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Cyclones: pas plus nombreux mais plus violents et plus destructeurs
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Fay, Gustav, Hanna, Ike et peut être Joséphine: en moins de trois semaines, tempêtes tropicales et cyclones ont déferlé sur l'Atlantique nord. Comme si chaque jour amenait sa nouvelle menace de désolation. Le nombre de cyclones dans le monde augmente-t-il et cela est-il dû au changement de climat de la planète? Frank Roux, spécialiste des cyclones au laboratoire d'aérologie de Toulouse et professeur à l'Université Paul-Sabatier, fait le point.Y a t-il une augmentation du nombre de cyclones?Ce qu'on constate, c'est un niveau d'activité cyclonique beaucoup plus important depuis 1995 sur l'océan Atlantique. Une activité plus importante en nombre d'événements et en intensité, par rapport à ce qu'on a observé dans cette zone depuis 1970.
Frank Roux, climatologue au laboratoire d'aérologie de Toulouse, revient sur la saison cyclonique.
Recueilli par E.Pa
Mais le bassin Atlantique est un cas très particulier par rapport au reste du monde. L'augmentation de l'activité cyclonique n'est pas un phénomène global sur la planète. Par exemple, dans le Pacifique nord-ouest, le bassin le plus important pour l'activité cyclonique-, on observe plutôt une diminution du nombre d'événements et dans tous les autres bassins (nord de l'océan indien par exemple), le nombre de cyclones est stable.
Peut-on lier cette augmentation de l'activité cyclonique dans l'Atlantique nord au réchauffement climatique?
Plus globalement, la question du lien entre activité cyclonique dans le monde et réchauffement du climat fait l'objet d'un vif débat dans la communauté scientifique internationale et il ne se dégage pas, pour l'heure, de consensus dans un un sens ou dans l'autre. Certains pensent que la hausse de la température des océans va augmenter le nombre des cyclones puisque les cyclones naissent d'un déséquilibre entre la température des océans et celle de l'atmosphère. Mais cela n'est pas du tout établi.
Pourquoi?
L'océan Atlantique est vraiment un cas particulier: il est doté d'une oscillation de températures très singulière. En gros, les eaux de l'Atlantique sont plus chaudes de 0,5 à 1° depuis 1995 par rapport à la période allant de 1970 à 1995 . Et cette augmentation, en théorie, suffit à elle seule à expliquer l'augmentation de l'activité cyclonique dans la zone. Certains laboratoires qui travaillent sur la prévision d'activité cyclonique, en prenant en compte une série de paramètres (températures moyennes, pluviomètrie, El Nino...), avaient prévu pour 2008 une activité plus intense sur le bassin Atlantique : 12 ou 13 cyclones, soit plus que la moyenne qui est de dix par an dans cette zone (sur un total moyen de 45 cyclones dans le monde par an). Avec Ike, on en est au 9e cyclone et si ces prévisions se vérifient, l'année 2008 sera comparable aux années 2005 et 2006. Soit bien en dessous de ce qui s'est produit en 2005 , l'année de Katrina, où il y a eu 24 cyclones dans le bassin Atlantique.
Une étude publiée dans la revue Nature la semaine dernière faisait état de travaux de trois chercheurs américains établissant que le nombre et l'intensité des cyclones les plus violents augmente parallèlement au réchauffement des océans...
Plusieurs équipes scientifiques ont essayé de faire des projections pour mesurer l'impact qu'aura le réchauffement climatique sur l'activité cyclonique. Pour l'heure, le seul résultat qui fait l'unanimité des chercheurs, c'est que l'on risque d'avoir une proportion plus élevée d'événement plus intenses mais le nombre moyen global des cyclones lui ne devrait pas forcément changer. On devrait voir augmenter la proportion de cyclones les plus intenses, cela ne concernera donc que peu de cyclones mais c'est très important car ce sont ces cyclones-là qui font l'essentiel des dégâts.Pourquoi est-ce si difficile d'analyser l'évolution de l'activité cyclonique, et d'affirmer ou infirmer une corrélation avec le réchauffement du climat?
Pour répondre avec certitude à ces questions, il nous faudrait une base climatologique fiable permettant de suivre et analyser les évolutions. Or la climatologie « fiable » n'existe que depuis l'invention des satellites météo. Les premiers ont été installés en 1975, et on ne dispose d'une couverture globale satisfaisante que depuis 1985 seulement. Il faudra encore une dizaine d'années, avec le renforcement de la capacité des ordinateurs, en savoir plus sur l'évolution de l'activité cyclonique en fonction du réchauffement climatique. Il faudrait pouvoir remonter dans le temps, analyser par exemple la période 1945-1970 qui a aussi été une période chaude sur l'Atlantique, un peu équivalente à celle que nous vivons mais nous ne disposons pour ces décennies que des archives météo, c'est insuffisant.
En revanche, ce qu'on peut dire avec certitude, c'est que jusqu'en 1970, la population côtière sur la zone Floride-Golfe du Mexique était bien moindre, il n'y avait en gros que des marécages et des alligators. Aujourd'hui ce sont des zones très peuplées, et les cyclones font donc plus de dégâts humains et matériels, ce qui explique le retentissement donné à l'activité cycloniqe actuellement.Il y aurait d'un côté une perception « grand public » ou médiatique et de l'autre, la réalité climatologique?
Les êtres humains sont de bons capteurs météo mais ils n'ont aucun sens climatologique ! On ne se souvient que des événements extrêmes. Par exemple, vous pensez que l'été 2008 a été pourri très pluvieux, alors qu'en réalité, statistiquement, il a été plus chaud que la moyenne.
C'est la même chose pour l'activité cyclonique : on surmédiatise des événements intenses et en fonction de paramètres divers : la proximité, les pays menacés (Etats-Unis par exemple), des intérêts financiers (comme les plateformes pétrolières menacées dans le golfe du Mexique) par exemple. Mais pour moi, le cyclone Ivan qui a ravagé Madagascar en février et fait plus de 500 morts est aussi important. Il faut faire la part des choses entre la gestion de crise, le retentissement médiatique et ce qui est important d'un point de vue climatologique.
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«On est coincé, et par l'idée que le pays se fait de ses Bleus, et par le niveau réel des joueurs»
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Bidon. Est-ce vraiment la faute du coach. Les défenseurs alignés sont des professionnels et savent très bien comment défendre, des erreurs peuvent arriver, même aux meilleurs?
Grégory Schneider. Non, les buts encaissés samedi, à Vienne, ne sont certes pas imputables à Raymond Domenech. Le premier et le troisième, sont pour Philippe Mexès, qui était en charge du marquage de Marc Janko, le second, c'est clairement pour Sidney Govou. Ce qu'il y a de bien avec les buts encaissés sur coup de pied arrêté, c'est qu'ils désignent automatiquement un coupable. On en a trouvé un autre: le gardien Steve Mandanda, qui aurait dû aller au carton et partir soulager ses défenseurs en souffrance, plutôt que de rester peinard sur sa ligne de but.
Jean Bouilhou. J'ai regardé le match et bien que l'hypothèse soit farfelue et limite suicidaire, est-il possible que Mexès ait sciemment fauté, histoire de plonger l'équipe et Domenech le premier dans l'abîme? (je sais ce serait suicidaire de sa part)
Ce serait le plus grand sabordage de toute l'histoire du football français. C'est sûr: son plaquage sur le troisième but, qui vaut penalty, est complètement surréaliste. Mais, je crois, qu'il témoigne du fait qu'à cet instant, Mexès est complètement perdu, d'où ce réflexe indigne d'un joueur professionnel et à plus forte raison d'un international.
Billparis. Je pense pour ma part que le football représente plus que simplement un sport national. La désinvolture et l'arrogance du sélectionneur me semblent plus que déplacées, et j'avoue ne pas comprendre le comportement de la Fédération. Domenech a-t-il des "dossiers" sur les responsables de la Fédé ou est-ce qu'on se fout de nous tout simplement? Lemerre s'est fait bouger pour moins que ça!
Si Domenech est encore en poste, c'est qu'il est extrêmement respectueux des ordres que lui donne sa tutelle. Comme il s'est toujours gardé de bouger les joueurs depuis que le retour de Zidane, en août 2005, lui a appris que les susdits joueurs étaient plus puissants que tous les sélectionneurs du monde. Domenech n'est provocateur que pour la galerie, c'est-à-dire les médias. Sinon, il a l'habileté d'avaler bon nombre de couleuvres: retour de Zidane, titularisation de Fabien Barthez, en 2006, flinguage des anciens dès son arrivée, en 2004... Ne vous laissez pas troubler par le cirque médiatique de Domenech.
Mouss. Pas de grande équipe sans grand joueur ou tout du moins un joueur pouvant faire le décalage, j'en vois un, mais il est actuellement blessé...
C'est sûr que Ribéry manque, mais croyez-vous vraiment qu'on tienne avec lui un joueur capable de transformer le plomb en or?
Stoufonov. C'est marrant qu'on insiste sur les erreurs individuelles, alors que c'est plutôt l'idée de collectif qui fait défaut dans cette équipe...
Vous avez parfaitement raison, tout se tient. Les erreurs individuelles ont témoigné de carences au niveau de l'agressivité, c'est-à-dire de l'état d'esprit. En fait, les Bleus avaient l'air complètement paumés sur la pelouse samedi. Ils ont aussi baissé les bras très tôt dans la partie. S'ils n'y croient pas, je ne vois pas pourquoi les médias, ou le public, y croiraient à leur place.
Erwann. Le match de samedi, plus qu'un problème de niveau des joueurs ou de tactique, ne démontre-t-il pas un déficit au niveau psychologique? Et l'absence d'un leader sur le terrain, rôle que ne tient pas Thierry Henry?
Vous avez raison pour Thierry Henry. Souvenez-vous: Il a eu le manche entre la première retraite de Zidane, en août 2004, et le retour providentiel, en août 2005. L'équipe de France était alors clairement en échec. Si Thierry Henry n'est pas un leader, il faut aussi remarquer qu'il n'y en a pas d'autre. Par ailleurs, que doivent penser les joueurs quand Domenech appelle sous le maillot bleu un Yohann Gourcuff, qui a pris des vacances pendant deux ans sur le banc de touche du Milan-AC ou en tribune? Tout cela n'est pas très sérieux. L'impression de flou et d'abandon demeure.
Mouss. Il y a un joueur capable d'être ce grand joueur attendu, c'est Ben Arfa mais il faut qu'il devienne mature, avec lui tout est possible...
A Libé, on aime beaucoup Ben Arfa, son style, et sa façon de toujours rechercher le coup dur, un peu à la Ribéry. Maintenant, il semblerait qu'il ait énormément de chemin à faire au niveau de l'état d'esprit. C'est en tout cas ce que ses ex-coéquipiers à Lyon, Sébastien Squillaci et Cris ont affirmé dans la presse.
Joe6pack. Lors du précédent chat, juste après l'Euro, vous supposiez que Raymond Domenech avait balancé cette compétition pour se débarrasser des anciens. Est-il désormais vraiment aux commandes? Quels changements en découlent ?
Merci de vous souvenir de ça. Je crois que Domenech était le premier surpris de ce qui lui est tombé sur la calebasse, samedi, à Vienne, après le match il était en état de choc. Il nous a d'ailleurs raconté de sacrées conneries sur ces joueurs autrichiens qui étaient trop grands pour les tout petits joueurs français. Je crois qu'en fait, tout le football français s'est réveillé en constatant l'insuffisance de ceux qui portent aujourd'hui le maillot bleu. Jérémy Toulalan, était un peu court physiquement, comme on le constate en Ligue 1, depuis deux semaines: ça a suffit pour complètement déséquilibrer l'équipe. Quand la sélection est à ce point dépendante d'un joueur qui, sans lui faire injure, est plutôt un élément de deuxième ordre, ça veut quand même dire que ça va très mal. En fait, nous sommes rentrés dans la nuit noire.
Magnificent7. Ne faudrait-il pas prendre des joueurs moins connus qui compenseraient leur déficit technique par une volonté de fer? Comme Gouffran ou Savidan? Visiblement, ça marche pour l'Autriche...
C'est très intéressant. Le problème, c'est que les Bleus ont un standing, ou plutôt, on suppose qu'ils l'ont. Un type comme Savidan, ça semble difficile à croire: dans le milieu, on raconte surtout qu'il sort de nulle part, et que ce n'est pas un hasard. En clair: les Autrichiens peuvent se permettre des choses qu'un sélectionneur français, gêné aux entournures par sa tutelle ou la presse, ne peut pas se permettre. En fait, on est complètement coincé. A la fois par l'idée que le pays se fait de ses Bleus, et par le niveau réel des joueurs.
Dilbert. Insuffisance tactique sans aucun doute, mais pourquoi se glorifier encore et toujours de la "formation à la française", alors qu'elle a tendance à sortir des joueurs standardiser et assez friable mentalement?
Vous anticipez avec beaucoup de lucidité sur le grand débat à venir. Tout le monde constate que nous n'avons plus les cadors: la question de la formation vient en premier. Vous avez aussi raison en parlant de standardisation. L'idée, c'est surtout de former des joueurs puissants, aptes aux duels, très rapides: en clair des joueurs de contre-attaque. Il manque ces joueurs de petits espaces, ces passeurs de très haut niveau qui font un jeu collectif. D'où l'insistance, sans doute, à prendre Samir Nasri en équipe nationale, malgré ses modestes états de service.
Dvb : Le travail d'un coach au-delà de la stratégie, et de la technique n'est-il pas aussi de rassembler des individualités pour fonder un groupe, une unité? N'est-ce pas là la limite de Raymond Domenech au sein de l'équipe de France?
Govou a rappelé la semaine dernière, à Clairefontaine, cette évidence: les joueurs ne travaillent pas tactiquement en équipe nationale. Le temps imparti lors des rassemblements des sélections est beaucoup trop court. En fait, un sélectionneur ne sert qu'à rassembler des individualités et à créer cette fameuse unité dont vous parlez. C'est son rôle exclusif. Quant à savoir si Domenech y parvient, je vous laisse juge. Les joueurs, en tout cas, ne se sont jamais plaints de cet aspect du travail du sélectionneur actuel.
Erwann. Vous parlez du niveau réel des joueurs, ceux-ci jouent pourtant en grande majorité dans les plus grands clubs européens, s'ils ne sont pas tous, tout le temps, titulaires, c'est tout de même le cas de la majorité d'entre eux, qui souvent réalisent de très bons matchs en club, comment seraient-ils mauvais?
Super question. Aucun ne joue le premier rôle dans le grand club qui l'emploie. Ce sont tous des joueurs de complément, type Patrice Evra, la plupart étant effectivement titulaires. Ça n'est pas un arrière gauche qui gagne un match. Henry joue au Barça, c'est vrai; mais ce sont Lionel Messi, Xavi ou Iniesta qui font la musique. Florent Malouda n'a pas l'importance d'un Didier Drogba, ou d'un Franck Lampard, à Chelsea. Lassana Diarra ne joue qu'à Portsmouth. En fait, les seuls tauliers à jouer un rôle prépondérant dans leur club, sont Toulalan, et Karim Benzema. N'oubliez pas: ils ne jouent jamais qu'à Lyon...
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Arena condamné à verser 4,8 millions d'euros à ses ex-employés français
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Les salariés d'Arena à Libourne s'étaient retrouvés à poil en 2007; là c'est leur patron qui vient de se faire tailler un beau costume. Le conseil des prud'hommes de Libourne (Gironde) a condamné ce lundi le fabricant de maillots de bain, qui a délocalisé son activité en Chine, à verser 4,8 millions d'euros de dommages et intérêts à 96 ex-salariés, soit 50.000 euros chacun, pour licenciement économique abusif.
En 2007, le fabricant de maillots de bain avait délocalisé en Chine l'activité de son usine de Libourne (Gironde). Les prud'hommes ont jugé que le motif économique évoqué pour licencier les 169 salariés «n'avait pas de cause réelle et sérieuse».
avec afpMe Philippe Lejard, l'un des avocats des ex-employés, a souligné que ce jugement était susceptible d'appel.
Les employés de l'usine girondine, en majorité des femmes, contestaient le motif économique de leur licenciement, notifié en mars 2007 après que l'activité de leur usine de maillots de bain, comptant 169 salariés et basée à Libourne, avait été transférée en Chine.
"S'il est évident que le transfert d'activité dans des pays à protection salariale et sociale inférieure aux normes françaises est susceptible d'entraîner une diminution des coûts de production, ainsi qu'une augmentation des marges, cette circonstance ne saurait à elle seule constituer un motif économique de licenciement suffisant (...)", relève le jugement de départage, dont l'AFP a obtenu copie.
Le juge départiteur a ainsi estimé que le licenciement des salariés prononcé pour motif économique "n'a pas de cause réelle et sérieuse".
Après avoir réalisé 77 M EUR de chiffres d'affaires en 2005 contre 100 M EUR lors de l'exercice précédent, la direction d'Arena avait annoncé en novembre 2006 l'arrêt de l'activité industrielle en France, au motif d'un manque de compétitivité du site.
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A Moscou, Sarkozy négocie avec un Medvedev peu conciliant
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Un «comportement responsable». C’est ce qu’attend Nicolas Sarkozy de la Russie dans le conflit avec la Géorgie. Il l'a dit ce lundi à son homologue Dmitri Medvedev, lors d'une rencontre près de Moscou. Les 27 «veulent la paix, la confiance et de bonnes relations de voisinage, mais de la même façon que nos amis russes défendent leurs convictions avec force, l’Union européenne a aussi des principes et des convictions», a déclaré le président en exercice de l’Union européenne.
Le président russe estime qu'il applique le plan de paix négocié en août avec son homologue français. Il s'oppose par ailleurs à une mission de l'UE en Géorgie.
LIBERATION.FR (AVEC SOURCE AFP)«Je partage le point de vue de M. Medvedev : l’accord en six points que nous avons négocié est une bonne base de départ. C’est un accord qui doit être mis en œuvre […] Je ne doute pas que si chacun veut avoir un comportement responsable, nous trouverons des solutions», a dit Nicolas Sarkozy.
Medvedev a pourtant estimé que «tous les efforts nécessaires avaient été accomplis pour un règlement (du conflit) conformément au plan Medvedev/Sarkozy», mais qu’une situation nouvelle était apparue après la reconnaissance par Moscou des républiques séparatistes géorgiennes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie.
Faire revenir les Russes sur les positions antérieures au conflit
Sarkozy, qui est accompagné du président de la Commission européenne José Manuel Barroso et du diplomate en chef de l’UE Javier Solana, effectue cette visite avec un mandat précis formulé lors du sommet de l’Union Européenne du 1er septembre : faire revenir les troupes russes sur leurs positions antérieures au début du conflit, le 7 août.
Après Moscou, Sarkozy, Barroso et Solana rallieront lundi soir Tbilissi pour redire leur soutien au président géorgien Mikheïl Saakachvili et lui livrer les résultats très attendus de leur discussion avec le locataire du Kremlin.
Si la crise se poursuit après la rencontre de lundi, l’UE «devra être plus ferme» avec Moscou, a averti le chef de la diplomatie français Bernard Kouchner, évoquant notamment la création d’une «centrale européenne d’achat de gaz» pour réduire la dépendance énergétique de l’UE à l’égard de la Russie. L’annulation du sommet UE-Russie du 14 novembre figure parmi les sanctions possibles.
Un plan de paix avec des zones d’ombre
Le 12 août, Nicolas Sarkozy avait négocié seul et dans l’urgence à Moscou un plan de paix qui lui a valu des critiques en raison de zones d’ombre sur lesquelles la Russie s’appuie aujourd’hui pour justifier le maintien de ses soldats en Géorgie, au-delà des régions séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie.
Sarkozy souhaite obtenir des avancées sur trois points : un calendrier précis pour le retrait des troupes russes, des discussions internationales sur l’avenir de l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud et le déploiement rapide d’observateurs de l’UE en Géorgie. Mais la Russie s’est opposée à une telle mission – qui «conduira à une fragmentation superflue» des missions de l’ONU et de l’OSCE déjà présentes sur place, selon Moscou – avant même que le président français n’entame ses discussions avec son homologue russe.
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Fichier Edvige: Fillon rappelle Morin à l'ordre
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Le gouvernement monte au créneau pour défendre Edvige. François Fillon a affirmé avoir eu «l'occasion de dire» à Hervé Morin, qui avait exprimé publiquement des réserves sur le fichier de renseignement, qu'il n'était «pas nécessaire de créer des suspicions» à ce propos. De son côté, le ministre de l’Immigration Brice Hortefeux a assuré ce matin qu’il n’y avait «pas de quoi s’inquiéter».De nombreuses associations et personnalités politiques ont déposé des recours contre ce fichier devant le Conseil d’Etat, qui doit rendre fin décembre sa décision sur sa légalité.
Le ministre de la Défense avait déclaré samedi qu'il se posait des questions sur ce nouveau fichier de renseignement. Les critiques contre Edvige se sont néanmoins succédé ce lundi.
AFPL'offensive des anti-Edvige
Ce matin, c’était au tour de Laurence Parisot de s’inquiéter de la création d’un tel fichier de renseignement. Invitée sur RTL, elle s’est dite «troublée par ce que l’on est en train de découvrir. C’est quelque chose qui me gêne beaucoup. Je note que nous n’avons pas été consultés alors que nous sommes concernés en tant que militants de l’entreprise». La présidente du Medef souhaite que le ministère de l’Intérieur donne des explications. «Je ne pense pas que Michèle Alliot-Marie puisse être liberticide, donc je crois qu’il faut que nous en sachions plus sur ce dossier», a-t-elle conclu.
François Chérèque a également porté la parole des anti-Edvige. Ce fichier «est totalement inadmissible et je ne vois pas l'utilité d'un fichier où on indique l'appartenance syndicale, les orientations sexuelles, les maladies, etc.», a déclaré le secrétaire général de la CFDT lundi sur Europe 1. «Je ne vois pas à quoi il sert, si ce n'est à contrôler de façon inadmissible les citoyens de ce pays», a-t-il poursuivi. «C'est pas parce que ça existait déjà et que c'était honteux, qu'il faut l'officialiser», a-t-il dit, faisant référence à l'ancien fichier des renseignements généraux.
Corinne Lepage s'est également distinguée. La présidente du parti écologiste Cap 21 et vice-présidente du MoDem demande l'organisation d'«un référendum d'initiative populaire» sur le décret instaurant le fichier Edvige, en application de la réforme de la Constitution votée le 21 juillet. «L'heure est venue pour la classe politique de prendre ses responsabilités et de déclencher une procédure de référendum d'initiative populaire pour faire annuler le décret Edvige», a-t-elle déclaré dans un communiqué.
Samedi, le ministre de la Défense Hervé Morin avouait qu’il se posait des «questions» sur le bien-fondé de ce fichier.
La contre-attaque du gouvernement
Le Premier ministre, tout d'abord. Interrogé lors d’un déplacement au Pays Basque, il a dénoncé les «hypocrites» – en visant la gauche – qui contestent vivement le contenu d’Edvige. «Quant aux propos du ministre de la Défense, je pense qu’il n’est pas nécessaire de créer des suspicions là où elles n’existent pas et j’ai eu l’occasion de le lui dire», a-t-il ensuite déclaré.
«Cela ne remet pas en cause l’unité du gouvernement», s'est empressé de rappeler François Fillon. «J’ai toujours dit mon attachement au débat», a-t-il poursuivi, avant d’ajouter: «Ce n’est pas une caserne un gouvernement, mais enfin là, en l’occurrence, il ne faut pas se laisser aller à des jugements inspirés par une vision très légère des choses. Il y a des réalités dans notre pays qui sont des réalités fortes en matière de sécurité.»
Brice Hortefeux ensuite. Le ministre de l'Identité nationale a déclaré lundi sur France Inter qu'il n'y avait pas de quoi s'inquiéter. «Ça a été examiné par le Conseil d’Etat qui n’a rien trouvé à y redire. Aujourd’hui il y a un débat, il y a des recours qui ont été déposés, laissons les recours être examinés», a t-il ajouté.
Suivi par Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur. «Il n’y aura ni fichage d’homosexuels, ni de séropositifs, ni de malades» a t-il affirmé ce matin sur RTL.
«Il n’a jamais été question et il ne sera jamais question que ce soit dans le fichier des RG ou dans Edvige d’écrire sur une fiche que quelqu’un est homosexuel ou que quelqu’un est malade du sida ou souffre de telle ou telle maladie. En revanche, nous pouvons être amenés à écrire dans la notice biographique de quelqu’un qu’il est président d’une association de lutte contre l’homophobie ou président d’une association des victimes de l’amiante.»
«Il est rigoureusement interdit, et c’est marqué dans le décret, de faire la moindre extraction, le moindre sous-fichier, le moindre listing à partir d’une donnée sensible, vous ne pouvez pas taper "homosexuel" ou "malade" et avoir un listing qui s’affiche sur votre écran», a expliqué le porte-parole.
Rappelons qu'Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale) permet de recenser dès 13 ans, avec de nombreux renseignements personnels, des personnes jugées «susceptibles de porter atteinte à l’ordre public» ainsi que celles exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou jouant un «rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif».
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Sarkozy retrouve la grâce des sondages
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La cote de satisfaction de Nicolas Sarkozy gagne 11 points par rapport à juin et atteint 45% en septembre, son meilleur niveau depuis janvier, selon un sondage LH2 - nouvelObs.com. 52% (-7 points) des personnes interrogées disent avoir une opinion négative sur Nicolas Sarkozy en tant que chef de l’Etat.
Le Premier ministre François Fillon bénéficie également du regain de popularité de l’exécutif, selon l’observatoire de l’opinion LH2. 52% de Français expriment une opinion positive sur son action, soit 7 points de mieux que lors du précédent sondage en juin, et 39% (-9) émettent un avis négatif.
Interrogés sur la personnalité socialiste qui serait «le meilleur dirigeant» pour le PS, 26% des sondés (+2 points par rapport à juin) citent le maire de Paris Bertrand Delanoë, 13% (+1) Ségolène Royal et 12% (+2) Martine Aubry.
Les sympathisants socialistes classent les trois prétendants au poste de premier secrétaire dans le même ordre avec 30% (-1) pour Delanoë, 22% (+3) pour Royal et 15% (+1) pour Aubry.
Concernant l’attitude de la diplomatie françaaise lors de la crise géorgienne, 36% seulement la jugent assez ferme, 41% l’estimant «pas assez ferme» et 5% «trop ferme».
Une majorité de Français (61%) juge en outre «injustifié» le limogeage du coordonnateur des services de sécurité en Corse Dominique Rossi après l’occupation du lotissement de la villa de Christian Clavier, 21% seulement lui trouvant une justification.
Enfin, si les Français avaient la possibilité de participer à l’élection présidentielle américaine, ils plébisciteraient le démocrate Barack Obama qui recueille 76% des intentions de vote contre 10% à son adversaire républicain John Mc Cain.
Source AFP
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Fillon de Matignon à la mairie de Paris ?
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A. A.L’après-Matignon se prépare, de moins en moins discrètement. François Fillon pourrait se lancer à la conquête de la capitale. C’est en tout cas le souhait des jeunes militants parisiens.
Hier, à Royan, ils ont exprimé bruyamment cet espoir, en scandant «Fillon à Paris !». Le slogan, pas tout à fait spontané, était d’ailleurs imprimé au dos de leurs tee-shirts. Fillon à Paris ? Philippe Goujon, président de la fédération UMP, reconnaît que cela réglerait la question du leadership à droite, irrésolue depuis que Chirac a quitté l’Hôtel de Ville, en 1995. Nicolas Sarkozy finira bien, un jour, par nommer un nouveau Premier ministre, celui qui sera chargé de piloter la deuxième phase de son quinquennat, celle de la mise en œuvre des réformes et de la préparation des prochaines échéances électorales. Si, comme l’espèrent ses supporteurs, Fillon «quitte Matignon par le haut», en laissant une image de réformateur déterminé, on voit mal qui pourrait contester cette solution. Certes, l’entourage du Premier ministre faisait savoir hier qu’il reste «dans l’action» et «absolument pas» dans la préparation d’un lointain parachutage. Il n’empêche, l’hypothèse est bel et bien sur la table. Avant de briguer la mairie en 2014, Fillon pourrait s’installer dans le paysage en devenant sénateur de Paris en 2011 ou député en 2012.
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L'ouragan Ike frappe Cuba
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L'ouragan Ike a commencé à toucher Cuba lundi, mais est redescendu en catégorie deux sur l'échelle de Saffir-Simpson, qui en compte cinq. Les autorités cubaines ont évacué plus de 800.000 personnes de zones à risque où les inondations ont déjà causé d'importants dégâts. Auparavant, Ike avait provoqué la mort de 61 personnes en Haïti, selon un nouveau bilan revu à la hausse lundi.Ike a frappé la côte orientale Nord de Cuba dans la nuit de dimanche à lundi, entamant une traversée d'est en ouest de presque toute l'île, y compris la capitale, en direction du Golfe du Mexique et du sud des Etats-Unis, a indiqué l'Institut de météorologie de Cuba (Insmet). Classé en catégorie trois («très dangereux») lorsqu'il a touché l'île, Ike a été rétrogradé en catégorie deux. Selon l'Insmet, il devrait s'affaiblir au long de la journée, avec des rafales atteignant au maximum 165 km/h.
Après avoir provoqué la mort d'au moins 61 personnes en Haïti et frappé les Bahamas, l'ouragan a touché l'île cette nuit. Ike est la quatrième dépression majeure à balayer la région des Caraïbes en trois semaines.
AFP
Ike est la quatrième dépression majeure à frapper en trois semaines la région des Caraïbes, après Fay, Gustav et Hanna, qui ont fait des centaines de morts, pour la plupart en Haïti, mais aussi en République dominicaine ou dans l'Etat américain de la Louisiane.
800.000 personnes évacuéesUne semaine après le passage de Gustav qui avait dévasté l'ouest de Cuba mais sans faire de morts, toutes les provinces orientales et centrales de l'île, mais aussi La Havane, se trouvent dans la ligne de mire du nouvel ouragan. Ike a entraîné l'évacuation de plus de 800.000 personnes, dont quelque 10.000 touristes étrangers de Varadero, la plus grande station balnéaire du pays à 140 km à l'est de la capitale.
Entré par la province d'Holguin avec des soufflants à 195 km/h, Ike doit quitter l'île mardi.
Dans les zones côtières de l'est du pays, un millier d'habitations ont été touchées, dont 200 complètement détruites, par des inondations et des vagues immenses de sept mètres provoquées par l'ouragan, selon la Défense civile qui fait état de sept blessés.
La Havane se prépare
«C'est toute la nation qui se trouve aujourd'hui sur le pied de guerre», a estimé Fidel Castro, l'ancien président de 82 ans, en convalescence depuis deux ans, dans une «réflexion» lue à la télévision nationale. Son frère Raul, qui lui a succédé à la tête de l'Etat, multipliait quant à lui les réunions d'urgence, selon la télévision.
A la Havane, la population continuait à se préparer à l'arrivée de l'ouragan mardi, en faisant des réserves en eau, nourriture et combustible, et en protégeant les fenêtres de leurs maisons avec des panneaux de bois. Aucune évacuation n'a été rapportée jusqu'à maintenant dans la capitale de deux millions d'habitants.
La province occidentale de Pinar del Rio et la municipalité de l'Ile de la Jeunesse, encore sous le choc des destructions causées par Gustav, doivent être épargnées par l'oeil de Ike, selon les autorités cubaines qui ont par ailleurs suspendu les vols intérieurs.
Plus de 500 morts en trois semaines
Le 30 août, Gustav, ouragan de catégorie 4, avait détruit ou endommagé 140.000 bâtiments dans ces régions avec des rafales record pour Cuba à 340 km/h, mais sans faire de mort comme cela a été le cas dans d'autres pays des Caraïbes et dans l'Etat américain de la Louisiane.
Les fortes pluies provoquées par le passage de Ike au large d'Haïti ont causé au moins 61 morts dans la nuit de samedi à dimanche, dont 57 dans le seul village de Cabaret (nord), balayé par des trombes d'eau, selon un bilan des autorités haïtiennes.
Haïti se trouvait déjà dans une grande misère après avoir été ravagé par trois perturbations majeures en trois semaines, Fay, Gustav et Hanna, qui ont fait plus de 570 morts et laissé des milliers d'habitants sans abri, manquant d'eau potable et de nourriture.
Avant de frapper Cuba, l'oeil de Ike a balayé l'île de Great Inagua (sud-est des Bahamas) avec la force d'un ouragan de catégorie 4, couchant des poteaux électriques et arrachant des arbres et des toits de maisons. Il n'était pas possible dans l'immédiat de savoir s'il y avait des victimes.
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On s’aime à l’UMP, Sarkozy l’a dit
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Lors de l’université d’été à Royan, le parti présidentiel a étouffé ses querelles.
09h17
Lors de l’université d’été à Royan, le parti présidentiel a étouffé ses querelles.
Envoyé spécial à Royan ALAIN AUFFRAYBienvenue au théâtre de l’UMP. Au programme, ce week-end, un long cri d’amour : «Nous sommes unis, nous avons des tas d’idées et nous en débattons dans la bonne humeur.» Tel est, en substance, le mot d’ordre, dicté par l’Elysée. Relax, take it easy : sur le stade de Royan, transformé en «campus» des universités d’été, les jeunesses sarkozystes («jeunes pop») se déhanchent aux accents du tube de Mika, poussé au maximum. Sous le vaste chapiteau, Patrick Devedjian, hilare, risque quelques déhanchements, porté par les militants déchaînés du 92, son département. Alors que la rumeur le donnait pour politiquement mort, le secrétaire général a obtenu, dans l’avion qui ramenait de Damas le chef de l’Etat, l’assurance qu’il restait à la tête du parti.L’ordre règne à l’UMP. Finies, les spéculations alimentées par les petites phrases des intéressés sur les ambitions de Xavier Bertrand, de Brice Hortefeux ou de Christian Estrosi. «Sarkozy dresse les chiens à mordre et après il leur passe la muselière», s’amuse un cadre du parti. C’est le paradoxe de sa méthode : après avoir encouragé l’expression des ambitions concurrentes, le président siffle la fin de la récréation.
«Le RSA, étendard». Estrosi, Devedjian, Fillon… Tous les orateurs martèlent le même message : à La Rochelle, les socialistes ont donné le «lamentable» spectacle de leurs divisions ; à Royan l’UMP célèbre son unité et débat avec Martin Hirsch, le haut commissaire d’ouverture. «Je vous demande de faire du RSA un étendard de la transformation sociale que nous conduisons», s’exclame le Premier ministre dans son discours de clôture. Evoquant le scepticisme de certains élus UMP sur le mode de financement du RSA, Fillon invite ses troupes à ne pas «se caricaturer» en contestant cette réforme, offrant ainsi au PS «l’occasion de se défiler de ses responsabilités».
Valérie Pécresse, Roger Karoutchi et Yves Jego, les trois ministres qui se disputent âprement l’investiture pour les élections régionales en Ile-de-France, ont bien reçu le message de l’Elysée. Ils débarquent à Royan, bras dessus, bras dessous, et posent, tout sourire, parmi les «jeunes pop». Dans le rôle du bon camarade, le zélé Xavier Bertrand en fait des tonnes. Il promet de s’afficher publiquement très bientôt avec ses deux meilleurs ennemis : Brice Hortefeux et Jean-François Copé. Ce dernier, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, confirme : «Pour cette rentrée, j’ai décidé de ne plus m’énerver avec des combats inutiles.» Vendredi, il déjeunera dans un restaurant parisien avec le ministre du Travail à qui il n’a pas serré la main pendant près d’un an. Le jeune Jean Sarkozy se devait, lui aussi, de participer à ce que le PS qualifiait hier de «bal des hypocrites». Accueilli comme une vedette, l’élu de Neuilly enlace Patrick Devedjian à qui il a pourtant mené la vie dure, ces derniers mois, au conseil général des Hauts-de-Seine.
Le spectacle de ces embrassades inspire à un proche de Nicolas Sarkozy ce commentaire amusé : «D’accord, on s’aime pas tous ; mais s’aimer, c’est un peu con, un peu socialiste…» Car personne n’est dupe. Dans les coulisses du campus, la guerre Karoutchi-Jego-Pécresse reprend : un collaborateur du second accuse même le premier de l’avoir «physiquement» menacé.
«Centurions». Interrogés sur le choc des ambitions à la tête du parti, les dirigeants de l’UMP protestent que la question du leadership «ne peut pas se poser». Le parti n’a qu’un chef : Nicolas Sarkozy. «Nous sommes comme les centurions de l’Evangile, nous irons où il nous dira d’aller», déclame Devedjian. A ses côtés Brice Hortefeux acquiesce. Tout comme Copé qui, à l’autre bout du campus, explique qu’il faudrait «en finir avec l’hypocrisie» en laissant Sarkozy cumuler les présidences de la République et de l’UMP. Michèle Aliot-Marie est bien la seule à oser un autre discours. «L’UMP va mal», ose-t-elle, suggérant que le parti devrait se donner un vrai président élu. Dans le concert de Royan, cette voix est inaudible.
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Les policiers municipaux dégainent le TaserX26
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Après le pistolet automatique, le TaserX26. A partir de demain, les polices municipales pourront être équipées du fameux pistolet à impulsion électrique (PIE), au même titre que la police nationale. Le décret d'application sera publié demain au Journal officiel.Le Taser (du nom de son fabriquant) a été utilisé en France par les policiers pour la première fois en 2004 et généralisé dans la police nationale et la gendarmerie en 2006. Actuellement, quelque 3.800 PIE de ce type seraient à la ceinture des forces de l'ordre.
Le décret qui paraîtra demain au Journal officiel autorise la police municipale à se doter de ces pistolets à impulsion électrique. Des communes ont déjà manifesté leur intérêt pour équiper leurs agents.
philippe brochen
Au début de l'été, la parution d'un premier décret avait fixé les conditions de formation des policiers municipaux à l'utilisation du Taser. A partir de demain, toutes les municipalités qui le souhaiteront pourront équiper leurs policiers maison de ce pistolet à impulsion électrique.
Portée maximale de dix mètres
Des communes se sont déjà portées candidates: Hem (Nord), Le Raincy (Seine-Saint-Denis), Claye-Souilly (Seine-et-Marne), Emerainville (Seine-et-Marne), Etampes (Essonne), Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), Orange (Vaucluse) et Venelles (Bouches-du-Rhône).
En revanche, Toulouse, dont l'ancienne municipalité s'était montrée intéressés par le Taser pour équiper sa police maison, ne souhaite plus doter ses agents de PIE (lire interview de l'adjoint chargé de la sécurité).
D'une portée maximale de dix mètres, le Taser propulse deux dards reliés au pistolet par deux filins. Lorsqu'elles ont atteint leur cible, les sondes déclenchent une onde électrique de 50.000 volts qui bloque le système nerveux, paralyse et fait chuter la personne qui reste immobile pendant quelques secondes, le temps que les policiers puissent la neutraliser.
Ce PIE, qui avait déclenché une vive controverse lors de son arrivée en France, est équipé d'un dispositif vidéo qui permet d'enregistrer toute la scène. Ses détracteurs n'ont de cesse de rappeller que plusieurs morts suspectes ont été déplorées aux Etats-Unis (trois décès) et au Canada (deux décès) à la suite de l'utilisation du Taser. Mais aucune pour l'heure en France depuis son apparition, avancent ses partisans, le ministère de l'Intérieur en premier.
Enquête en France, morts suspectes au Canada et aux Etats-Unis
Reste qu'une enquête a été ouverte début août à la suite de l'utilisation d'un Taser par un policier de Vernon (Eure) contre un homme de 26 ans. Ce dernier avait été atteint à la tête, et les électrodes auraient pénétré de huit millimètres dans son front.
Fin 2007, le Comité de l'ONU contre la torture avait estimé que l'utilisation du Taser constituait "une forme de torture". Cette instance composée de dix experts indépendants avance même que "dans certains cas, l'usage du Taser peut même causer la mort, ainsi que l'ont révélé des études fiables et des faits survenus dans la pratique de cette arme électrique".
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Cupidon, son arc et ses lunettes
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Etude. Une démonstration scientifique de l’aveuglement des amoureux.
05h40Etude. Une démonstration scientifique de l’aveuglement des amoureux.
EDOUARD LAUNETL’amour rend aveugle, dit la sagesse populaire. La science vient de le confirmer, et mieux encore : dans le numéro de septembre de la revue Evolution and Human Behaviour, des chercheurs américains démontrent qu’un homme amoureux ne détecte plus les bombasses qui passent dans son champ visuel, et même qu’il les voit encore moins que les autres femmes. Idem pour la femme amoureuse qui n’a plus d’yeux que pour son homme, même lorsque Brad Pitt ou équivalent passe dans le coin (l’étude ne s’est intéressée qu’aux hétéros). Tout ça à cause de quoi, de qui? Darwin et des réflexes hérités des temps anciens.
Depuis au moins deux décennies, le sentiment amoureux est devenu un objet d’étude fort prisé des scientiques. La passion amoureuse ne sert pas qu’à produire des lettres idiotes et des romans interminables : elle a une fonction qui est de maintenir ensemble homme et femme le temps qu’ils procréent et s’occupent un peu du bébé, dans l’intérêt de l’espèce. C’est du moins l’hypothèse formulée par les spécialistes de la psychologie évolutionniste.
Processus désactivé. Comment l’amour s’y prend-il pour rendre inséparables Roméo et Juliette, alors que l’un et l’autre devraient être tentés de se barrer fissa avec une «alternative séduisante», comme disent les chercheurs ? Eh bien il semble que la passion amoureuse réussisse cette prouesse en désactivant les processus visuels qui nous font automatiquement percuter sur les appâts du sexe opposé. Pour le prouver, les chercheurs (de la Florida State University et de UCLA) ont mis à contribution quelques étudiants, amoureux ou non. Ceux-ci ont été placés devant un écran où apparaissaient successivement une grande croix (pour fixer l’attention) puis, immédiatement après et pendant une demi-seconde, le visage d’une personne du sexe opposé, puis enfin un symbole (un carré ou un cercle). Juste après cette séquence, le cobaye devait, le plus vite possible, presser la touche A ou la touche K d’un clavier selon qu’il avait vu à la fin un carré ou un cercle.
Idée de l’expérience : plus le visage affiché capte l’attention du sujet, plus long est le temps de réaction nécessaire à l’identification de la figure géométrique projetée en fin de séquence. C’est ainsi qu’au niveau le plus primaire de la perception visuelle, il est possible de mesurer l’attention portée aux minois qui défilent, en fonction de leur degré de séduction. Chaque visage avait été évalué par un groupe indépendant, recevant une note, de 1 (laideron) à 9 (supercanon).
Héritage lointain. Les résultats ont été sans ambiguïté : le temps de réaction des cobayes non amoureux est à peu près le même face aux visages d’hommes ou de femmes, séduisants ou non, alors que chez les épris, le délai est sensiblement plus court après visionnage d’une «alternative séduisante» du sexe opposé. L’amoureux(se) zappe automatiquement les jolies filles ou garçons. CQFD. Ce phénomène a déjà été constaté scientifiquement. Mais cette nouvelle expérience confirme que ce comportement relève plus du «programme» que du tri conscient. Cet héritage nous viendrait de très loin. L’équipe américaine conclut par ce cri de joie : «L’intégration de la théorie de l’évolution aux sciences cognitives fournit une nouvelle approche pour étudier l’adaptation cognitive dans les relations sociales.» On traduit : beaucoup de nos comportements gagneraient à être analysés depuis le Pléistocène, cette dure époque d’il y a quelques centaines de milliers d’années où l’homme devenait homme.
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Aide au transport : au bon cœur des patrons
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ALEXANDRA SCHWARTZBROD.Le gouvernement semble avoir entendu les ronchonnements de Laurence Parisot, la patronne des patrons, qui avait qualifié d’«erreur économique» le projet de faire payer aux entreprises «l’aide au transport» promise par François Fillon aux salariés touchés par la flambée du pétrole et la baisse du pouvoir d’achat. Dans ses dernières propositions, le Premier ministre entend demander aux patrons de payer 200 euros par an à leurs salariés motorisés, exonérés de charges sociales et fiscales, et uniquement «sur la base du volontariat», comme l’indiquait, hier, le Journal du dimanche. Pas très contraignant.
«Arbitrage». «Deux cents euros, c’est un peu court, il faut que ce soit plus élevé !» s’est insurgé, hier sur RTL, le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, en regrettant le caractère facultatif de l’offre. «C’est l’employeur qui déciderait selon son bon vouloir s’il accorde ou pas cette prime, a-t-il dénoncé. Nous demandons une prime obligatoire car il y a beaucoup de salariés qui ne peuvent faire autrement que de prendre leur véhicule pour aller travailler, soit parce que le transport collectif n’existe pas, soit parce qu’ils travaillent en horaire décalé.» Le premier secrétaire du Parti socialiste a réagi sur le même ton. «Ceux qui sont obligés de prendre leur voiture […] ne peuvent pas attendre du bon vouloir de leur chef d’entreprise d’être pour partie remboursés de leurs frais», a estimé François Hollande.
Hier à Bercy, on admettait qu’il s’agissait là d’«une orientation assez aboutie» du gouvernement mais qu’«aucun arbitrage» n’avait encore été rendu sur ce point puisque Matignon s’est donné jusqu’au 15 septembre pour avoir les contre-propositions des partenaires sociaux. «On prendra acte» si ceux-ci ne trouvent pas un accord, a menacé, hier, Christine Lagarde.
L’autre partie de la proposition gouvernementale, celle qui touche au transport collectif, semble en revanche plus verrouillée. Pour les salariés qui utilisent les transports en commun, le gouvernement aurait décidé d’étendre à toute la France le dispositif en vigueur en Ile-de-France, qui oblige les employeurs à payer la moitié de l’abonnement transport du salarié. Un dispositif qui serait exonéré de charges sociales. Cette mesure fait l’unanimité parmi les syndicats.
Invitation. Ces deux propositions du gouvernement sont manifestement, aux yeux de Matignon, un harmonieux compromis entre les exigences des syndicats et les réticences des patrons. Laurence Parisot se plaît ainsi à rappeler que «chaque année, les entreprises françaises s’acquittent déjà d’un versement transport de 5 milliards d’euros». François Fillon souhaiterait que les partenaires sociaux puissent décider «ensemble des conditions d’application» de ces aides mais trois organisations syndicales seulement (FO, CFTC et CGC) ont accepté l’invitation faite par la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) à discuter du sujet. Ces organisations ont prévu de se retrouver mercredi pour «faire des propositions communes».
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