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Le PDG de France TV sera bien nommé par l'Elysée
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L'Assemblée nationale a adopté ce jeudi après-midi la nomination des présidents de France Télévisions et de Radio France par le chef de l'Etat, à la place du Conseil supérieur de l'Audiovisuel (CSA).
LIBERATION.FR (avec source AFP)
«On se battra comme des chiens jusqu’au bout!», lançait mardi le député Verts et ex-présentateur du service public Noël Mamère. Des paroles qui n'ont pas eu l'effet escompté, puisque l’Assemblée nationale a adopté ce jeudi après-midi un des articles les plus controversés du projet de loi audiovisuel, âprement combattu par l’opposition: la nomination des présidents de France Télévisions et de Radio France sera désormais le fait du président de la République.
L’article 8 prévoit que ces dirigeants seront ensuite nommés en Conseil des ministres après avis conforme du CSA, dont les membres sont choisis par le gouvernement, et accord du Parlement à la majorité qualifiée des 3/5e. Ce qui correspond à la majorité présidentielle actuelle.
«Lorsque vous aurez voté, vous aurez institué une télévision à la botte qui sera la risée des grandes démocraties», a lancé juste avant le vote Noël Mamère. Considérant que cette disposition était «liée au fait du prince», l’opposition a laissé entendre qu’elle saisirait le Conseil constitutionnel sur cette mesure.
L’article a été adopté par 42 voix pour (UMP) et 21 contre (PS, PCF, Verts). Les deux députés du Nouveau Centre ayant pris part au vote se sont abstenus.
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Zimbabwe: le choléra a déjà tué 565 personnes
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L'épidémie a été décrétée «urgence nationale» par les autorités. Cette alerte «arrive très en retard», selon l’Association des médecins du Zimbabwe pour les droits de l’Homme. Le choléra est une «urgence nationale» au Zimbabwe. C’est le gouvernement qui l’a décrété ce jeudi, appelant à l’aide la communauté internationale. L’épidémie a déjà fait plus de 560 morts dans le pays. «L’appel d’urgence nous aidera à réduire le nombre de malades et de morts lié à l’actuelle situation socio-économique», a assuré au journal d’Etat The Herald de jeudi le ministre de la Santé David Parirenyatwa.
«Nos hôpitaux publics ne fonctionnent tout simplement pas. Le personnel est démotivé et nous avons besoin de votre soutien pour nous assurer qu’ils recommencent à travailler et pour redémarrer notre système de santé», a dit le ministre lors d’une réunion d’associations caritatives, soulignant que les hôpitaux manquaient de médicaments, de vivres et de matériels.
La semaine dernière, le ministère de la Santé avait dans un premier temps déclaré que la situation était «sous contrôle». Il avait cependant appelé à l’aide le lendemain, tout en refusant de décréter l’état d’urgence sanitaire. Le revirement des autorités «arrive très en retard», a regretté l’Association des médecins du Zimbabwe pour les droits de l’Homme (ZADHR).
Le ministère de la Santé réclame 11 millions de dollars
«Ils auraient dû le faire il y a deux à trois semaines quand le nombre de personnes mortes du choléra était encore bas. Mais mieux vaux tard que jamais. Au moins, ils réalisent maintenant que c’est un problème sérieux», selon le président de la ZADHR.
Aux 11 millions de dollars réclamés par le ministère de la Santé s’ajoute un besoin urgent de 40 millions de rands (3,93 millions dollars) pour acheter des produits chimiques de traitement de l’eau sur les deux prochains mois, selon le gouvernement.
«Les agences de l’ONU sont appelées à mettre les bouchées doubles car l’épidémie prend des proportions nationales», a déclaré à Genève Elisabeth Byrs, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU, soulignant qu’elles renforçaient «d’ores et déjà leurs équipes».
12.500 cas ont été enregistrés, selon l’ONU
L’épidémie de choléra ne cesse de se propager depuis août en raison du délabrement du système de santé, des réseaux d’eau et d’assainissement. Elle a fait 565 morts et plus de 12.500 cas ont été enregistrés, a indiqué l’ONU. La maladie, qui prolifère dans l’eau souillée par les excréments humains, s’est étendue au Botswana et en Afrique du Sud, où huit personnes sont décédées.
Le gouvernement sud-africain a décidé pour sa part d’organiser «une réunion ministérielle d’urgence» pour fournir une aide alimentaire et humanitaire à son voisin, dont l’agriculture est en chute libre depuis l’expropriation brutale des fermiers blancs. «Il y a des signes très clairs […] que les gens commencent à mourir de faim. L’Afrique du Sud et la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe, ndlr) ne peuvent rester les bras croisés», a déclaré jeudi à la presse le porte-parole du gouvernement Themba Maseko.
Cette crise humanitaire intervient dans un pays plongé dans un marasme économique avec une hyperinflation à plus de 231 millions pour cent par an. La sortie de crise reste suspendue à l’application d’un accord de partage de pouvoir entre Mugabe et l’opposition, signé le 15 septembre mais resté depuis lettre morte.
(Source AFP)
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Vendée Globe: Desjoyeaux poursuit sa remontée
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Le skipper de «Foncia» avale les milles à une vitesse époustouflante et se rapproche de la tête de la course, toujours menée par Sébastien Josse. JEAN-LOUIS LE TOUZET
Gros temps sur la tête de la flotte du Vendée Globe toujours mené, au vingt-cinquième jour de course, par Sébastien Josse (BT). Il devance Yann Eliès (Generali) et Loïck Peyron (Gitana Eighty).
Des rafales de nord-ouest avec des pointes jusqu’à 55 noeuds sont prévues cette nuit. Conséquence: la flotte réduit sa vitesse et fait le gros dos. «On attend de l’air cette nuit... Je vais lever le pied. Physiquement je suis en forme. Mais pour le bateau, il va falloir calmer le jeu», explique Josse lors de la vacation de ce jeudi avec le PC presse. «Le but est de rester avec la meute... Tant qu’il n’y aura pas d’ouverture météo, la meute restera groupée», envisagele skipper de BT. Qui concluait: «Le plus important est de rester lucide. Depuis le début, le leader creuse l’écart mais ça revient à chaque fois derrière... Jusqu’ici personne n’a réussi à creuser...»
Des nouvelles de Michel Desjoyeaux (Foncia). Dixième et auteur d’une remontée inouïe, à 140 milles des leaders, Mich’ Desj’ est, lui, déjà dans «le coup de vent» au moment où il fut joint par la terre: «J’ai 30-35 noeuds établis. Comme je suis le dernier du groupe des premiers je touche le vent d’abord, comme ça je peux monter en cadence...» L’homme qui avale les milles assure qu’il est «titulaire d’une carte de fidélisation» de sorte que tous «ces milles avalés» vont lui assurer «des vols gratuits». Desjoyeaux est dans une forme étonnante. Par-dessus le marché, il envoie à la terre des messages d’une grande drôlerie. Le «Boss» du large est de retour sur la scène du grand sud.
Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), seizième, est le plus rapide de la flotte : 396 milles abattus en 24 heures. Mais à 673 milles de Sébastien Josse.
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Foot espagnol: une deuxième affaire de corruption?
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Trois jours après la révélation de «l’affaire Jesuli», un nouveau scandale ébranle le championnat espagnol. Il concerne l’Athletic Bilbao et Levante. Le président de la Fédération espagnole pourrait être mouillé.
A.D. (avec source AFP)
Le football ibérique touché par une deuxième affaire de corruption en moins d’une semaine? C'est plausible. Trois jours après la révélation de «l’affaire Jesuli», un nouveau scandale ébranle le championnat espagnol. Il concerne la première division. Les clubs incriminés sont l’Athletic Bilbao et Levante. Et le président de la Fédération espagnole Angel Maria Villar pourrait être mouillé.
Cette affaire a été révélée hier mercredi par la chaîne locale Popular TV, qui émet à Valence. Elle a diffusé une conversation entre le président de Levante, Julio Romero, et l’ancien capitaine Iñaki Descarga. Au cours de cette discussion, les deux hommes expliquent avoir reçu de l’argent pour perdre un match contre l’Athletic Bilbao. Le but: éviter que le club basque ne descende en deuxième division à la fin de la saison 2006-2007.
«Maintenant, ils veulent tous la prime. Elle est dans un coffre-fort», assure Descarga à son ancien président, toujours à la tête de Levante, club de la région de Valence aujourd’hui en deuxième division. «J’aurais dû le dire à toute l’équipe. Mais si je l’avais fait ça n’aurait pas marché», ajoute l’ex-capitaine de Levante, dans cette conversation dont la date et les circonstances d’enregistrement n’ont pas été précisées.
Descarga et Romero disent aussi qu’ils se sont assurés que le président de la Fédération espagnole Angel Maria Villar, ex-joueur et toujours fervent supporteur de l’Athletic Bilbao, soit au courant de ce marché:. «Nous nous sommes occupés de le faire savoir à Villar», assure Romero, ajoutant: «Peu importe ce qui se dira, nous devrons toujours dire que nous sommes allés jouer ce match pour le gagner».
Lundi, le journal El Mundo avait rapporté une discussion entre le président de la Real Sociedad et un ancien joueur de Tenerife, «Jesuli». Ce dernier assurait avoir touché de l’argent de Malaga pour perdre le dernier match de la saison 2007-2008 du Championnat de deuxième division, à l’issue de laquelle Malaga avait été promu. La Fédération a saisi le parquet sur cette affaire alors que le joueur, qui avait diffusé un dément dèsi lundi, a annoncé hier qu’il allait attaquer en justice le président de la Real Sociedad.
(Source AFP)
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Gare Saint-Lazare: «On dirait que les rats sont sur le départ»
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La campagne de dératisation commence à faire son effet après la recrudescence de rats, due aux travaux dans les sous-sols de la gare. Reste qu'un agent de la SNCF aurait contracté la maladie du rat. MARIE PIQUEMAL
Rattus norvegicus, voilà leur vrai nom. Ils font rarement la une de l’actualité. Et pourtant ils sont nombreux à Paris, on compte environ quatre rats par habitant.
Ces petits rongeurs aiment fouiner dans nos poubelles et trouvent souvent refuge dans les égoûts, les rails des métros et trains. Selon Le Parisien, qui dévoilait l’information hier, un agent de la SNCF, âgé de 31 ans, aurait même contracté la leptospirose, la maladie du rat, probablement à la gare Saint-Lazare, à Paris, infectée de ces bestioles depuis quelques mois.
«L’invasion a débuté avec les travaux de réfection de la gare il y a un an. D’un coup, tous les rats sont remontés à la surface, c’était impressionnant. Il y en avait vraiment partout sur les voies et même sur les quais près des poubelles», raconte un agent de la SNCF.
Avant de tempérer: «Mais là, le plus dur est derrière nous, depuis plusieurs semaines, on dirait même que les rats sont sur le départ!» Depuis la mi-octobre en effet, la direction de la SNCF mène une importante campagne de dératisation qui commence à porter ses fruits, posant un nouveau problème: l’odeur des rats morts. «La nuit surtout, la puanteur est insupportable, on a déjà alerté nos chefs, mais pour l’instant, ils n’ont rien fait», témoigne un employé.
Mais depuis qu’ils ont appris la possible contamination de leur collègue, les agents en poste à la gare Saint-Lazare ne peuvent s’empêcher de douter. «On se demande si cette histoire est vraie» confie un agent, qui s’inquiète que cette affaire «ne panique tout le monde pour rien».
«Au fond, on préfèrerait que ce soit faux toute cette histoire… Parce que si le collègue a vraiment été contaminé, ça craint!» s’enquiert un autre. «On touche les mêmes boutons, le même téléphone de service… On est peut-être aussi porteur de la maladie.»
En guise de protection, un agent chargé du nettoyage des quais montre l’ourlet défait de son pantalon. «Nos chefs ne nous ont pas donné de consignes particulières, alors on essaie de se protéger comme on peut !» pour éviter tout contact avec les rongeurs.
Dans un communiqué, la direction de la SNCF précise qu’un comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) se réunira aujourd’hui afin de tenir informés les délégués du personnel sur la conduite à tenir afin d’éviter toute éventuelle contamination. Par précaution, elle invite ses agents à consulter un médecin «au moindre symptôme suspect».Cette maladie rare (300 personnes touchées par an en France) se transmet par le contact d'une peau lésée avec l'urine du rat.Traitée rapidement, la leptospirose est sans danger. Dans le cas contraire, elle peut évoluer vers une atteinte rénale, pulmonaire ou hépathique. Et peut causer la mort, dans 5 à 20% des cas.
En tous les cas, ce matin, l’affaire n’avait pas l’air de passionner, ni d’inquiéter les voyageurs. A l’image de cette étudiante du 22 ans, qui prend le train chaque jour pour aller suivre ses cours à l’université de Nanterre: «Jamais vu de rats ici». Ou ce Bordelais de passage à Paris qui ironise: «Quand je monte à Paris, je croise toujours un rat... Pour moi, ils font partie du décor des gares et des métros. Et puis depuis le dessin animé Ratatouille, tous les petits rongeurs sont nos amis, non?»
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Plan de relance: les principales mesures
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Les annonces de Nicolas Sarkozy, lors de son discours sur la relance de l'économie, à Douai: prime à la casse, grands travaux, prime de 200 euros pour les futurs bénéficiaires du RSA, ...
Libération.fr
Nicolas Sarkozy a annoncé aujourd'hui à Douai, face à une crise mondiale «qui va tout changer», un plan de relance de 26 milliards d'euros essentiellement ciblé sur l'investissement, pour soutenir l'emploi, en priorité dans les secteurs cruciaux du logement et l'automobile. «Le plan que je propose aujourd'hui aux Français pour soutenir l'activité est donc un plan ambitieux», a déclaré le chef de l'Etat.
Il a affirmé que «notre réponse à la crise, c’est l’investissement», dénonçant le fait que «la France sacrifie depuis longtemps l’investissement au fonctionnement». Il faut «un effort d’investissement massif (…) pour rattraper les retards» cumulés «depuis 30 ans», en prenant «le tournant de la révolution numérique, des technologies propres, de la croissance verte».
Soulignant que la crise «n’est pas une crise passagère», elle doit, selon le Président, nous amener «vers une nouvel équilibre entre l’Etat et le marché».Pour favoriser l'investissement des entreprises privées, «l'Etat va accélérer le paiement de ce qu'il leur doit. Il va rembourser par anticipation le crédit d'impôt recherche, soit près de quatre milliards d'euros. Les entreprises n'attendront pas un an pour toucher ce crédit. Trois autres milliards seron remboursés aux entreprises créditrice de la TVA. La restitution plus rapide, c'est encore quatre milliards que nous allons donner aux entreprises. L'Etat va donc payer 11 milliards aux entreprises début 2009.»
Pour soutenir l'activité, «l'Etat va accélérer les investissements publics programmés. Cette accélération va permettre de gagner plusieurs années. L'Etat va investir en faveur des hôpitaux, de la rénovation des hôpitaux, va investir dans les batiments de la recherche et de l'université...» Résultat: «L'Etat va investir quatre milliards d'euros pour des projets prévus plus tard.»
Par ailleurs, «entre 2010 et 2019, quatre lignes de TGV seront construites en parallèle».
Collectivités locales : «L’Etat remboursera en une année deux années de TVA aux collectivités locales».
Partenariat public-privés (PPP) : «18 milliards d’euros pour leur financement». Par exemple, pour financer «le TGV sud-est Atlantique, le plan campus, ou le canal Seine-Nord».
Logement : «Doubler le prêt à taux zéro», «un programme de construction de 70.000 logements, dont la moitié en logement social, l’autre moitié en logement intermédiaires», «un fond doté de 200 millions d’euros pour compléter l’éco-prêt à taux zéro», le programme de rénovation urbaine «sera augmenter de 600 millions d’euros». Au total, «1,8 milliards d’euros de plus consacré au logement pour 2009-2010».Automobile : «Une prime à la casse de 1000 euros pour tout achat de véhicule neuf dégageant moins de 160g de CO2.» Elle s’appliquera aux «véhicules utilitaires légers».
«L’Etat ouvrira aux organismes de crédit une ligne de refinancement de 1 milliard d’euro» pour les crédits automobiles.
«Création d’un fond de restructuration de la filière automobile de 300 millions d’euros».
Nicolas Sarkozy précise qu’«il n’y aura pas d’aide (à l’automobile) sans engagement à ne pas délocaliser, à fabriquer en France les nouveaux moteurs»L'emploi: «Les charges patronales seront remboursées dans toutes les entreprises de moins de dix salariés qui engageront un salarié en 2009. La Formation professionnelle doit être renforcée. il est nécessaire que les personnes qui se retrouvent au chômage aient la possibilité d'apprendre un nouveau métier. Il y en aura 100.000 emplois aidés qui seront ajoutés».
Les licenciements économiques: «Nous aiderons les salariés victimes d'un licenciement économique. Pour toutes ces personnes, l'Etat s'engagera à prendre en charge leur accompagnement renforcé, leurs formations et leur permettre de garder leur salaire précédent pendant un an s'ils acceptent un emploi moins payé. Pour soutenir cet effort, l'Etat engagera 500 millions d'euros supplémentaires. Les partenaires sociaux devront trouver les solutions les plus judicieuses. Les entreprises doivent se garder de profiter de la crise pour faire des plans sociaux par anticipation, alors que leur situation économique ne le justifie pas».
Le RSA: «Une prime exceptionnelle de solidarité de 200 euros sera versée par anticipation aux 3,8 millions familles qui bénéficieront du RSA».
L'Outre-mer: «Le fond exceptionnel d'Outre-mer sera doté de 73 millions supplémentaires».
La croissance: Au total, nous investissons 1,3 points de notre PIB. Le plan de relance portera sur environ 26 milliards d'euros. Ces dépenses fariqueront la croissance de demain qui nous permettront de rembourser les dépenses publiques, car nous n'abandonnons pas pour autant notre objectif d'assainir les dépenses publiques».
«Le déficit est la conséquence du manque d’investissement». «L’augmentation des dépenses d’investissement n’est pas contradictoire avec la volonté de réduire la dette». «Un Etat entrepreneur, un Etat investisseur, voici tout le sens de notre politique».
Concernant les règles du Pacte de stabilité et de croissance, «sur les aides d’Etat (…), il faudra aller plus loin».«Les seuils de marché publique seront relevés de 4.000 à 20.000 euros». «Il faut permettre aux collectivités de s’adresser de gré à gré (aux entreprises locales)». «Les formalités administratives (pour les collectivités locales) seront allégées.» «La crise est l’occasion de lever tous ces verrous».
Urbanisme : «Les contraintes liées au droit de l’urbanisme seront temporairement assouplies». «Les permis de construire seront prorogés d’un an». «Le coefficient de densité pourra être relevé de 20% pour les communes qui le souhaitent».«Ce plan de relance sera mis en œuvre totalement et rapidement». «Il bénéficiera d’un budget spécifique dédié au seul plan de relance», avec «un ministre qui sera spécifiquement chargé d’en suivre l’application». Il devra veiller à ce que les lignes de financement ne servent pas «à financer les dépenses courantes». Un collectif budgétaire sera présenté «dès janvier» au Parlement pour ce budget spécifique.
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«Le pouvoir d'achat, grand oublié du plan de relance»
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De gauche à droite, les réactions fusent après l'annonce du plan de relance de l'économie de Nicolas Sarkozy. LIBERATION.FR (avec source AFP)
Le plan de relance de 26 milliards d’euros annoncé ce jeudi par Nicolas Sarkozy pour contrer la crise a été accueilli par une salve d’applaudissements à droite qui salue une grande «ambition» et de critiques à gauche et parmi les syndicats, où est dénoncé «l’oubli du pouvoir d’achat».
Bernard Accoyer, président UMP de l’Assemblée nationale salue un plan «ambitieux et audacieux», assuré que «cette réponse en direction de l’investissement va soutenir l’activité».
Le numéro un de l’UMP, Patrick Devedjian, espère que ce plan «très ambitieux» aura «un effet d’entraînement au plan intérieur, en redonnant confiance aux acteurs économiques» et «d’entraînement et d’imitation» en Europe.
Patrick Ollier, président UMP de la Commission des Affaires économiques de l’Assemblée, salue un Etat qui s’affirme «investisseur, donneur d’ordres et bon payeur». Le plan est «équilibré» puisqu’il comporte aussi «l’aide aux foyers les plus modestes», relève le député.
Jean Arthuis, président centriste de la commission des Finances du Sénat salue un plan «de nature à oxygéner les entreprises», mais attend une «réforme lourde du financement de la protection sociale».
Le député UMP Jacques Myard (souverainiste) approuve «sans réserve» un plan qui «va directement à l’encontre des certitudes idéologiques de la Commission» de Bruxelles, tandis que son collègue Nicolas Dupont-Aignan (Debout La République) veut en «accroître tout de suite le montant».
La gauche reste sur sa faim: rencontrant en Moselle des syndicats de la sidérurgie, Ségolène Royal (PS) a déploré des «mesurettes qui ne sont pas à la hauteur du problème».
«Le pouvoir d’achat est le grands oublié de ce plan» limité au «recyclage de crédits», dénonce le président PS de la commission des Finances de l’Assemblée, Didier Migaud. Or il faudrait soutenir «massivement la demande» avec une «baisse de la TVA, une hausse des allocations comme l’allocation logement».
«Ce soir, la France n’a toujours pas le plan de relance à la hauteur de la crise qui s’installe», déclare la nouvelle première secrétaire du PS Martine Aubry. Elle souligné la nécessité d’une relance du pouvoir d’achat, en citant les politiques menées par Madrid et Londres. Or il n’y a pas d’annonce sur la relance du pouvoir d’achat dans le plan Sarkozy. La prime à la casse annoncée par le président évoque, aux yeux de la première secrétaire, d’autres primes de naguère: «De même qu’on avait eu la balladurette et la juppette, on aura la sarkozette qui aura le même effet d’aubaine, mais sans plus». Elle a encore vivement critiqué «la dérégulation en matière d’urbanisme et de marchés publics».
«Les Français sont les grands oubliés de ce plan», «trop tardif et fragmentaire pour endiguer l’ampleur de la crise», renchérit le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault. «La priorité donnée à l’investissement illustre ce manque de cohérence».
Pour le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis, le plan est «clivé»: «on ne privilégie que l’investissement au détriment de la consommation». Il est «faible», car «son impact de l’aveu même de l’Elysée n’est que de 0,8% de croissance».
Pour le PCF, «une véritable politique de relance s’appuie sur l’augmentation des salaires», mais «quand Sarkozy relance, les salaires restent au point mort».
La LCR d’Olivier Besancenot dénonce un plan «pour le patronat». «Les salariés ne verront guère la couleur des 26 milliards d’euros!». «Hormis la prime de 200 euros pour les bénéficiaires éventuels du RSA, rien n’est prévu pour venir en aide aux victimes de la crise».
Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche) dénonce un «plan Medef» qui prévoit «surtout de nouveaux cadeaux aux entreprises, sans moyen véritable pour soulager les travailleurs eux-mêmes et les ménages».
Pour la CGT, «les employeurs viennent une nouvelle fois de passer au guichet», notamment en bénéficiant de «nouveaux allègements de cotisations».
FO «déplore l’absence totale de mesures sur le pouvoir d’achat et le déséquilibre patent entre soutien de l’offre et relance de la demande».
La FSU pointe des «mesures ponctuelles et très limitées envers les plus défavorisés», et une omission «des instruments qui permettraient une politique salariale».
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«La prime à la casse est excellente, tant économiquement qu'écologiquement»
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Recueilli par PHILIPPE BROCHEN
Jean-Noël Le Mével dirige une concession Renault à Rennes qui compte 180 personnes. Il accueille avec beaucoup de satisfaction l'annonce de Nicolas Sarkozy, ce midi à Douai (Nord), concernant la prime à la casse de 1.000 euros pour les véhicules de plus de dix ans.
Il semble que vos attentes ont été entendues?
Oui. Renault compte des véhicules qui entrent dans la gamme ciblée par l'annonce de Nicolas Sarkozy, à savoir vendre des petites voitures économiques à faible émission de CO2.
Vous voulez dire que les motivations de l'annonce du Président sont moins économiques qu'écologiques?
Les deux évidemment. Mais il fait reconnaître que cette mesure va contribuer à assainir le parc automobile français, qui est très âgé. Du reste, Renault va étendre le dispositif du gouvernement aux véhicules de plus de huit ans. Autrement dit, nous allons verser 1.000 euros aux acheteurs d'un véhicule neuf qui sont prêts à se débarrasser de leur voiture de 8 ou 9 ans. Et, mieux, nous allons même proposer cette prime pour les acheteurs de véhicules d'occasion qui veulent se séparer de leur véhicule de plus de 8 ans.
Le marché automobile est en crise aux Etats-Unis, en Espagne... Ressentez-vous ces effets sur votre activité?
On n'en est pas encore là, même si nous constatons comme tout le monde une baisse des immatriculations. Il reste que la conjoncture économique et les modalités d'attribution de crédit sont différentes en France.
Vous n'avez donc pas procédé à des licenciements pour cause de difficultés financières?
Non. Mais nous avons recours à un peu moins d'intérimaires.
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Doublement du prêt à taux zéro: «Il faut un comité de suivi»
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Jean-François Gabilla, président de la Fédération des promoteurs constructeurs de France, attend des précisions sur les mesures annoncées par le chef de l'Etat.
Recueilli par PHILIPPE BROCHEN
Que signifie concrètement le doublement du prêt à taux zéro?
Prenons un exemple: vous êtes marié, avez un enfant et vous voulez acheter un logement qui coûte 150.000 euros. Jusqu'à présent, vous aviez droit à un prêt de 25.000 euros à taux zéro (c'est-à-dire sans intérêt, ndlr), qui était en fait 20% d'un plafond de prix retenu de 125.000 euros (c'est-à-dire le plafond financier réglementaire qui a été fixé en fonction de la composition familiale). Donc vous pouviez avoir droit à un prêt à taux zéro sur 20% des 125.000 euros, soit sur 25.000 euros.
Lorsqu'on pourra appliquer ce qui a été annoncé ce midi par le Président, ces 20% vont passer à 30%, et le plafond de 125.000 euros va être augmenté. Mais on ne sait pas de combien...
Qu'aviez-vous proposé au gouvernement dans le cadre de la relance économique?
Nous avons trois idées pour relancer l'accession à la propriété, et donc l'activité immobilière qui, je le rappelle, est grande pourvoyeuse d'emplois dans le pays.
1) Ramener la TVA de 19,6% à 5,5% pour les personnes sous un certain plafond de revenus. Mais cela n'a pas été retenu.
2) Doubler le prêt à taux zéro, ce qui a été entendu.
3) Développer le Pass foncier. C'est-à-dire que quelqu'un qui veut acheter un logement et qui est sous les plafonds de ressources du prêt à taux zéro va pouvoir - pour un logement de 160.000 euros - bénéficier d'une TVA à 5,5% au lieu de 19,6% en plus d'un prêt différé de vingt-cinq ans. Cela existe, mais ce dispositif implique que la collectivité locale apporte une subvention, mais c'est difficile pour certaines. Nous, on proposait que les collectivités locales soient totalement dispensées de subvention ou versent une subvention très réduite. C'est ce qui a été retenu, mais on ne sait pas à quelle hauteur...
Vous semblez avoir quelques réserves sur l'efficacité des mesures annoncées...
Pour le prêt à taux zéro, ma réserve tient au fait que sa réussite tiendra au bon vouloir des banquiers. Pour le développement du Pass foncier, la solution sera à discrétion des élus. C'est pourquoi il serait intéressant d'avoir un comité de suivi de ces mesures.
Votre sentiment général?
Il y a des choses positives et intéressantes, qui reprennent des choses que l'on a proposées. C'est déjà bien de démarrer avec ça, même si on aurait pu mieux faire...
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La BCE abaisse de 0,75 point son taux directeur à 2,50%
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C’est la plus forte baisse de taux de l’histoire de la Banque centrale européenne. Qui prévoit pour 2009 une récession dans la zone euro de 0,5% du PIB en moyenne.
La Banque centrale européenne (BCE) a décidé aujourd’hui d’abaisser de 0,75 point de pourcentage à 2,50% son principal taux directeur, la plus forte réduction de son histoire, a annoncé un porte-parole.
Cette baisse de taux s’effectue alors que la Banque centrale européenne s’attend à une récession en zone euro en 2009, avec une contraction de 0,5% en moyenne du Produit intérieur brut, selon ses nouvelles projections annoncées par le président de la BCE, Jean-Claude Trichet.
Pour 2008, la BCE a abaissé sa prévision, et ne mise plus que sur une augmentation de 1,0% du PIB, contre 1,4% il y a trois mois. Les pressions inflationnistes vont parallèlement nettement se calmer. Pour 2009, la BCE prévoit en moyenne une hausse de 1,4% des prix à la consommation, après 3,3% cette année.
La majorité des économistes misait sur une réduction d’un demi-point du principal taux. Mais face à la dégradation rapide de l’économie et la chute brutale de l’inflation, certains avaient espéré un geste plus ferme de la BCE, sous la forme d’une baisse de trois quarts de point.
Plusieurs de ses homologues européennes ont d’ailleurs choisi de frapper de nouveau un grand coup aujourd’hui, signe de l’ampleur de la crise économique. La Banque d’Angleterre (BoE) a ainsi opté pour une baisse d’un point de pourcentage, à 2%, revenant à un niveau qui n’avait plus été atteint depuis 1951. La banque centrale suédoise (Riksbank) a quant à elle choisi une diminution de 1,75 point de pourcentage de son taux directeur, qui s’établit désormais à 2%.
«En comparaison», la BCE «traîne encore des pieds», a estimé Jennifer McKeown, économiste de Capital Economics. Mais la dernière baisse annoncée par la BCE, la «plus importante dans son histoire», est «une bonne surprise», a-t-elle ajouté. «L’ampleur de la baisse est un signe encourageant que la BCE commence à réaliser la menace immédiate pesant sur l’économie».(Source AFP)
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Elles refusaient d'ôter leur foulard à l'école: deux jeunes filles déboutées
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La Cour européenne des droits de l'Homme a estimé que l'interdiction du port du voile avait pour finalité «de préserver les impératifs de laïcité dans l'espace scolaire».
Deux Françaises musulmanes, qui dénonçaient leur exclusion définitive d'un collège parce qu'elles avaient refusé de retirer leur foulard pendant des cours de sport, ont été déboutées ce jeudi à Strasbourg par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH).
Pour les juges européens, le port d’un signe religieux à l’école n’est pas incompatible en soi avec le principe de laïcité, même si les autorités doivent veiller «avec une grande vigilance» à ce que «la manifestation de croyances religieuses dans un établissement scolaire» ne se transforme pas en «acte ostentatoire», source de «pression et d’exclusion».
Les juges européens ont conclu à la non-violation de l’article 9 (droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion) de la Convention européenne des droits de l’homme, soulignant que l’expulsion n’avait pas été décidée en raison de leur religion, comme les requérantes le soutiennent, mais résultait de leur «refus de se conformer aux règles appliquées dans l’enceinte scolaire» dont elles avaient connaissance.
«La limitation du droit des requérantes à manifester leurs convictions religieuses avait pour finalité de préserver la laïcité au sein de l’établissement scolaire», ont estimé les juges européens.
«Face aux impératifs de la protection des droits et libertés d’autrui et de l’ordre public», les convictions religieuses des requérantes ont bien été prises en compte par les autorités françaises, selon la Cour.
Leur expulsion n’est pas disproportionnée, estiment les juges qui constatent qu’une fois exclues, les deux adolescentes, alors en classe de 6e, ont pu poursuivre leur scolarité par correspondance.
Elles refusaient d'enlever leur foulard en cours de sport
Aujourd’hui âgées de 21 et 22 ans, les jeunes filles avaient été exclues début 1999 du collège de Flers, dans l’Orne (Ouest de la France) après avoir refusé d’enlever leur foulard islamique en cours d’éducation physique, malgré les demandes répétées du professeur qui jugeait ce port incompatible avec la pratique sportive.
Les adolescentes avaient proposé de remplacer le foulard par un bonnet mais en février, constatant leur absence de participation active aux séances, le conseil de discipline du collège prononça leur exclusion définitive pour non-respect de l’obligation d’assiduité.
Le mois suivant, le recteur de l’académie de Caen confirma cette décision. En octobre 1999, le tribunal administratif de Caen rejeta les demandes des parents qui réclamaient l’annulation de l’arrêté du recteur.
Ce jugement avait été confirmé par la Cour administrative d’appel de Nantes pour qui les deux jeunes filles avaient dépassé les limites du droit d’exprimer et de manifester leurs croyances religieuses au sein du collège.
Un ultime recours devant le Conseil d’Etat avait également été rejeté.
(Source AFP)
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