Jérusalem-est et considère que toutes les colonies sont «illégales», selon un communiqué. Joe Biden a lui accusé Israël de «saper la confiance nécessaire» au dialogue israélo-palestinien.
(Source AFP)
-
Aung San Suu Kyi pourrait être exclue de son parti
Revenir à la liste des articles
La nouvelle loi électorale élaborée par la junte stipule que quiconque purge une peine de prison ne peut appartenir à une formation politique.
L'opposante Aung San Suu Kyi, déjà écartée des prochaines élections en Birmanie et maintenue en résidence surveillée par la junte au pouvoir, risque désormais son exclusion pure et simple de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND).
Les militaires ont révélé le contenu de la loi sur l'enregistrement des partis politiques mercredi, deuxième texte sur une série de cinq qui préparent la tenue des premières élections législatives dans le pays depuis 1990.
Et en dépit des appels de la communauté internationale qui réclame la libération de la prix Nobel de la paix avant le scrutin, la junte a au contraire resserré son étau sur la "Dame" de Rangoun en stipulantque quiconque purge une peine de prison ne peut appartenir à un parti .
Aung San Suu Kyi purgeant actuellement depuis août 2009 une peine de 18 mois d'assignation à résidence, la loi oblige la LND à choisir entre l'exclure de ses instances, ou être dissoute. «J'ai constaté que nous devions exclure Mme Suu. L'attitude (des militaires au pouvoir) est très claire dans la loi», a expliqué à l'AFP Nyan Win, porte-parole de la LND.
Le texte indique aussi que les partis ont 60 jours pour s'enregistrer auprès des autorités. «La LND doit répondre clairement, mais je ne peux pas dire ce que nous allons répondre, a ajouté Nyan Win. J'ai été extrêmement surpris quand j'ai vu cela. Je ne pensais pas que ce serait aussi dur».
La LND avait créé la surprise en 1990, en remportant haut la main des élections, deux ans après le soulèvement populaire de 1988. La junte avait refusé de reconnaître le scrutin et l'opposante a passé depuis pas moins de 14 ans privée de liberté.
Il était clair depuis 2008 que Aung SanSuu Kyi ne pourrait pas se présenter aux élections. La nouvelle Constitution, approuvée juste après le passage du dévastateur cyclone Nargis (138.000 morts ou disparus), écarte toute personne mariée à un étranger. L'époux de Aung San Suu Kyi, le Britannique Michael Aris, est décédé en 1999.
Les religieux aussi exclus
«La loi est bâtie pour garantir la Constitution. Ce sera un énorme problème pour nous, car ils nous demandent d'obéir à une Constitution que nous ne pouvons accepter», a souligné Nyan Win.
Mais un autre cadre de la LND a plaidé, sous couvert de l'anonymat, en faveur de la participation de son parti au scrutin, quelles que soient les restrictions. «Je pense qu'aucun membre du parti ne veut le dissoudre à cause de cette loi», a-t-il ajouté.
La junte exclut aussi des élections les religieux, une mesure visant les moines et les nonnes bouddhistes, meneurs de la «révolte safran» de 2007 qui avait été réprimée dans le sang, faisant au moins 31 morts.
Dans une autre loi, le pouvoir de Naypyidaw a pris le contrôle absolu de la commission électorale, en édictant que chacun de ses membres devrait être considéré par la junte comme «une personnalité éminente» et ne «pas être membre d'un parti politique».
Mardi, les Etats-Unis se sont déclarés «sceptiques sur la possibilité que les élections prévues cette année soient crédibles». «Ce que nous avons vu jusqu'à présent est décevant et regrettable», a ajouté mercredi le secrétaire d'Etat adjoint américain pour l'Asie de l'Est et le Pacifique, Kurt Campbell, depuis Kuala Lumpur.
«La balle est maintenant dans le camp des Nations unies, des Etats-Unis et de la communauté internationale, qui ont appelé le régime à plusieurs reprises à organiser des élections non discriminatoires, libres et justes», a estimé de son côté Aung Din, militant installé aux Etats-Unis.
(Source AFP)
-
Kitano, un parrain à «Libération»
Revenir à la liste des articles
Le cinéaste japonais, qui présente une expo à Paris et un film, est notre rédacteur en chef d'un jour. A découvrir sur l'édition payante de Liberation.fr ou dans le journal papier.
Superstar multimédia au Japon, cinéaste honoré à l’échelle internationale (lion d’or à Venise pour Hana-bi en 1997), artiste contemporain, acteur, producteur, casse-cou, mi-bouffon de prime-time, mi-Playmobil yakusa en costume de tueur froid, Takeshi Kitano, 63 ans, sort un nouveau film (Achille et la Tortue, son quatorzième depuis Violent Cop en 1989), s’expose à la Fondation Cartier à Paris (après Agnès Varda, David Lynch, Patti Smith…) et sonde son existence chargée (un enfant prolo devenu multimillionnaire) et son travail tous azimuts dans un livre d’entretiens, Kitano par Kitano (éditions Grasset, signé de notre correspondant à Tokyo, Michel Temman). Dans le même temps, le centre Pompidou propose une intégrale des films de ce cousin nippon et pop de Jean-Pierre Melville, entre polar planant (Sonatine) et hommage sarcastique au film de samouraï (Zatoïchi, avec les costumes insensés de Yohji Yamamoto).
Takeshi Kitano est donc venu lundi à Libération, journal fan-club depuis les débuts. Un peu endormi, ralenti encore par la traduction et ouaté de tout un entourage. Dont son traducteur en français préféré, Zomahoun Idossou Rufin, Béninois du Japon.
Nommé rédacteur en chef d’un jour, il nous a fait rire. Kitano veut torturer les enfants trop gâtés. Il entend aussi que les films soient divisés entre ceux bons seulement pour les DVD et les autres, les vrais, pour le grand écran. Il aime bien Carla Bruni, le vin et les centrales nucléaires. Il a un visage fixé à tout jamais par les opérations qui ont suivi un grave accident de moto.
Il rit beaucoup et son entourage rit avec lui. Très gentiment, il signe toutes les demandes d’autographes, il se laisse photographier. En quelques minutes, il trace le dessin qui accompagne ses déclarations dans toutes les sections du journal. Le cahier cinéma, grossi pour l’occasion, fait son portrait en dix-huit lettres. Son exposition à la Fondation Cartier est un bric à brac de machines et de baleines transformées en porte-avions. Pour la une, il a fait des trous dans Libé. Pour mieux se cacher. Pour ne montrer que ce qu’il entend montrer.
-
Six Nations: deux changements pour France-Italie
Revenir à la liste des articles
Les entraîneurs du XV de France ont procédé à deux changements dans le XV de départ qui affrontera l'Italie, dimanche au Stade de France lors de la 4e journée du Tournoi des six nations, en titularisant l'ailier castrais Marc Andreu et le centre David Marty.
Andreu (24 ans) a honoré sa première sélection à Cardiff en entrant en jeu à trois minutes de la fin lors de la victoire (26-20) contre le pays de Galles, le 26 février. Il remplace le Clermontois Julien Malzieu, relégué remplaçant.
Marty (27 ans, 28 sélections), remplaçant lors des trois premiers matches du Tournoi, remplace le Parisien Mathieu Bastareaud dans le XV de départ.
Le pack est intégralement conservé avec une première ligne Mas - Servat - Domingo, invariable depuis le début du Tournoi. Le Clermontois Julien Pierre est confirmé en deuxième ligne avec Lionel Nallet, aux dépens de Sébastien Chabal.
Julien Bonnaire, Thierry Dusautoir et Imanol Harinordoquy formeront la troisième ligne devant une charnière Parra/Trinh-Duc confirmée. Le centre Yannick Jauzion, l'ailier Alexis Palisson et l'arrière Clément Poitrenaud sont également maintenus dans le XV de départ.
Le demi de mêlée biarrot Dimitri Yachvili sera remplaçant. Il supplée dans le groupe le Toulousain Frédéric Michalak, opéré mercredi à Toulouse après sa blessure au genou gauche samedi en championnat (Top 14).
Composition du XV de France:
Poitrenaud (Stade Toulousain) - Andreu (Castres), Marty (Perpignan), Jauzion (Stade Toulousain), Palisson (Brive) - (o) Trinh-Duc (Montpellier), (m) Parra (Clermont) - Bonnaire (Clermont), Harinordoquy (Biarritz), Dusautoir (Stade Toulousain, cap.) - Pierre (Clermont), Nallet (Racing-Métro) - Mas (Perpignan), Servat (Stade Toulousain), Domingo (Clermont)
Remplaçants: Szarzewski (Stade Français), Poux (Stade Toulousain), Chabal (Racing-Métro), Lapandry (Clermont), Yachvili (Biarritz), Bastareaud (Stade Français), Malzieu (Clermont)
(Source AFP)
-
A Colombes, l'UMP veut recréer du suspense dans la bataille francilienne
Revenir à la liste des articles
En réunion publique dans les Hauts-de-Seine, Valérie Pécresse, candidate de la majorité présidentielle en Ile-de-France, veut croire encore possible d'inverser la tendance actuelle, favorable à son rival PS, Jean-Paul Huchon.
LAURE EQUY
Elle, fatiguée? Valérie Pécresse surjoue l’étonnement: «Mais non, pourquoi voyons?» Une petite pointe d’agacement tout de même: non, elle ne s’avoue pas convaincue, non, ses colistiers ne se crêpent pas le chignon à longueur de journée. Oui, elle y croit encore, et oui, sa «détermination est sans faille», à peine entamée, à l'écouter, par les sondages qui donnent toujours son rival socialiste, Jean-Paul Huchon, gagnant au second tour. En arrivant à une réunion publique à Colombes (Hauts-de-Seine), la chef de file de l’UMP en Ile-de-France affiche un grand sourire, claque la bise à Rama Yade, numéro deux sur la liste départementale en lui donnant du «ma belle». Et, comme les membres de son équipe, venus en nombre ce mardi soir, s’efforce de jouer le suspense en misant sur les tout derniers jours pour tenter d’inverser la tendance.
En attendant l’entrée en scène de la candidate UMP, les militants distribuent des «cartons jaunes» à Huchon, le président de région sortant, ou montrent fièrement leur badge «les amis de Rama», un petit groupe de dames joue des coudes pour avoir un tee-shirt aux couleurs de Valérie Pécresse. Les colistiers et habituels des Hauts-de-Seine – Patrick Balkany, Patrick Devedjian, président du conseil général, Charles Pasqua, Frédéric Lefebvre, André Santini, Roger Karoutchi, troisième sur la liste du département, etc. – discutent debout, hésitant à se percher sur les tabourets de bar installés sur la scène.
Puis, on fait applaudir le quatuor de ministres candidates, Pécresse, Yade, Nathalie Kosciusko-Morizet et Chantal Jouanno, têtes de liste dans l’Essonne et à Paris. «Surtout Chantal, qui est championne de karaté», lance Pécresse. «C’était totalement inespéré, c’est donc de bon augure pour la suite», plaisantera cette dernière.
«Douze ans de huchonnerie»
Rama Yade, également porte-parole de la campagne de Pécresse, assure, elle, se plaire dans la position de «challenger, d’outsider». Méthode Coué? La secrétaire d’Etat aux Sports renvoie «ceux qui parlent de grand chelem à leur arrogance», voulant croire que «les franciliens rentrent seulement dans la campagne dans la dernière semaine. La campagne n’est pas terminée»… Elle n’aurait même «pas encore commencé», tente Patrick Devedjian: «on ne parle pas des compétences de la région, ni du bilan. Jusque là, on a amusé la galerie avec d’autres considérations que la responsabilité des élus.»
Un bilan qu’André Santini, tête de liste des Hauts-de-Seine résume en «douze ans de huchonnerie, le niveau zéro de la gestion locale». Dénonçant des couacs dans la coalition de gauche à la tête de la région, il soutient que les divisions sont le lot de l’adversaire: «Ils ne sont d’accord sur rien, la gauche d'Ile-de-France, au fond, se hait.» La réunion de la semaine dernière à l’Elysée, à la suite des dérapages d’élus UMP valdoisiens dans l’affaire Ali Soumaré? «Nicolas Sarkozy nous a redit sa confiance et son enthousiasme!» L'UMP à la peine dans les sondages? «Nous ferons mentir les oiseaux de mauvais augure.»
«Solitaire… euh… solidaire»
Mais comment la droite entend-elle déjouer les pronostics alors que, sur le papier, elle aura quasiment fait le plein de ses voix dès le premier tour? «Le second tour n’est pas de l’arithmétique mais de la dynamique. On a besoin de créer la dynamique dès le premier tour», réplique Frédéric Lefebvre, porte-parole du parti sarkozyste. «La question du report de voix va se régler naturellement par le fait que les gens vont voir qu’ils peuvent changer la région», espère Devedjian. Et le ministre de la Relance d’embrayer sur le dossier des transports: «Vous savez que dans le métro, on a rétabli les pousseurs, comme au Japon, pour compresser les gens dans les wagons?», s’alarme-t-il.
«La galère des transports, c’est le plus gros échec de Huchon», dégaine aussi Pécresse, qui réitère sa promesse d’être le «premier contrôleur de la qualité des services» dans les gares. Elle conclut en déclinant ses angles d’attaque censés remobiliser son camp, son mantra pour «intéresser les franciliens dans la dernière ligne droite»: «L’abstention c’est la galère des transports, l’inaction face à la crise, le déni du problème de la sécurité pendant encore six ans.»
Soucieuse d’appliquer la consigne présidentielle de faire bloc autour de la candidate, la brochette de colistiers se serre pour la photo finale. Plus tôt dans la soirée, André Santini avait commis un joli lapsus, vantant une majorité présidentielle «unie, soudée, solitaire… euh… solidaire.»
-
UMP et PS donnés à égalité au premier tour
Revenir à la liste des articles
... Et aussi: Huchon et Pécresse mettent le paquet sur les transports, Mélenchon ne veut pas voir le score du Front de gauche minoré. Queyranne (PS) et Cohn-Bendit (EE) appellent au vote utile et Novelli (UMP) à «ne pas se tromper d'élection».
Libération.fr
Qui sera en tête dimanche?
Le PS en voie de disputer la première place à l’UMP-NC dès le premier tour, selon un sondage Ifop pour Paris-Match diffusé mardi. Les listes socialistes et de la majorité présidentielle sont données à 29,5% d’intentions de vote, mais «un rapport de forces très favorable» à la gauche rend très probable un vote sanction, note l’étude.
«En dépit de l’union des mouvements de droite parlementaire et de la désunion des formations de la gauche, il demeure une incertitude entre le PS et l’UMP quant à l’ordre d’arrivée au soir du 14 mars», écrit l’Ifop. «Les intentions de vote en faveur de l’UMP et ses alliés s’avèrent inférieures au score de la droite parlementaire aux élections régionales de 2004 (34,5%)», ajoute l’institut.
En revanche, la totalisation des intentions de vote pour les listes de gauche s’établit à 52% contre 39,5% pour les listes de la droite parlementaire et de l’extrême droite, relève l’IFOP. Il souligne aussi que 3 électeurs écologistes sur 10 des européennes voteraient PS le 14 mars. «Cette situation doublée de la capacité du Front National à se maintenir et provoquer des triangulaires au second tour dans une dizaine de régions et des insuffisantes réserves de voix susceptibles de bénéficier à l’UMP fragilise fortement cette dernière», conclut l’Ifop.
Europe Ecologie totaliserait 12% des intentions de vote, le FN s’établit à 9% et le Front de gauche à 6%. Le Modem progresse est crédité de 4,5%. Lutte ouvrière, le NPA et les listes d’alliance du NPA et du Front de gauche ont chacun 1,5% des intentions de vote.
Sondage réalisé les 4 et 5 mars par téléphone auprès de 830 personnes inscrites sur les listes électorales (méthode des quotas).
Ministre sur la sellette? Pas sûr
(Crédit: Philippe Wojazer/Reuters)
Nicolas Sarkozy a implicitement écarté, ce mardi, en déplacement dans le Doubs, tout remaniement ministériel d’importance après les régionales. Préparant aussi le terrain en cas de mauvais résultats pour sa majorité. «C’est un grand problème français que de confondre tout le temps les échéances. Elections régionales, conséquences régionales. Elections nationales, conséquences nationales», a plaidé le président de la République. «Il faut arrêter avec cette instabilité ministérielle où on change les ministres tout le temps, où, dès qu’il y a un petit événement, on vous demande des initiatives politiques», a-t-il insisté.
Matin sur le réseau francilien
Ce matin, dès l’aube, à l’heure où les usages sont dans les rames, Jean-Paul Huchon, Valérie Pécresse, leurs têtes de liste y étaient. Opérations «Tous sur les quais» pour le socialiste et «SOS lignes sinistrées» pour la chef de file de l’UMP. Le grand tractage du PS et de ses alliés devait mobiliser les 225 candidats de la liste Huchon et les militants du parti, simultanément dans les stations de métro et gares RER, station Bibliothèque François Mitterrand pour Huchon. Côté UMP, toutes les têtes de listes franciliennes étaient aussi sur le pont, ou plutôt «aux abords des gares des lignes sinistrées».
A lire dans notre cahier spécial Ile-de-France, «Transports, voies sacquées»
Les précautions de Mélenchon
Le président du Parti de gauche s’inquiète. Au soir du premier tour, il craint de voir les instituts de sondage sucrer quelques points au Front de gauche, l’alliance du PG avec le PCF (dans 19 régions), d’autres formations de la gauche radicale et, parfois le NPA, lorsqu’ils rapporteront son score au niveau national. Le hic: «Comment faire à propos du Front de Gauche? Ce n’est pas simple, admet-il. En effet des listes Front de Gauche sont présentes dans 19 régions sur 22. Or, le score obtenu par le Front de Gauche sur 19 régions est rapporté sur 22 régions pour présenter un score national.» Du coup, Mélenchon s’est fendu d’un mail explicatif aux journalistes, qui ont «besoin d’informations claires et assurées» pour éviter que son score soit ainsi «artificiellement minoré» dans les résultats. (Crédit:AFP/Raymond Roig)
Le vote utile, mantra du PS et des Verts
Le président sortant de la région Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne (PS), a appelé lundi à un «vote utile» dès le premier tour, en blâmant un «président de la République qui méprise les régions» et sa «contre-réforme des collectivités territoriales». En meeting à Villeurbanne, il a demandé, en somme, à faire d’une pierre deux coups, pour battre «une droite régionale qui ne propose rien» et une «droite nationale qui s’accomode des salaires mirobolants tout en faisant des économies sur le dos des chômeurs en fin de droits».
En meeting à Strasbourg, le chef de file d’Europe Ecologie Daniel Cohn-Bendit a repris aussi l’argument du vote «utile et stratégique» pour les listes écologistes: «au niveau des territoires pour des régions écologistes et solidaires» et «au niveau national pour changer les vieilles logiques politiques» et «préparer les échéances de 2012».
A lire aussi sur LibéStrasbourg: Aux régionales, Cohn-Bendit voit double.
Et Corinne Lepage, vice-présidente du Modem et patronne de Cap 21, était, elle aussi, venue, lundi soir à Strasbourg, soutenir la liste EE en Alsace: Lepage et Cohn-Bendit ont «mal au ventre» pour Wehrling, tête de liste Modem dans la région.
Quant à Antoine Waechter du Mouvement écologiste indépendant, allié à EE en Alsace, il va scruter les résultats dans le Haut-Rhin où il est historiquement implanté.
Novelli veut re-régionaliser le scrutin
Le secrétaire d’Etat au commerce, qui conduit la liste UMP dans le Centre, a, lui, voulu recentrer sur la région, demandant à «ne pas se tromper d’élection». «La question aujourd’hui n’est pas de sanctionner la politique du président de la République et de son gouvernement mais bien celle de l’exécutif sortant "socialo-communo-écolo" de la région» qui mérite «un triple zéro», a-t-il lancé. (Crédit:AFP/Olivier Laban-Mattei)
... Et aussi
Marine Le Pen, vice-présidente du FN, a traité, sur France Info, les associations antiracistes, comme le Mrap et le Cran, qui demandent l’interdiction d’une affiche du FN en Paca, de «porteurs de valises du gouvernement français qui, à la demande du gouvernement algérien, veut interdire cette affiche».
Non, Yves Jégo, tête de liste UMP en Seine-et-Marne, n’est pas au ski... «Mais à qui profite le mensonge grossier», se demande-t-il, sur son blog, très agacé par le site, les indiscrets.com qui rapporte «une information laiss[ant] à penser que j’aurai lâché la campagne». Valérie Pécresse avait, la semaine dernière, porté plainte contre ce site pour diffamation, concernant des propos qui lui prêteraient une attitude «raciste et homophobe».
Azouz Begag, tête de liste Modem en Rhône-Alpes, n’hésite pas à rapporter sur Twitter, les compliments que lui adresse le président du parti centriste: «"a.Begag est un homme au parcours extraordinaire et donc a la personnalité extraordinaire"f.Bayrou#azouzbegag», twitte-t-il.
-
L'opposition togolaise privée de manifestation
Revenir à la liste des articles
Très peu de militants de l’opposition ont osé braver, hier, l’interdiction de manifester contre les résultats de l’élection présidentielle du 4 mars. Ce scrutin, contesté, a été remporté par le président sortant, Faure Gnassingbé, 43 ans, fils du général Eyadéma, au pouvoir de 1967 à 2005. Hier, un escadron de gendarmes a effectué une descente dans un centre du principal parti de l’opposition, l’Union des forces du changement (UFC).
Les copies des procès-verbaux des 6 000 bureaux de vote ont été saisies, de même que des ordinateurs, privant l’opposition de toutes les preuves de fraudes dans le décompte et la transmission des résultats. Le candidat de l’UFC, Jean-Pierre Fabre, revendique la victoire.
-
Ahmadinejad vient critiquer les États-Unis à Kaboul
Revenir à la liste des articles
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a critiqué mercredi à Kaboul la présence des forces de l'Otan en Afghanistan et s'est moqué du secrétaire américain à la Défense, également en visite dans la capitale afghane, demandant «ce qu'il faisait à 12.000 km» de chez lui.
Arrivé dans la matinée, le chef de l'Etat iranien a rencontré son homologue avant une conférence de presse où il a critiqué, sans jamais les nommer, les Etats-Unis.
«Nous ne voyons pas la présence des forces militaires étrangères comme une solution pour apporter la paix en Afghanistan», a-t-il déclaré, aux côtés de Hamid Karzaï. «La solution passe par le contrôle de la situation par le gouvernement légal d'Afghanistan».
«L'Iran ne joue pas de rôle dans l'insécurité en Afghanistan, nous avons toujours été du côté du gouvernement et du peuple afghans pour la sécurité en Afghanistan», s'est défendu le président iranien.
Double jeu
Répondant à une question d'un journaliste lui demandant de commenter les déclarations de Robert Gates selon lesquelles l'Iran joue un double jeu en Afghanistan, le leader iranien a souri et dit: «La question est plutôt: que faites vous (M. Gates) dans cette région ?»
«Vous êtes à 12.000 km, de l'autre côté de la planète. Vous êtes de l'autre côté de la planète. Que faites-vous ici ? C'est une question sérieuse», a ajouté Mahmoud Ahmadinejad. «Vous êtes là pour arrêter les terroristes ? Si vous êtes là pour une autre raison, vous devez avoir le courage de le reconnaître».
En juin 2009, Robert Gates avait accusé l'Iran de jouer un «double jeu» en se disant l'ami du gouvernement afghan tout en envoyant des armes aux insurgés qui attaquent les soldats de l'Otan.
Le président iranien a retourné l'argument et accusé, sans les nommer, les États-Unis d'utiliser le terrorisme comme «excuse» pour justifier la présence des 121.000 soldats étrangers. «Ils (les Américains) jouent un double jeu. Ils ont eux-mêmes créé les terroristes et disent qu'ils veulent les combattre».
Interêts convergents
«Ils l'ont planifié, leur ont donné de l'argent, leur ont fourni un soutien en renseignements», a déclaré le leader iranien en référence aux talibans et à Al-Qaeda.
De son côté, Robert Gates, interrogé sur la présence du président iranien dans la capitale afghane, a indiqué que les Etats-Unis souhaitaient que l'Afghanistan ait «de bonnes relations» avec tous ses voisins.
Téhéran et Washington, malgré leur antagonisme, ont le même intérêt à empêcher le retour au pouvoir des talibans, mouvement extrémiste sunnite hostile aux Occidentaux mais aussi aux chiites iraniens, qui a gouverné l'Afghanistan de 1996 à 2001 avant d'être chassé du pouvoir par la coalition militaire internationale créée après les attentats du 11-Septembre.
Trois morts à Marjah
Sur le front des violences, un soldat afghan a été tué et deux garde-frontières ont été blessés mercredi par une roquette tiré sur leur base dans la province de Paktika (est), selon le gouvernorat local et le chef de la police provinciale, Dawlat Khan Zadran.
Dans un premier temps, les autorités locales avaient annoncé la mort de trois soldats et de deux garde-frontières. Par ailleurs, trois civils ont été tués dans l'explosion d'une mine artisanale au passage de leur minibus à Marjah, une bourgade de la province du Helmand et épicentre de la vaste offensive lancée le 13 févier par 15.000 soldats de l'Otan et de l'armée afghane.
La bombe a été posée sur la route principale de Marjah. Les quatre blessés sont dans un état grave, selon le porte-parole du gouvernorat, Daoud Ahmadi.
La veille au soir, deux soldats de l'Otan avaient péri dans un attentat suicide perpétré par un kamikaze habillé en garde-frontière dans une base conjointe des Afghans et de l'Otan, dans la province voisine de Khost, près de Paktika. Les talibans ont revendiqué les attaques de Khost et de Paktika.
(Source AFP)
Revenir à la liste des articles
- Libération Expresso ?
Expresso est le concentré de Libération destiné aux téléphones et terminaux mobiles. Servi toutes les 30 minutes, Expresso vous permet d'emporter partout, avec vous, les dernières nouvelles de Libération. - Comment ça marche ?
Emportez Libération Expresso partout o&ucute; vous allez. Avant de partir, rendez-vous sur la page http://iphone.liberation.fr depuis votre téléphone portable ou votre terminal mobile ; chargez les 12 dernières infos. Emportez-les avec vous, et lisez-les en mode déconnecté où vous voulez, quand vous voulez. - Ça ne marche que sur les iPhones ?
Libération Expresso est particulièrement adapté à l'iphone mais le service est évidemment disponible sur la grande majorité des téléphones et terminaux mobiles disposant d'un navigateur web supportant le Javascript et d'une connexion GPRS, EDGE ou 3G.

