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«Reviens Dolto pour éduquer Sarko !»
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Les professionnels de la petite enfance manifestaient ce jeudi dans une vingtaine de villes en France. Reportage à Paris.
Au choix : collier en tétines, hochets aux oreilles, couche sur la tête, blouse rose bonbon ou encore une poupée perchée sur un manche à balai avec cette pancarte: «les bébés ne sont pas des sardines». Puéricultrices, auxiliaires de puériculture ou éducatrices de jeunes enfants, elles (et les quelques «ils») étaient entre 4.000 et 10.000 ce matin dans les rues de Paris, répondant à l'appel à la grève lancé par le collectif «pas de bébés à la consigne».
Equipées de sifflets stridents -«pire que les cris de bébés»-, elles pestent sec contre le projet de décret qui vise à assouplir les règles d'accueil pour les tout-petits, dans des crèches municipales, associatives ou d'entreprises. «Aujourd'hui, la règle c'est un professionnel pour huit enfants. Plus, ce n'est pas gérable, on le voit quand les collègues sont absentes... Une crèche, ce n'est pas une usine, on ne peut pas s'occuper de beaucoup d'enfants en même temps», témoigne Tinh Ly, 29 ans, éducatrice de jeunes enfants dans une crèche près de la gare Saint-Lazare à Paris.
On estime qu'il manque aujourd'hui en France entre 300 000 et 400 000 places dans les structures d'accueil pour les tout-petits. «Sauf qu'au lieu d'investir et recruter, Morano prépare un décret pour contenir plus d'enfants dans les crèches sans embaucher du personnel qualifié, ni agrandir les murs !», s'étrangle une puéricultrice, avec sa pancarte dans le dos : «Non à l'élevage des bébés en batterie». Dans le cortège, on croise aussi des: «Morano, on est pas des robots», ou des «Reviens Dolto pour éduquer Sarko».
Retour en arrière
Chantal, 30 ans de métier, se désole de «ce retour en arrière». «Quand j'ai commencé, les bébés étaient alignés dans des transats, on leur donnait la bouillie, on changeait les couches et c'est tout. Aujourd'hui, on prend le temps d'écouter les enfants, de faire des activités, ou tout simplement de parler aux parents. On va perdre tout ça, la crèche va redevenir une garderie.»
Une psychologue intervenant dans quatre crèches du Val de Marne tient le même discours: «On est en train de casser tout ce qui a été bâti ces quarante dernières années... Tous les efforts pour prendre en compte la psychologie des enfants, penser en individualité et non en collectif. Aider tel ou tel enfant à se séparer de ses parents, ou tel autre qui a du mal à dormir...»
«N'abîmons pas ce qui marche»
De la partie aussi, Nil, 18 mois. Derrière la poussette, ses parents mobilisés pour qu'on «n'abîme pas ce qui marche». Bien sûr, ils reconnaissent que les places en crèche sont trop rares -elle s'est inscrite sur liste d'attente alors qu'elle était enceinte. «On devrait avoir une place en crèche, comme à l'école, mais pour ça faut que l'Etat investisse.»
Autre sujet d'inquiétude dans les rangs de la manif : les jardins d'éveil pour les 2-3 ans, perçus par le corps enseignant comme une manœuvre pour retarder l'entrée en maternelle. «Ces jardins d'éveil sont des structures concurrentielles à l'école... Une manière pour l'Etat de se décharger de la scolarisation des tout-petits... Et d'en laisser la charge aux collectivités territoriales et aux familles», explique un responsable du Snuipp, le principal syndicat du primaire.
Expérimentés aujourd'hui dans plusieurs villes, ces jardins d'éveil pourraient se généraliser rapidement. «Ils sont inscrits dans le décret en préparation, sans que ne soit précisé le taux d'encadrement... Tu parles d'une expérimentation et d'une avancée!», ironise Christophe Harnois, du collectif «Pas de bébés à la consigne».
A lire aussi: Les crèches en grève contre le surbooking
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Ils n'auront ni «la moitié des Champs-Elysées» ni même le Fouquet's
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Trois retraités bourguignons affirment être les propriétaires de l'immeuble abritant le Fouquet's et une partie de l'avenue des Champs-Elysées. Ils viennent d'être déboutés en appel.
Le célèbre restaurant du Fouquet’s, dont la propriété était revendiquée par trois retraités bourguignons, va rester entre les mains de son propriétaire actuel, la société des Restaurants du Café de Paris (RCP), en vertu d’une décision rendue jeudi par la cour d’appel de Paris.
Depuis 50 ans, Lina Renault, une ancienne maraîchère de 73 ans vivant à Rouvray (Côte-d’Or), tente de faire valoir les droits qu’elle revendique, avec ses frères Pierre et Michel, sur le luxueux immeuble haussmannien des Champs-Elysées qui abrite le Fouquet’s.
Le 30 juin 2008, la fratrie avait été déboutée par la justice mais avait promis de «continuer à se battre» en faisant appel. Jeudi, la cour d’appel de Paris a confirmé cette décision dans un arrêt dont les motivations n’étaient pas immédiatement disponibles.
Les Renault considèrent leurs droits fondés sur un héritage remontant à la Comtesse Octavie de Coëtlogon, décédée en 1865 sans enfant, qui avait légué sa fortune à son mari et à un cousin germain, Joseph-Paul Mauprivez. Ce dernier avait lui-même transmis son héritage aux grands-parents des frères et soeur Renault.
En 2007, les Bourguignons avaient paru marquer un point puisque le premier bureau des Hypothèques de Paris avait publié l’attestation de propriété reconnaissant la transmission successorale et leur attribuant le prestigieux immeuble, d’une valeur de 70 millions d’euros.
Cela n’avait pas été du goût de la société des Restaurants du Café de Paris qui, détenant depuis 1929 des droits de propriété sur cet immeuble, avait assigné les Renault en justice.
En 2008, le TGI de Paris a finalement donné tort aux Renault en estimant qu’ils «ne démontrent pas de manière indubitable l’existence du droit de propriété qu’ils prétendent détenir» sur cet immeuble puisqu’une «attestation immobilière ne saurait constituer un titre de propriété».
De plus, la société RCP ayant, «depuis le 1er juillet 1929, pris possession de l’immeuble litigieux en qualité de propriétaire», «bénéficie de la prescription depuis le 1er juillet 1949», avait estimé le tribunal, invoquant le délai de 20 ans qui entérine tout droit de propriété non contesté pendant ce délai.
Jeudi, la cour a confirmé ce jugement, provoquant le dépit dans le clan des Renault. «On va continuer le combat et aller en cassation. On revendique toujours le Fouquet’s», réagissait le mandataire et conseiller de Lina Renault, Laurent Montangon.
Parallèlement à ce combat judiciaire pour récupérer le Fouquet’s, Lina Renault réclame des droits sur «la moitié des Champs-Elysées». En effet, selon elle, le legs dont elle a hérité et qui aurait été «détourné» par des notaires à la fin du 19e siècle, comprend aussi deux importantes parcelles de terrain sur la plus belle avenue du monde.
La Bourguignonne a d’ailleurs écrit au président Nicolas Sarkozy pour lui demander d’intervenir et de nommer un administrateur.
(Source AFP)
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Halde: Longuet s'explique
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Ce n'est pas tout à fait ce qu'il a voulu dire... mais quand même. Interrogé ce jeudi matin sur Europe 1 après sa sortie d'hier sur l'opportunité de nommer Malek Boutih à la tête de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), Gérard Longuet, le patron des sénateurs UMP, a reconnu un «raccourci» de langage. Mais ne fait pas pour autant machine arrière: «Mon expression est peut-être raccourcie et maladroite, Malek Boutih est un homme tout à fait respectable, je dis simplement que la lutte conte la discrimination, elle doit être intégrée par ceux qui n'ont pas spontanément ce réflexe. (...) Dans la symbolique, ce serait bien que la lutte contre la discrimination soit appropriée par tous ceux qui ne se sentent pas concernés, qui se sentent protégés et qui au contraire doivent faire cet effort d'ouverture.»
A écouter, l'interview de Gérard Longuet, donnée mercredi à «Questions d’Info LCP/France Info/AFP»
Dès hier soir, Longuet a adressé ses «excuses» à Malek Boutih par voie de communiqué, et expliquait à Libération avoir «simplement» voulu «afficher l'idée que nos compatriotes non issus de l'immigration devaient porter la charge d'une lutte qui est bien l'affaire de tous».
Le sénateur s'est attiré un tollé mercredi en estimant sur «Questions d’Info LCP/France Info/AFP» que Malek Boutih, dont le nom circule depuis quelque temps pour présider la Halde, est «un homme de grande qualité mais ce n’est pas le bon personnage» pour la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité. «La Halde, cela veut dire que c’est la France qui s’ouvre aux populations nouvelles. (Louis) Schweitzer -actuel président de la Halde, ndlr -, c’est parfait! Un vieux protestant, parfait! La vieille bourgeoisie protestante, parfait!»
«Quelqu’un d'extérieur»
«Il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l’accueil de tous nos compatriotes. Si vous voulez, les vieux Bretons et les vieux Lorrains - qui sont d’ailleurs en général Italiens ou Marocains - doivent faire l’effort sur eux-mêmes de s’ouvrir à l’extérieur, a-t-il continué. Si vous mettez quelqu’un de symbolique, extérieur, vous risquez de rater l’opération.»
Harlem Désir, numéro deux du PS, s’est dit «scandalisé» par les déclarations de Gérard Longuet et a demandé à l’UMP de les «condamner». «Ces propos sont, bien plus qu’un dérapage, une véritable théorie raciale totalement contraire à l’idée de la Nation républicaine et à l’égalité des droits entre les citoyens de toutes origines», a-t-il dénoncé, y voyant une «hiérarchisation délirante des Français selon leurs origines».
Propos «d’un autre siècle»
Fustigeant des propos «d’un autre siècle», le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a qualifié, sur Public Sénat, de «consternant» «le rapport de la droite à l’immigration».
Pour SOS Racisme, «la vision véhiculée par M. Longuet [...] montre la conception ethnique qu’il s’en fait et qui rappelle la France de Maurras en contradiction avec la France républicaine qu’il est censé incarner».
Et ce matin, c'est le camp UMP qui prend ses distances: Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, qui trouve sur France Info que Malek Boutih a «le bon profil» pour diriger la Halde, ou le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, qui juge «plutôt regrettables» les propos de son collègue, en plus de n'être «pas très compréhensibles».
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Carlos Slim homme le plus riche du monde, Bernard Arnault première fortune européenne
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La planète monde compte 1.011 milliardaires (en dollars) originaires de 55 pays. Le club des super-riches n'atteint pas encore le record de 2008 (1.125), mais est en nette récupération après s'être réduit à 793 membres en 2009.
Le Mexicain Carlos Slim est devenu l'homme le plus riche du monde, battant Bill Gates, et le Français Bernard Arnault domine l'Europe, selon le classement 2010 des milliardaires de la planète établi par le magazine Forbes et rendu public mercredi à New York.
«L'économie mondiale se remet, les marchés financiers sont de retour, particulièrement les marchés émergents», a annoncé le rédacteur en chef Steve Forbes.
Après le choc de l'an dernier consécutif à la crise financière de l'automne 2008, les milliardaires sont revenus: 154 de ceux qui avaient été éliminés, notamment les Russes, remontent en selle, et 97 nouveaux font leur apparition, dont 62 viennent d'Asie.
Mark Zuckerberg, 25 ans, co-fondateur du réseau social Facebook, exclu de la liste en 2009, refait surface, et est classé 212e avec 4 milliards de dollars.
Au total, le monde compte aujourd'hui 1.011 milliardaires originaires de 55 pays. Le club des super-riches n'atteint pas encore le record de 2008 (1.125), mais est en nette récupération après s'être réduit à 793 membres l'an dernier.
Avec une fortune estimée à 53,5 milliards de dollars, le septuagénaire Carlos Slim, magnat mexicain des télécommunication qui fait partie du peloton de tête depuis quelques années, bat de 500 millions Bill Gates, le cofondateur de Microsoft, qui doit se contenter du second rang.
Les Américains se taillent toujours la part du lion avec 403 milliardaires. Mais ils passent de 45% à 40% du total, ont perdu la première place pour la première fois depuis 1994 et ne sont que deux parmi les cinq premiers, les Indiens Mukesh Ambani et Lakshmi Mittal arrivant aux 4e et 5e rangs.
New York reste la ville au monde qui compte le plus de milliardaires (60), talonnée par Moscou (50) et suivie de loin par Londres (32).
Pour la première fois, la Chine devient la deuxième pépinière à milliardaires après les Etats-Unis, avec 64 membres du club dont 27 nouveaux.
Vient ensuite la Russie (62), où les oligarques ont vu les matières premières repartir à la hausse.
L'Europe dénombre 248 milliardaires.
Le Français Bernard Arnault, 61 ans, propriétaire du groupe de luxe LVMH (Louis Vuitton, Moet & Chandon notamment), prend la septième place et devient l'homme le plus riche d'Europe avec une fortune estimée à 27,5 milliards de dollars, en hausse de 11 milliards en un an.
Un autre Européen arrive en 9e position, le patron de la marque de vêtements et de magasins Zara, l'Espagnol Amancio Ortega, avec une fortune de 25 milliards de dollars. Et la Française Liliane Bettencourt, héritière du groupe de cosmétiques L'Oréal, monte du 21e au 17e rang avec une fortune estimée à 20 milliards, en hausse de 6,5 milliards.
(Source AFP)
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Encore un enfant oublié dans un car scolaire
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Un enfant âgé de trois ans a passé six heures seul, oublié vendredi dans un car scolaire, sur la commune de Mennetou (Loir-et-Cher), a-t-on appris jeudi auprès de la mairie.
Les parents ont porté plainte le soir même et une enquête a été ouverte à la brigade de Mennetou.
Ni l’accompagnatrice, ni le chauffeur ne se sont rendus compte qu’un enfant était encore dans le car scolaire après son arrêt à l’école de Mennetou à 09h45. Le chauffeur a garé ensuite le véhicule sur le parking et a verrouillé les portes avant de partir.
A son retour, à 15h00, il a trouvé l’enfant assis, toujours avec la ceinture de sécurité attachée, et calme. Il a été tout de suite raccompagné et remis à ses parents.
«Une enquête est en cours qui permettra de comprendre ce qui s’est passé. Nous assumons tous nos responsabilités. Dès le lundi, une réunion s’est tenue pour éviter que cela se reproduise», a déclaré à la presse le maire de Mennetou, Christophe Thorin.
Il y a plus d’un mois, le 2 février, s’est déroulée dans l’Indre une affaire similaire. Une fillette de trois ans a passé plus de six heures seule, oubliée dans un car scolaire, sur la commune du Poinçonnet.
En passant vers 15h20 devant le car garé sur un parking, un couple a vu un enfant en pleurs et alerté la mairie. Emma, endormie, n’était pas descendue du bus devant son école, et la conductrice avait ramené le car sur le parking, quittant le véhicule en verrouillant les portes.
Les parents de la fillette ont porté plainte à la gendarmerie de Châteauroux et une enquête a été ouverte.
(Source AFP)
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Des étudiants et une enseignante rackettés dans un amphi
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Quatre personnes ont menacé mercredi avec des couteaux et racketté une trentaine d’étudiants qui étaient en cours dans un amphithéâtre de l’université Paris XIII-Villetaneuse (Seine-Saint-Denis), sans faire de blessés, a-t-on appris de sources concordantes.
Les faits se sont produits vers 15 heures. Neuf téléphones portables et 40 euros ont été volés, selon une source policière, qui précise qu’il n’y a pas eu d’interpellation.
«Quatre jeunes ont pénétré dans l’amphithéâtre, où une trentaine d’étudiants suivaient un cours d’anglais, par l’entrée réservée aux handicapés, qui n’est pas visible par les gardiens de l’université», a expliqué à l’AFP le président de Paris XIII Jean-Loup Salzmann.
«Les jeunes, cachés par des capuches et des foulards, ont sorti des couteaux et une réplique d’arme à feu, menacé les étudiants et l’enseignante puis les ont rackettés», a-t-il poursuivi. «Les faits ont duré quelques minutes, puis les agresseurs sont partis en courant, ont été poursuivis par les gardiens mais n’ont pu être rattrapés», a ajouté M. Salzmann.
Une bousculade, mais pas de blessés
Des étudiants et l’enseignante ont été bousculés, mais il n’y a pas eu de blessé, selon le président de l’université. Les psychologues ainsi que la brigade anticriminalité sont ensuite intervenus.
L’enseignante et les étudiants ont déposé plainte au commissariat d’Epinay.
Mi-décembre, un étudiant avait été blessé par arme blanche alors qu’il assistait à un cours dans un amphithéâtre de Paris XIII. L’auteur présumé, qui ne faisait pas partie des effectifs de l’université, avait été interpellé.
«Après cette agression, des contrôles d’entrée ont été mis en place dans une partie de l’université, mais trois amphithéâtres isolés n’ont pas de contrôle d’accès. Le racket s’est produit dans l’un des trois», a expliqué M. Salzmann.
«On avait prévu de clôturer le campus après cette agression en décembre mais on n’en a pas eu le temps», a-t-il ajouté. «A la rentrée de septembre, ce genre de chose ne pourra plus arriver puisque les clôtures auront été installées», a assuré le président de Paris XIII.
(Source AFP)
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Ligue des champions: Lyon et Manchester rejoignent le Bayern et Arsenal en quarts
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Lyon a réussi son premier grand exploit européen en éliminant hier le Real à Madrid (1-1) en 8e de finale retour de Ligue des champions, mercredi, pendant que Manchester United se débarrassait facilement d'un AC Milan déclinant (4-0) grâce à un nouveau doublé de Rooney.
L'OL et ManU rejoignent en quarts de finale Arsenal et le Bayern Munich, qui s'étaient qualifiés mardi.
Le tirage au sort intégral (sans tête de série ni protection nationale) des quarts de finale de la Ligue des champions aura lieu le 19 mars, après les quatre derniers 8e de finale, disputés la semaine prochaine.
Lyon douche le Real
L'OL et son capitaine Cris (photo) l'ont fait! Un but de Miralem Pjanic à un quart d'heure de la fin a concrétisé le rêve de tout un club, et glacé le stade Santiago-Bernabeu, qui avait pourtant vu son idole, Cristiano Ronaldo, remettre les deux équipes à égalité (1-0 à l'aller pour Lyon) dès la 6e minute.
Le Real a réussi une grosse première période, faisant passer quelques frissons dans le dos des Lyonnais, mais après la pause le jeu s'est équilibré et l'OL est peu à peu revenu dans le match, s'est procuré des occasions, et a fini par marquer sur un splendide mouvement à trois Delgado-Lisandro-Pjanic conclu par le Bosniaque.
L'impasse sur le match de L1 à Boulogne (0-0) samedi s'est révélée payante, et Lyon se prépare une fin de saison savoureuse. Il retrouve les quarts de finale pour la première fois depuis 2006.
Dans le camp madrilène en revanche, c'est la désolation... Le Real ne jouera pas la finale qui doit se tenir le 22 mai dans son stade. Malgré les promesses de 3-0 hardiment brandies par Sergio Ramos avant-match, Madrid s'arrête en 8e de finale pour la sixième fois consécutive!
Si Cristiano Ronaldo a assumé ses rodomontades d'avant-match en ouvrant le score, il n'a plus fait grand-chose ensuite, et l'autre recrue star, Kaka, est passée au travers de son match. L'équipe à 250 millions d'euros s'arrête là.
Manchester donne la leçon à l'AC Milan
Non seulement l'AC Milan n'a pas réussi a renverser sa défaite de l'aller à San Siro (2-3), mais il a même reçu une leçon de football à Old Trafford. Manchester United a rendu la monnaie de sa pièce à Milan, qui l'avait battu et éliminé sur le même score en demi-finale de la C1 il y a trois ans.
Pour la première fois, ManU a éliminé l'AC Milan en coupe d'Europe après quatre tentatives infructueuses (1958, 1969 et 2007 en demies, 2005 en 8e de finale).
Un but matinal de l'inévitable Wayne Rooney (13e), servi par Gary Neville, a tôt annihilé les envies de révolte des Rossoneri, avant un second marqué dès l'ouverture de la seconde période (46e). Le Coréen Park Ji-sung (photo) et l'Ecossais Darren Fletcher ont donné plus de lustre encore à la victoire des Reds Devils.
Leader en Angleterre, vainqueur de la Coupe de la Ligue, Manchester est toujours placé dans la course aux trophées. L'AC Milan, en revanche, devra remodeler son équipe pour repartir à la conquête des sommets européens. Ronaldinho a été transparent, Ambrosini poussif, la défense dépassée... Seul le champion du monde 2006 Pirlo a surnagé.
Le Bayern élimine la Fiorentina
Franck Ribéry (photo), qui avait conditionné son avenir au futur européen de son équipe, va sans doute poursuivre sa réflexion alors que son équipe continue son chemin en Ligue des champions.
A l'aller à l'Allianz Arena, le Bayern s'était imposé 2 à 1 grâce à un but de Klose hors-jeu validé par l'arbitre.
Les Italiens, galvanisés, ont bien cru tenir leur revanche en menant 2-0 au retour, grâce, notamment, à un Frey des grands jours. Mais Ribéry, passeur pour Van Bommel, a permis aux Bavarois de se remettre en selle. Puis c'est Robben qui crucifia Frey et piétina les dernières illusions italiennes dans ce match fou (succès de la Viola insuffisant, 3-2).
Arenal atomise Porto
Les Gunners d'Arsène Wenger avaient péché par naïveté au match aller, défaits 2-1 à Porto. Et pour ne rien arranger, le club de Londres croulait sous les blessures (Van Persie, Gallas, Fabregas). Mais les équipiers de Nasri ont pris du muscle et de l'expérience. Peu importe l'état de l'infirmerie ou les scores à remonter: Arsenal répond présent.
Et cette fois, c'est le grand Danois Bendtner, qui, d'abord avec un doublé, a mis son équipe sur les bons rails, avant de signer un triplé dans les dernières secondes. Entre temps, Nasri (photo, à droite) et Eboué n'avaient eu qu'à corser l'addition (5-0). Les demi-finalistes de la saison passée sont toujours là.
«Il ne fait aucun doute désormais que la dernière génération d'Arsène a l'estomac pour la bagarre», avait déclaré Thierry Henry, un ancien de la maison, au Times. Bien vu. En revanche, Porto court toujours après la gloire de 2004 et cette coupe.
(Source AFP)
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Europe Ecologie: «On ne sera pas les idiots utiles» du PS
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En meeting de fin de campagne au Cirque d'Hiver, à Paris, les écologistes posent le rapport de forces avec le PS. Après leur succès aux européennes, ils ne se voient plus en «supplétifs» mais veulent, avec le parti de Martine Aubry, «un nouveau partenariat».
LAURE EQUY
L’amical avertissement aux socialistes. Les écologistes, sur leur 31, mercredi soir, dans un Cirque d’Hiver éclairé tout de vert, n’ont pas mené campagne pour finir par faire la courte échelle aux présidents (PS) de régions sortants. Regonflés par leur victoire aux européennes et portés par des derniers sondages encourageants, ils ne se voient ni en «trouble-fête» - dixit Noël Mamère – ni en «supplétifs», prévient José Bové. Sûrement pas «dans une logique d’affrontement» selon le député-maire de Bègles, encore moins dans l’idée de rentrer à la niche après le premier tour. «On ne sera pas les idiots utiles, on veut se parler d’égal à égal», lance Mamère. «On ne vient pas chercher des places comme d’autres un plat de lentilles, tonne l’eurodéputé altermondialiste. Ni des hochets ou des chauffeurs.»
Jusque dans l’organisation du meeting de clôture, on ne s’interdit pas de voir grand: duplex vidéo avec les meetings de Jacques Fernique (Alsace) et Laurence Vichnievsky (Paca), 1600 militants et/ou sympathisants euphoriques, entrées en scène en musique, jeux de lumière, clips sur écran géant, Noël Mamère en Monsieur Loyal, et les protagonistes de la campagne européenne de 2009 venus épauler les têtes de liste aux régionales. Histoire de rêver de 7 juin le 14 mars.
A la tribune, on se souvient du vieux temps - révolu – où les Verts comptaient quasi pour du beurre. «Un moment où l’écologie était moquée, caricaturée où on nous disait qu’elle ne servait à rien», raconte Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts et tête de liste (EE) en Ile-de-France. Depuis, «la donne a changé» et Europe Ecologie est en mesure de se rebiffer, fait valoir Mamère.
«Sans nous, le PS ne gagne aucune région»
N’en déplaisent aux socialistes qui, à en croire les écologistes, voudraient continuer à regarder de haut leurs ex-vassaux. «Le PS n’a pas le monopole à gauche», tonne Bové qui dit voir trembler «les états majors»: «la droite nous tape dessus» et certains socialistes ont critiqué la diffusion d’Ushuaia Nature, à la veille du premier tour, redoutant un effet «Home». «Quand on en arrive à attaquer Ushuaia, ce pamphlet gauchiste et écologiste, on en est au degré zéro de la politique», s'énerve Bové.
Daniel Cohn-Bendit – auquel le public offre une deuxième standing ovation après avoir acclamé Stéphane Hessel, symbolique dernier de liste à Paris – met en garde, lui aussi, ses «amis» de Solférino: toper là avec Europe Ecologie n’a rien d’un luxe. «Sans nous les socialistes ne gagnent aucune région.» Alors que les écologistes nourrissent des espoirs, surtout en Alsace et Rhône-Alpes, le co-président du groupe Verts au Parlement européen ajoute: «Humblement je le reconnais. Sans les socialistes nous ne gagnons aucune région!»
Il veut en finir avec la «culture hégémonique», théorise l'«alternative dans l’alternance» et veut corriger le vœu de «grand chelem» et de «carte toute rose» de Martine Aubry. «Personne ne pourra parler de vague rose mais de vague des socialistes et des écologistes. Ce sera un nouveau partenariat à gauche où il y a une reconnaissance mutuelle.» Sans attendre le score de dimanche, Cohn-Bendit voit «une partie du pari gagnée»: «on est déjà une force incontournable.»
Négociations en terrain neutre
Pour les exigences à faire valoir – programme, répartition des postes, vice-présidences -, ils s’en remettent au vote des électeurs afin d’établir le rapport de forces de l’entre deux tours. «Mais on ne va pas jouer la négo avec des préalables, comme un syndicat», affirme Jean-Vincent Placé, numéro deux des Verts. Mamère fait mine de se hisser au-dessus des tractations: «Aux électeurs de décider, pas aux appareils qui veulent procéder à des petits arrangements entre amis. Ce sera un accord national, il n’y aura pas de discussion fractionnée.» Avis à certains candidats PS, donnés très haut dans les sondages, et tentés de se passer des écologistes au second tour.
Reste que les deux partis se préparent à une nuit blanche, dimanche, pour discuter les fusions de listes. «On fait confiance à l’intelligence collective», veut rassurer Placé. Loin de baisser la garde sur les symboles: «Il n’y a pas de raison pour qu’on se déplace à Solférino pour négocier.» Le «terrain neutre» où se dérouleront les discussions n’a pas encore été arrêté.
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Cheftaine
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Veille de sacre pour Martine Aubry… Minisacre, certes, avec une couronne encore instable et des soutiens turbulents. Mais tout de même : si les sondages ne sont pas totalement trompeurs, la première secrétaire du PS sera intronisée, au lendemain du scrutin régional, chef de l’opposition en France. Joli parcours : personne ne donnait cher de son avenir lors de son accession contestée à la tête du Parti socialiste. Le pronostic n’était pas meilleur il y a un an, après la calamiteuse élection européenne, qui avait ramené le PS à un de ses étiages les plus bas sous la Ve république. Seulement voilà : Martine Aubry, cheftaine au long cours, est solide, compétente et déterminée. Quelque chose en elle d’Angela Merkel… Avec un temps de retard, elle s’est installée dans sa fonction. Plus présente, plus allante, plus souriante, elle a pris la mesure de son rôle et relancé son parti. Elle a désamorcé la guéguerre qui se profilait avec Dominique Strauss-Kahn en annonçant à l’avance qu’elle ne souhaitait pas de duel frontal avec son ancien et futur rival. S’il est en situation, ce sera lui. Mais elle a surtout fixé la procédure de désignation du champion socialiste, qui sera adoubé par un système de primaires. Et l’on pense de plus en plus que ce candidat sera une candidate : elle-même. Ces régionales auront donc, si les augures ont raison, au moins une conséquence nationale : la gauche revenue des enfers rentrera dans le jeu. La vie politique française en sera changée.
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Lutte ouvrière et «le vote de la colère»
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En campagne, Nathalie Arthaud, la porte-parole de LO, privilégie l’action sociale au scrutin de dimanche.
ARTHUR NAZARET
La scène peut étonner. Au pied de grands immeubles de bureaux, postée à un carrefour, Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, s’époumone mégaphone à la main. Autour d’elle, des drapeaux rouges flottent au vent et quadrillent son terrain de campagne. Une petite vingtaine de militants de LO reste à ses côtés et tente de convaincre les salariés en pause déjeuner. Mais ce mardi, près de la gare de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), les régionales ne sont pas le sujet majeur pour LO. «Un bulletin de vote n’a jamais empêché aucun licenciement. Il faut compter sur nos luttes à nous», scande Arthaud.
Jean-Pierre Mercier, tête de liste en Ile-de-France, prend le relais : «Utilisez votre bulletin de vote pour exprimer votre écœurement !» Au cœur des discours, il y a Total, ses profits et ses licenciements, le partage du travail et la situation de la Grèce «qui nous pend au nez». Pas vraiment dans les compétences des régions tout ça. Normal, le parti trotskiste défend «un programme de lutte», pas un programme électoral. «C’est les autres avec leur programme qui sont en décalage», se défend l’héritière d’Arlette Laguiller. «Tous les notables sont en campagne. Eux, ils sont en période électorale. Nous, on est en période de crise. Et ce n’est pas la région qui pourra empêcher les licenciements», explique Arthaud.
D’ailleurs, sa campagne ne s’arrêtera pas le 21 mars, au soir du deuxième tour. «On milite toute l’année. Ça nous paraît plus important que de participer à des chamailleries sur les lycées», poursuit Arthaud. Avec le mode de scrutin, son parti n’a quasiment aucune chance d’avoir des élus, d’autant qu’il exclut toute alliance.
Quelques jeunes s’arrêtent discuter. Un homme rapporte la brochure lorsqu’il s’aperçoit qu’elle émane de LO. Mercier reprend le mégaphone et embraye sur «le vote de colère et de rage». Lui qui travaille dans l’automobile a plus l’habitude de s’adresser à des ouvriers. Alors pour trouver l’inspiration, il a son truc. Il s’imagine devant une AG de 5 000 personnes. «Est-ce que tu as pu dire tout ce que tu voulais ?» lui demande Arthaud en souriant. «J’ai rajouté une phrase ou deux, et je me suis rendu compte qu’il n’y avait plus personne.»
Jeudi soir, pour leur meeting à la Mutualité, à Paris, Arthaud et Mercier seront en famille. Avec l’assurance d’être entendus.
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Les crèches en grève contre le «surbooking»
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Les professionnels de la petite enfance – tous métiers confondus – sont appelés à cesser le travail jeudi pour protester contre un projet de décret. Les raisons de la colère.
M.P.
De nombreuses crèches devraient être fermées jeudi, en raison d'un mouvement de grève des professionnels de la petite enfance, inquiets d'un décret en préparation visant à assouplir les règles d'accueil pour les moins de 6 ans.
«Nadine Morano veut créer plus de places en crèche, sans ouvrir de nouvelles structures ni augmenter le budget. En pratique, on va appliquer le surbooking, comme dans les avions pour optimiser la place!», résume Christophe Harnois, membre du collectif «Pas de bébé à la consigne», créé il y a un an pour résister à la «marche arrière» enclenchée par le gouvernement.
Selon le collectif, le décret prévoit d'augmenter le taux de remplissage des crèches. Elles pourront être en surnombre certains jours, avec 20% d'enfants en plus (contre une limite maximale de 10% aujourd'hui).
«On voit l'idée : augmenter le nombre d'enfants mais pas le personnel... ce qui revient à réduire le taux d'encadrement», s'indigne Corinne Chaillan, de la Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants (FNEJE). Elle dénonce aussi la déqualification programmée du personnel. «Avec le nouveau décret, on aura seulement 40% (contre 50% aujourd'hui) de personnel qualifié dans les crèches», à savoir auxiliaires de puériculture, éducateurs de jeunes enfants ou puériculteurs. Ce qui devrait augmenter du même coup le nombre de personnels moins qualifiés, comme les titulaires de CAP Petite enfance.
Au moins 300 000 places manquantes
Un rapport remis au gouvernement en 2008 estimait à 300.000 le nombre de places manquantes dans les structures d'accueil. Environ 240.000 enfants de moins de 3 ans sont accueillis en crèche, soit 10% de cette tranche d'âge. Rappelons aussi que Nicolas Sarkozy avait promis pendant la campagne présidentielle un droit opposable à la garde (et donc, en théorie, la possibilité d'un recours en justice pour tout parent qui ne se verrait pas offrir un mode de garde pour son petit de moins de 3 ans.)
Le collectif «Pas de bébé à la consigne» dénonce aussi la mise en place, «sous prétexte d'une diversification des modes d'accueil», des maisons d'assistantes maternelles et des jardins d'éveil. Les premières permettent à quatre assistantes de se regrouper dans un local quelconque, sans que soient appliquer les règles de base des structures collectives... «Ce sont les nouvelles crèches low cost ! D'ailleurs, on ne parle plus d'accueil des tout-petits mais de mode de garde. C'est un retour en arrière. C'est flagrant», déplore Corinne Chaillan.
Quant aux jardins d'éveil, la «trouvaille» de Nadine Morano, la critique est aussi aiguisée. Destinées à accueillir les 2-3 ans, ces structures inquiètent beaucoup les enseignants, qui voient là une manœuvre pour retarder l'entrée en maternelle à des fins budgétaires. Les professionnels de la petite enfance ne voient pas non plus cette évolution d'un bon œil. «Encore faut-il que le personnel encadrant soit là aussi en nombre suffisant, c'est-à-dire un pour huit. Et sur ce point, on n'a pas de garantie, rien n'est précisé dans le décret», insiste Christophe Harnois, éducateur jeunes enfants.
Des manifestations sont prévues dans une trentaine de villes jeudi. A Paris, le cortège partira du métro Glacière à 10h30. A Nice, le rassemblement de 10 heures à 13 heures place Massena... Toutes les informations sur le site du collectif.
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Israël: les travaillistes menacent de lâcher Netanyahu
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Un projet de construction de 1.600 logements juifs à Jérusalem-est (annexée) menace de faire capoter la relance de pourparlers indirects de paix avec les Palestiniens en pleine visite du vice-président américain Joe Biden.
Le parti travailliste doit envisager de quitter la coalition du Premier ministre israélien de droite Benjamin Netanyahu, a indiqué ce jeudi le ministre travailliste de l'Agriculture.
"Les travaillistes ont de plus en plus de difficultés à participer à la coalition gouvernementale dans laquelle ils sont entrés pour relancer le processus de paix avec les Palestiniens", a déclaré Shalom Simhon à la radio de l'armée israélienne.
"La colère de Biden est justifiée. Une grave erreur a été commise (par Israël), et il y a un prix à payer. Il est de plus en plus difficile pour nous, les Travaillistes, de continuer à siéger dans ce gouvernement", a encore dit M. Simhon.
Il a tenu ces propos en allusion à l'annonce d'un projet de construction de 1.600 logements juifs à Jérusalem-est (annexée) qui menace de faire capoter la relance de pourparlers indirects de paix avec les Palestiniens en pleine visite du vice-président américain Joe Biden.
(Source AFP)
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